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Geber / Djabir

(? - 804)
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      Geber ou Giaber, fameux alchimiste arabe, dont le véritable nom est Abou Moussah Djafar al Sofi, était de Hauran en Mésopotamie, et vivait dans le VIIIème siècle suivant Aboulfeda. C'est à tort que certains auteurs le font Grec, d'autres Espagnol, d'autres enfin un roi des Indes. Un ignorant traducteur des deux premiers volumes de l'Histoire de la médecine de Sprengel, croyant sans doute Geber d'origine allemande, travestit stupidement ce nom propre en celui de Donateur (1).

      On n'a aucun détail sur la vie de ce chef des adeptes : mais on voit par ses ouvrages que les recherches qu'il entreprit sur les métaux pour en reconnaître la nature et le degré de fusibilit&eacutlllllllù§µe;, dans la vue d'opérer leur transmutation en or, le conduisirent à plusieurs découvertes importantes pour la chimie et la médecine, telles que le sublimé corrosif (muriate suroxydé de mercure), le précipité rouge (oxyde rouge de mercure), l'eau-forte (acide nitrique), le nitrate d'argent, etc. C'est ainsi que la philosophie hermétique donna naissance à la chimie, et que Geber restera célèbre, non pour avoir couru après une chimère (la pierre philosophale), mais pour avoir trouvé des vérités fondées sur l'expérience. On ne dit pas s'il se ruina à ce métier, comme tant d'autres. Il paraît que ce fameux souffleur cultiva aussi l'astronomie avec soin : on a même voulu lui attribuer l'honneur de l'invention de l'algèbre, en supposant qu'il a donné son nom à cette science. Cardan ne fait pas difficulté de l'admettre au nombre des douze plus subtils génies du monde. Boerhaave en parle aussi avec estime. Tout cela prouve au moins dans Geber une grande étendue de connaissances pour le siècle où il vivait ; mais il n'était point médecin, et il ne paraît pas qu'il ait cherché un remède universel. Il est vrai que l'on trouve dans ses ouvrages certaines expressions, telles que les suivantes : L'or préparé guérit la lèpre et toutes sortes de maladies ; mais il faut observer que, dans son langage mystique et figuré, Geber qualifie de lépreux les métaux les moins parfaits, et qu'il met l'or au nombre de ceux qui se portent bien. Ainsi, lorsqu'il dit : Je voudrais guérir six lépreux, il entend par là les convertir en or capable de soutenir l'épreuve de l'antimoine. Geber était enthousiaste d'alchimie au point de comparer les incrédules à des enfants qui, renfermés dans une étroite maison, ne voient rien au-delà, et n'ont aucune idée de l'étendue du globe terrestre.

      Voici la liste de ses ouvrages dans les traductions latines :

       Summæ perfectionis magisterii in sua natura libri IV, cum additione ejusdem Gebri reliquorum tractatuum, nec non Avicennæ, Merlini et aliorum opusculorum similis argumenti, Dantzig, 1682, in-8°. Cette édition, qui n'est pas commune et qui renferme plusieurs figures de vaisseaux et de fourneaux chimiques, a été fait sur une édition de Rome très ancienne et extraordinairement rare, suivant une note manuscrite de Lenglet du Fresnoy. Il est inutile de citer les éditions subséquentes si ce n'est une traduction française de la Somme de la perfection faite par Salmon, et inséré dans l'ouvrage qu'a publié ce médecin, sous le titre : Bibliothèque des philosophes chimiques, Paris, 1672 et 1678, 2 vol. in-12.

       De investigatione perfectionis metallorum, Bâle, 1562, in-fol. Ce livre est joint à l'édition de Dantzig de 1682, ainsi que les deux suivants : Testamentum : De fornacibus construendis ; ce dernier avait déjà paru à Berne en 1545, in-4°. Lenglet (Histoire de la philosophie hermétique, t. 3) cite quatre manuscrits arabes de Geber : le premier, conservé dans la bibliothèque de Paris, sous le N° 972, est intitulé Opus cui titulus Liber divitiarum, tractatus chymicus, et pars octava quingentorum illorum, quos de hoc argumento litteris consignavit Abou Moussa Giaber ben Haijam al Sofi, qui vulgo Geber nuncupatur ; les trois autres manuscrits se trouvent dans la bibliothèque publique de Leyde, sous les titres : De lapide philosophico (N° 800) ; Tractatus de invenienda arte auri et genti, sive alchymia (N° 801) ; cet ouvrage est le premier de Geber qu'il faut lire, suivant l'auteur même ; Duo alii tractatus de cadem materia (N° 802)


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(1)  Note F.-S. : Geber, du verbe geben, signifie donner en allemand.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 16 - Pages 100-101)




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