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Entrevue avec Jacques Martel

Jacques Martel
Développement personnel & Guérison intérieure (3/3)
© France-Spiritualités™



Dans le domaine en pleine expansion du développement personnel et de la croissance intérieure, plusieurs noms tiennent actuellement le haut du pavé, de par leur notoriété et les résultats obtenus. Jacques Martel, auteur, conférencier, rebirtheur professionnel et Maître REIKI depuis de nombreuses années, est l'un d'eux. Il partage aujourd'hui son temps entre son Québec natal et l'Europe francophone, où il rencontre un très large succès. L'une de nos équipes l'a rencontré. Questions à un homme d'une disponibilité et d'une simplicité tout à fait remarquables.

Jacques Martel  l  Site de Jacques Martel : www.atma.ca  l  "L'Amour, cet inconnu", texte  l  "Le grand dictionnaire des malaises et des maladies" extrait en ligne

Jacques MartelFrance-Spiritualités : Vous êtes l'auteur d'un livre qui connaît un très grand succès, au Québec comme en France, Le grand dictionnaire des malaises et des maladies, aux Editions Quintessence. Pouvez-vous nous parler un peu des réactions des gens ?

Jacques Martel :
J'ai toujours eu des réactions très positives par rapport à ce livre, qui est sorti le 1er avril 1998 au Québec. Je mentionne ce détail parce que des services de presse avaient été envoyés à des stations de radio quelques jours auparavant, et quelqu'un avait déclaré : « On a reçu un livre, c'est un poisson d'avril : ça s'appelle Le grand dictionnaire des malaises et des maladies », parce qu'il considérait que c'était des foutaises. Quelques jours après, j'ai été invité sur cette émission de radio. Alors, quand je suis arrivé, j'ai dit à l'animatrice : « Voilà, c'est moi le poisson d'avril ! » Elle est passée tout de suite à quelque chose d'autre. On publie quelque chose pour aider les gens, et on nous ridiculise ! Non !

      Mais les commentaires que me font les lecteurs m'apportent beaucoup de joie dans mon cœur, car je peux voir jusqu'à quel point cet ouvrage peut aider les gens dans leur vie. Il leur fournit des pistes d'investigation par rapport à leurs émotions, à ce qui se passe dans leur vie, surtout quand ils sont confrontés à la maladie. Chez nous, pour citer un exemple actuel, Saku Koivu, le capitaine finlandais du Canadien de Montréal [Note France-Spiritualités : une équipe de hockey sur glace] est atteint d'un cancer au niveau du ventre alors qu'il n'a que 26 ans. Et j'entendais le médecin, en septembre dernier, en conférence de presse, dire que c'était injuste, que l'on ne comprenait pas pourquoi il était frappé du cancer à cet âge, que la cause était inconnue. Toujours est-il que la maladie est là. Et justement, il y a plusieurs personnes, dans la région de , qui développent une approche psychosomatique de la maladie, au niveau des conflits émotionnels et biologiques, de la Biologie Totale [Note France-Spiritualités : Concept mis au point par Claude Sabbah, diplômé en médecine des Universités de et de Paris, praticien en P.N.L., psychothérapeute, consultant-conseil, formateur etconférencier (http://biologie-totale.org/)], et cela est très intéressant.

      Les commentaires sur Le grand dictionnaire des malaises et des maladies sont très positifs. Le but, au départ était d'ailleurs que les gens se retrouvent dans ce livre. Souvent, en effet, à la fin des années 80, je rencontrais des gens qui me disaient : « Moi, je me retrouve dans tel livre », « Moi, je me retrouve dans tel autre », et j'en suis donc venu à me demander s'il ne serait pas possible de faire un livre dans lequel tout le monde puisse se retrouver. J'ai donc commencé la rédaction de cet ouvrage en janvier 1991, environ, et je l'ai terminé en avril 98 – sept ans de travail et des milliers d'heures investies pour aboutir à ce que vous voyez là. Même les personnes qui entraient ces données sur ordinateur étaient autorisées à ajouter des notes personnelles s'il leur venait des intuitions particulières. L'auteur officiel, c'est donc Jacques Martel, mais d'autres personnes y ont ainsi participé. Cela illustre bien le fait qu'il n'y a pas que l'auteur qui puisse être inspiré.

      Et les gens s'y retrouvent globalement, le but n'étant pas qu'ils croient tout ce qui est écrit dedans, mais qu'ils prennent uniquement ce qui fait leur affaire. Une fois, une femme m'a appelé parce qu'elle était en réaction suite à une conférence que j'avais donnée. Elle m'a dit : « Vous savez, M. Martel, ce que vous avez écrit dans votre livre, je crois qu'il n'y en a que 30% de vrai. » J'ai dit : « Madame, c'est merveilleux ! Vous savez qu'une simple phrase peut transformer le destin de quelqu'un ! Vous, vous me dites que vous croyez dans mon livre à 30% ! Je suis enchanté ! Vous prenez ce qui fait votre affaire, et c'est très bien ainsi ! » Mais ce livre est un peu différent des autres, dans la mesure où je sais qu'il véhicule une certaine énergie, avec laquelle les gens sont mis en contact lorsqu'ils lisent les lignes qui y sont écrites. Le fait de lire ces lignes dans un autre livre n'aurait sans doute pas la même répercussion.


France-Spiritualités : C'est peut-être une question indiscrète, mais pourriez-vous parler de votre relation à l'invisible ?

Jacques Martel :
Je dirais que je suis en contact avec un courant d'énergie ou un maître intérieur – appelons ça comme on veut –, une conscience à laquelle je me branche constamment, qui est ma raison de vivre et aussi ma protection, car le travail que je fais n'est pas toujours évident. Faire vivre des émotions aux gens, leur apporter un mieux-être, tout en veillant à ne pas les déboussoler, n'est en effet pas chose facile. C'est la raison pour laquelle, depuis dix ans, je suis beaucoup à l'écoute de ce que l'on me dit de faire, à savoir : « Ne va pas plus loin avec cette personne, pas tout de suite », ou « Oui, maintenant », etc. Parfois, dans mes ateliers, je vais très loin avec une personne, et celle-ci vit des émotions fortes et je suis obligé de l'entourer de mes bras jusqu'à ce qu'elle s'apaise. Parfois je ne sais même pas pourquoi je le fais – je suis simplement à l'écoute de cela.

      Cette relation à l'invisible est ce qui guide mon cheminement. Si l'on me dit du jour au lendemain que tout est terminé dans cette forme de travail, que je dois aller vers autre chose – et c'est ce que l'on semble m'indiquer depuis environ six mois-un an – alors, je verrai ce qui doit se passer. Est-ce que je dois donner encore des ateliers de croissance personnelle ? Je reste à l'écoute et je fais confiance.

      Les Maîtres sont très importants pour moi. Il y a des Maîtres que j'ai connus il y a longtemps, dans mes vies passées, qui sont encore présents dans ma vie actuelle. Et c'est à cette force-là que je me sens branché et ave laquelle je travaille. Et quand j'ai une grande décision à prendre, c'est comme si je convoquais ces Maîtres pour savoir quoi faire.

      Un jour, en 87-88, j'avais prévu de faire une série d'émissions télévisées avec Claudia Rainville en tant qu'animateur ; cela faisait déjà deux ans que j'animais des émissions sur la station et les gens les regardaient régulièrement. Claudia et moi avions donc prévu de faire une série d'émissions régulières, et moi, j'avais ressenti combien ces émissions feraient fureur ; c'était pour moi une certitude. Un jour, Claudia est venue me voir et m'a dit : « Jacques, tu sais, j'ai senti que ce n'était pas avec toi que je devrais faire cette émission, mais plutôt avec telle personne, à cause de son amour pour moi ; ça va transparaître à l'écran. » Je suis arrivé chez moi, j'étais bouleversé, non pas parce que je n'allais pas faire cette série d'émissions – à ce moment-là, on pouvait me voir jusqu'à douze demi-heures par semaine sur le câble – mais parce que j'avais tellement eu la certitude de la faire ! Je me disais : « Si je ne peux même plus me fier à ma voix intérieure, à quoi est-ce que je vais bien pouvoir me fier dans le futur ! » C'est comme si tout mon univers était remis en cause. J'arrive chez moi, je m'étends sur le lit, et convoque ces Maîtres-là. Et là, je les imagine qui me regardent dans les yeux. Je leur dis : « Dites-moi au moins que je me trompe ; ça sera une bonne réponse ! Dites-moi ce qui se passe. » A ce moment-là, un phénomène un peu curieux est arrivé ; c'était comme si un nuage planait au-dessus de la pièce, et de ce nuage est sortie une voix qui m'a dit : « Garde le silence dans l'amour. » Moi, je n'étais pas d'accord avec cela, car j'avais l'expérience requise pour faire cette série télévisée et c'était moi qui avais proposé le projet, etc. « Garde le silence dans l'amour. » « Elle est bonne celle-là », me suis-je dit. La réponse n'était pas très, très logique, mais je me suis dit : « Bon, je vais écouter. » Deux jours après, les choses ont changé. Claudia m'a appelé pour me dire : « Jacques, j'ai changé d'idée. Il s'est passé telle et telle chose. Est-ce que tu serais d'accord pour qu'on fasse quand même l'émission ensemble ? » J'ai dit : « Oui, bien sûr. Ca me ferait plaisir. » Et cette série de treize émissions a eu un très, très grand succès, et a permis d'apporter beaucoup de compréhension. Cette série s'appelait "Se guérir soi-même", et c'était sur la métaphysique des maladies et des malaises. Nous prenions un thème chaque semaine. Et cette série s'est promenée dans la province pendant plusieurs semaines, et a pu toucher des milliers et des milliers de personnes. Ma perception avait donc été bonne, mais je n'avais pas compris pas ce qui sétait passait.

      Ainsi, quand il se passe des choses que je ne comprends pas ou qui ne se déroulent pas exactement comme je l'avais prévu et qui sont importantes pour moi, je convoque ce groupe de personnes. Il faut en effet être vigilant avec soi-même, car on peut se monter un bateau très facilement. Je dis bien vigilant et non pas méfiant. Etre méfiant, c'est s'attendre à quelque chose de négatif de quelqu'un ou d'une situation, alors qu'être vigilant, c'est être en alerte. Encore une fois, c'est envers soi-même que l'on doit être le plus vigilant car on peut facilement se dire que l'on a raison et se créer toutes sortes d'histoires. C'est pour cela qu'il est important de faire affaire avec un guide spirituel de haut niveau, l'Esprit-Saint ou Dieu pour avoir une référence et se sortir au besoin d'un état d'illusion dans lequel on serait plongé.

      C'est toujours dans cette attitude-là que j'anime mes ateliers. Je suis comme un capitaine de bateau : le seul maître à bord, mais après Dieu, ou cette Energie Divine – appelons-la comme on le veut. Je n'ai donc pas besoin de dire aux gens à chaque fois : je me branche ou je demande à être éclairé. Je fais mon travail de façon professionnelle.


France-Spiritualités : Pouvez-vous nous parler de vos projets ?

Jacques Martel :
Mes projets seraient d'écrire d'autres livres. C'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup. Cet été, j'ai commencé mon deuxième livre, mais l'été ne s'y est pas prêté et je n'ai pu travailler dessus qu'une seule semaine. Je vais voir dans les mois prochains si les circonstances me permettent d'écrire d'autres ouvrages.

      Je trouve que j'ai cette capacité de rejoindre les gens, autant dans les conférences que dans les ateliers, de toucher quelque chose qu'ils vont comprendre. Je m'arrange toujours pour que ce qui est dit ou écrit soit à la portée du plus grand nombre de personnes possible. J'ai ainsi demandé à ceux qui m'ont aidé à taper Le grand dictionnaire des malaises et des maladies de faire en sorte que le texte soit compréhensible par une personne n'ayant fait que cinq ou six ans d'études, parce qu'il y a par exemple des gens de 70, 75 ou 80 ans, qui sont toujours très alertes, mais qui n'ont pas pu faire beaucoup d'études – ce qui ne veut pas dire bien sûr qu'ils ne sont pas intelligents ! Chez nous, il faut savoir qu'en 1950, 80% de la population était rurale, et les jeunes allaient aider à travailler la terre, sur la ferme, très tôt. Le langage utilisé est donc choisi de telle manière qu'il puisse être compris facilement, sans nuire à la profondeur, car l'on n'a pas besoin d'utiliser des mots compliqués pour dire des choses profondes.

      J'essaie toujours de me syntoniser sur les gens pour me demander comment ils prendraient telle ou telle chose. J'ai cette capacité de voir ce qui pourrait être fait pour faciliter les choses aux gens. C'est pourquoi j'ai insisté pour que les caractères typographiques du livre soient clairs et lisibles, afin que l'information puisse être enregistrée facilement par le mental.


France-Spiritualités : Dernière question : auriez-vous quelque chose de particulier à dire à ceux qui vont lire cette entrevue ?

Jacques Martel :
De rester ouvert ! (rires) De rester ouvert et de prendre seulement ce qui fait leur affaire dans ce que j'ai dit. Quant à ce qui ne fait pas leur affaire, qu'ils le mettent sur une tablette, mais pas à la poubelle, car ce n'est pas un hasard s'ils lisent cette interview. Ca peut leur servir dans une semaine, dans six mois, dans dix ans peut-être – ou peut-être jamais. Mais qu'ils le mettent sur une tablette, parce que j'ai des amis, au Québec, qui sont encore très proches de moi et qui m'ont dit : « Jacques, on comprend maintenant ce que tu nous disais il y a six ans. » Ils comprennent peut-être plus vite parce qu'ils l'ont entendu ; ils font référence plus vite à ce qui se passe. On ne sait jamais quand nos expériences de vie personnelles vont nous mener à un autre degré de réalité. On pourrait parler d'expériences en dehors du temps et de l'espace. Pour certains, ce serait de la fabulation, et pour d'autres, ce serait : « Ah, on commence à toucher à cet aspect-là. » Ca dépend de notre véhicule à ce moment-là.

      Quoi qu'il en soit, il faut rester ouvert. Mais rester ouvert ne signifie pas qu'il faille prendre tout ce qui passe. Rester ouvert, sélectif ; prendre seulement ce qui fait notre affaire ; se dire merci pour l'information que l'on recherchait, car lorsqu'on s'aide soi-même à évoluer, on aide également notre entourage. Ca part de nous en premier, mais plus on grandit, plus on évolue, et plus les autres grandissent et évoluent à notre contact.


France-Spiritualités : Jacques Martel, merci beaucoup d'avoir répondu à ces questions.




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