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Calcination

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Dom Antoine-Joseph Pernéty

      Purification et pulvérisation des corps par le moyen du feu extérieur qui en désunit les parties en séparant ou évaporant l'humide qui les liait, et en faisait un corps solide. Les Philosophes Spagyriques se servent quelquefois indifféremment des termes de calcination, corruption, et putréfaction, pour signifier la même chose. Ils entendent cependant plus souvent par le terme de calcination, l'opération qui suit celle de la rubification de la pierre. Il y a encore une autre calcination proprement dite, et telle qu'on l'entend communément, qui est requise dans la préparation de la matière. C'est une purification ou mondification de cette même matière, que quelques-uns appellent rectification, d'autres ablution, d'autres séparation, dont voyez les articles.

      La calcination philosophique se fait avec le feu humide, ou eau pontique des Sages, qui réduit les corps à leurs premiers principes, sans détruire leurs vertus séminales et germinatives ; au lieu que la calcination faite par le feu vulgaire, détruit les semences des corps, ce qui lui a fait donner le nom de Tyran de la Nature.

      Il y a deux sortes de calcinations vulgaires ; l'une qui se fait à feu ouvert, telle que celle de la cendre ; et celle qui se fait dans des vases fermés. Dans la première, les parties sulfureuses volatiles s'envolent en partie, et privent par-là les sels d'une force et d'une vertu qu'ils conservent dans la seconde espèce de calcination. Tous les sels tirés des cendres de celles-ci se cristallisent, et il n'en est pas de même des autres, qu'on ne peut avoir que par l'évaporation de l'humidité poussée au sec.

      Il y a diverses sortes de calcinations, Les unes qu'on appelle sèches, les autres humides, les unes corrosives, les autres qui ne le sont point.

      Les calcinations humides sont vaporeuses ou immersives.

      Les vaporeuses se font en exposant des corps métalliques ou autres, à la fumée ou à l'exhalaison de quelque matière. Les immersives se font en mettant le corps qu'on veut calciner dans des liqueurs corrosives, comme eaux-fortes ou esprits ardents, de manière qu'elles y soient submergées.

      Les calcinations sèches sont proprement ce qu'on appelle Cémentations, dont voyez l'article.

      On appelle aussi calcination sèche, celle qui se fait par le feu, telle que celle de la chaux à bâtir, de la soude, des sels qu'on blanchit dans des creusets, des cendres qui viennent du bois brûlé ou d'autres matières.

      Dans ces calcinations sèches, on distingue encore celles qui se font à feu ouvert, à feu clos, et à feu de réverbère. Voyez Feu, Réverbère.

      Quelquefois calciner la matière, c'est la blanchir et la purger de sa noirceur par l'Art, le feu philosophique, et l'azoth. Le signe de la parfaite calcination est la blancheur.  Dom Antoine-Joseph Pernety, Dictionnaire mytho-hermétique, Edition de 1758 - Français modernisé par France-Spiritualités.


      La calcination vulgaire n'est autre chose que la mort et la mortification du mixte, par la séparation de l'esprit, ou de l'humide qui liait les parties. C'est à proprement parler une pulvérisation par le feu, et une réduction du corps en chaux, cendre, terre, fleurs, etc.

      La calcination philosophique est une extraction de la substance de l'eau, du sel, de l'huile, de l'esprit, et du reste de la terre, et un changement d'accident, une altération de la quantité, une corruption de la substance, de manière cependant que toutes ces choses séparées puissent se réunir pour qu'il en vienne un corps plus parfait. La calcination vulgaire se fait par l'action du feu de nos cuisines, ou des rayons concentrés du Soleil ; la [calcination] philosophique a l'eau pour agent, ce qui a fait dire aux Philosophes : « Les Chymistes brûlent avec le feu, et nous brûlons avec l'eau » ; d'où l'on doit conclure que la Chymie vulgaire est aussi différente de la Chymie Hermétique que le feu diffère de l'eau.  Dom Antoine-Joseph Pernéty, Les fables égyptiennes et grecques : dévoilées et réduites au même principe, avec une explication des hiéroglyphes et de la guerre de Troyes. Tome I (1786) - Français modernisé par France-Spiritualités




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