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Hermès dévoilé

Dédié à la postérité
Cyliani
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PREMIÈRE PARTIE (2/2)


      Je crus entendre craquer l'arbre au pied duquel je me trouvais, ce qui me fit détourner la tête, et j'aperçus une nymphe, modèle de la beauté, qui sortait ce cet arbre ; ses vêtements étaient si légers qu'ils me parurent transparents. Elle me dit : j'ai entendu du sein de cet arbre sacré le redit de tes malheurs. Ils sont grands sans doute, mais tel est le sort où l'ambition conduit la jeunesse qui croit affronter tous les dangers pour satisfaire ses désirs. Je n'ajouterai aucune réflexion pour ne pas aggraver tes malheurs, je puis les adoucir. Mon essence est céleste, tu peux même me considérer comme une déjection de l'étoile polaire. Ma puissance est telle que j'anime tout : je suis l'esprit astral, je donne la vie à tout ce qui respire et végète, je connais tout. Parle : que puis-je faire pour toi ?

      Ô céleste nymphe, lui dis-je, tu peux ranimer en moi un cœur abattu par le malheur en me donnant seulement une légère notion sur l'organisation de l'univers, sur l'immortalité de l'âme, et me procurer les moyens de parvenir à la connaissance de la pierre philosophale et de la médecine universelle. Je suis devenu la risée publique, j'ai le front courbé sous le poids énorme des malheurs, de grâce daigne me donner les moyens de me réhabiliter à mes propres yeux.

      Je suis vraiment touchée de ta pénible existence, me répondit-elle ; écoute, réunis toutes tes facultés et grave-toi dans la mémoire le récit que je vais te faire, en prenant une partie des mes comparaisons au figuré, pour que je puisse me rendre sensible à ton intelligence.

      Représente-toi un espace d'une étendue presque sans bornes où flotte le système des mondes, composé de soleils ou d'étoiles fixes, de nébuleuses, de comètes, de planètes et de satellites, nageant dans le sein de l'éternité ou d'un soleil de lumière divine, dont les rayons sont sans limites et tu auras une légère notion de l'ensemble de l'univers, ainsi que du monde fini et de celui infini.

      Le système des mondes et l'Eternel ou le soleil de lumière divine sont de même origine, ils n'ont point eu de commencement et n'auront point de fin. Les légers changements qu'éprouvent certains globes ne changent rien à l'ordre de l'univers.

      La volonté de l'Eternel ou de l'Esprit créateur peut à dessein lancer dans l'espace une nébuleuse ; celle-ci partant de la tangente en parcourant l'espace subit la loi de l'attraction d'un soleil duquel elle s'est approchée, et finit par décrire une ellipse très allongée où les deux foyers sont déterminés par l'action de deux soleils ; alors elle forme une comète, mais au bout d'un laps de siècles elle finit par céder à l'attraction plus forte de l'un des deux soleils, elle régularise sa course et finit par faire partie de son système en tournant autour de lui ; puis au bout d'un certain nombre de siècles son point lumineux ou les deux qu'elle affecte d'avoir se éunissent en un seul point lumineux qui devient le feu central de ce globe, qui devient lui-même à une époque très reculée une planète habitable lorsqu'elle a pris une certaine consistance métallifère, et fait naître à sa surface les éléments nécessaires à la vie des animaux appropriés à sa nature, tels par exemple que de l'eau, une atmosphère et des végétaux.

      Les planètes peuvent par la forte expansion de leur feu central se déchirer en diverses parties dont chacune répandue dans l'espace devient autant de satellites en s'attachant à l'atmosphère d'activité d'une autre planète.

      Une comète, qui a été en premier lieu une nébuleuse peut par son action en s'approchant trop près d'une planète soulever ses eaux, donner lieu à un déluge en abaissant ou relevant son axe, ce qui change le lit des mers, met à jour ce qui était couvert par les eaux et ensevelit pour des siècles sous les mers des contrées habitées en recouvrant du limon des mers les débris des animaux et des végétaux entassés les uns sur les autres.

      Une autre planète en passant dans la queue d'une comète, cette dernière peut enflammer son atmosphère et détruire non seulement tous les végétaux mais aussi les animaux et faire de cette même planète un vaste tombeau. Enfin une comète par sa trop grande action peut en s'approchant trop près d'une planète porter une perturbation dans son atmosphère capable de modifier l'existence animale et végétale et même la détruire. Voici les seules modifications qu'éprouvent les globes, mais rien ne se perd pour cela dans le monde. Ces globes furent-ils réduits à des atomes, ces derniers par la loi de l'attraction finiraient par former un tout ou un nouveau globe.

      Les diverses espèces d'animaux qui paraissent avoir existé sur la terre à des époques bien éloignées les unes des autres sont le fait de la création à laquelle a donné lieu l'Esprit Créateur. Mais tous les êtres qui en découlent paraissent à des époques plus ou moins reculées les unes des autres, à l'issue des grandes catastrophes qu'éprouve la terre : l'espèce humaine ne date elle-même que de près de soixante siècles.

      Les soleils, les comètes et les divers globes sont autant d'êtres d'une nature particulière qui se trouvent en particulier régis par un esprit, car la hiérarchie universelle est infinie. L'Eternel est d'un ordre bien au-dessus de ces esprits, ces derniers sont comme ses ministres et les globes comme ses sujets soumis à la direction de ces mêmes ministres.

      Tout ce qui existe dans l'univers de matériel ou de physique est purement minéral ; les gaz le sont eux-mêmes ; prends note de cet aveu.

      L'homme est un composé triple ; son corps ou sa forme est animée d'une âme : celle-ci est la réunion de diverses forces à l'aide desquelles l'esprit régit sa forme ou la matière. L'âme est dirigée par l'esprit céleste qui est une émanation de l'action divine et par conséquent impérissable.

      L'homme ne périt jamais que par sa forme : alors l'esprit auquel l'âme sert de lien ou d'enveloppe s'en sépare et sa forme, privée de l'esprit vital céleste, est livrée à la réaction de ses principes constitutifs. L'esprit et l'âme vivent alors spirituellement en recherchant les centres qui leur conviennent et au bout d'un certain temps l'homme ou l'être ou l'esprit ou la vie spirituelle, qui va toujours en se perfectionnant, se sépare de son âme ou de son enveloppe glorieuse pour rentrer dans son universalité, ce qui fait que l'homme meurt deux fois, c'est-à-dire change deux fois de forme. Mais l'homme ou l'esprit vit éternellement. D'après mon récit tu ne peux maintenant douter de l'immortalité de l'âme.

      Voilà tout ce qu'il m'est permis de t'apprendre ici pour satisfaire tes désirs.

      Maintenant veux-tu savoir comment la médecine universelle agit sur l'économie animale ? Considère comme je viens de te le dire que la forme ou le corps de l'homme sont seuls mortels, tu verras qu'il ne périt que du côté des solides. Comme ces derniers sont tous minéraux, tous peuvent être régénérés par le principe ou l'esprit minéralisateur, lequel par ses diverses modifications forme les divers produits que nous connaissons. Ils se trouvent donc tous ramenés à leur état primitif par l'action de ce même principe et de sa force étrangère, qui rétablit l'équilibre et permet à l'esprit d'entrer et de sortir librement à travers notre propre forme comme l'eau à travers une éponge ; car le dérangement de notre corps ne vient uniquement, exception faite des indispositions mécaniques, que des courants de la vie qui ne peuvent librement circuler. Mais la vertu de la médecine universelle est purement médicinale et non chirurgicale, elle ne peut remettre un membre coupé ou détruit entièrement, ce qui fait que la personne qui en prend de bonne heure, habituellement aux deux équinoxes, peut vivre sans infirmités plusieurs siècles à moins que la nature n'ait prescrit une courte durée de son existence par son organisation, qui vient sans cesse contrarier les efforts de la vie.

      Venant maintenant au sujet de tous tes malheurs, et si j'ose dire de ton point fixe, il a fallu ton opiniâtreté pour te rendre digne d'un pareil bienfait. Ecoute attentivement et n'oublie jamais tes malheurs, afin d'avoir toujours présent à tes yeux les infortunés. Suis-moi et ne crains rien.

      Je vis alors un nuage qui sortait du sein de la terre, qui nous enveloppa et nous transporta dans l'air. Nous parcourûmes les bords de la mer où j'aperçus de petites bosses. La nuit survint, le ciel était très étoilé, nous suivions la voie lactée en nous dirigeant à l'étoile polaire. Un froid extrême s'empara de moi et provoqua un profond sommeil. Réchauffé ensuite par les rayons du soleil qui paraissait sur l'horizon, je fus tout étonné en me réveillant de me trouver sur la terre et d'y apercevoir un temple. La nymphe me prit par la main et me conduisit à son entrée. Te voilà rendu, me dit-elle, au lieu où tu dois résoudre le problème suivant. Puisque tu as été bon mathématicien, réfléchis bien, car tu ne peux rien sans sa solution. D'un par un qui n'est qu'un sont faits trois, des trois deux et de deux un.

      Tu m'as dit être instruit en chimie, vois quel moyen tes connaissances peuvent t'offrir pour ouvrir seulement la serrure de la porte de ce temple, afin d'y pénétrer jusqu'au sanctuaire.

      A vaincre sans péril, ajoutat-elle, on triomphe sans gloire. Avant de te quitter je veux encore t'observer que tu ne peux combattre le dragon qui défend intérieurement l'entrée de ce temple qu'avec cette lance qu'il faut que tu fasses rougir à l'aide du feu vulgaire afin de percer le corps du monstre que tu dois combattre, et pénétrer jusqu'à son cœur : dragon qui a été bien décrit par les anciens et duquel ils ont tant parlé.

      Pense à la rosée de mai, elle devient indispensable comme véhicule et comme étant le principe de toutes choses. Je jetai mes regards sur elle, la nymphe se mit à sourire. Enfin, tu vas commencer les travaux d'Hercule, réunis toutes tes forces et sois d'une ferme volonté. Adieu. La nymphe me prit par la main et me la serra. Aimes-tu la vie, me dit-elle. En votre présence, je la chéris plus que jamais, lui répondis-je. Tâche de ne pas la perdre par imprudence ; en attendant l'issue du combat je veillerai près de toi et en cas d'événements je viendrai te soulager. Adieu. Elle disparut.

      J'étais triste d'avoir perdu cette nymphe qui m'était si chère. Enfin je me décidai au combat. Ayant réuni des branches de bois sec éparpillées sur le lieu où je me trouvais, j'y mis le feu à l'aide d'une lentille que je trouvais avoir sur moi, et fis rougir ma lance presque au blanc. Pendant cette opération je cherchai le moyen qui pourrait le mieux détruire la serrure de la porte du temple. Je m'aperçus que la nymphe m'avait glissé dans ma poche sans que je m'en aperçusse un bocal bouché, plein de la substance qui m'était nécessaire.

      Déterminé à vaincre ou à périr, je saisis avec fureur ma lance d'une main et la substance de l'autre, et mis de cette dernière sur la serrure la quantité nécessaire. Celle-ci en peu de temps disparut entièrement et les deux battants de la porte du temple s'ouvrirent avec fracas. J'aperçus un effroyable dragon qui avait un énorme dard à trois pointes qui cherchait à me lancer son haleine mortelle. Je m'élançais sur lui en criant :

Lorsqu'on a tout perdu, que l'on a plus d'espoir,
La vie est un opprobre et la mort un devoir.

      Il ouvre sa gueule pour me dévorer, je lui plonge dedans avec tant de force ma lance que je pénètre jusqu'aux entrailles, je lui déchire le cœur ; et afin qu'il ne pût m'atteindre, je faisais en même temps de rudes efforts à l'aide de ma lance pour détourner la direction de sa tête. Le monstre se replia sur lui-même à diverses reprises, vomit des flots de sang et cessa d'exister.

      Je me dirigeai de suite au chœur du temple et j'entendis une voix céleste qui me dit : Audacieux, viens-tu profaner ce temple pour satisfaire ta vile cupidité où viens-tu y chercher les moyens de soulager l'humanité souffrante ? Je viens, lui répondis-je, dépouillé de toute ambition, te prier à genoux de me donner les moyens seulement de recouvrer la fortune que j'ai sacrifiée pour connaître la pierre philosophale, ceux aussi de pouvoir en secret rendre à la vie des humains vertueux ; je te jure et le jure à l'Eternel et si tu daignes m'accorder un pareil bienfait, je ne révélerai jamais les travaux d'Hercule ni la matière et le feu, par un langage qui ne puisse être entendu que par ceux que Dieu voudra gratifier d'un pareil secret, et si je suis parjure, que je sois puni d'une manière exemplaire.

      Je vis alors deux superbes vases en cristal reposant chacun sur un piédestal du plus beau marbre de Carrara. L'un de ces vases était en forme d'urne, surmonté d'une couronne en or à 4 fleurons ; on avait écrit en lettres gravées dessus : matière contenant les deux natures métalliques.

      L'autre vase en cristal était un grand bocal bouché à l'émeri, d'une forte épaisseur, on avait gravé pareillement dessus ce qui suit : Esprit astral ou esprit ardent, qui est une déjection de l'étoile polaire.

      Ce vase était surmonté d'une couronne d'argent ornée de 9 étoiles brillantes.

      Comme je finissais de lire, j'aperçus avec joie mon aimable nymphe qui me dit en me montrant ce grand bocal : vois-tu mon miroir ? Rien, me dit-elle, ne peut s'opposer maintenant à te récompenser toi-même de la lutte que tu as soutenue avec autant de courage en prenant à discrétion des substances que contiennent ces deux vases sacrés qui sont de même origine céleste. Je m'aperçois du malaise que te fait éprouver ta victoire, qui pourrait te devenir funeste en faisant ici un plus long séjour ; hâte-toi de prendre ta récompense et sors au plus vite de ce temple. Je vais tout disposer pour notre départ. Elle me laissa seul.

      Mes forces et mon courage commençaient à s'abattre : je crus devoir obéir aux ordres de la nymphe. J'aperçus à côté des deux vases sacrés divers bocaux vides, bien nets, en cristal, bouchés à l'émeri. J'en pris deux, j'ouvris avec précipitation le premier en forme d'urne, qui contenait la matière androgyne et les deux natures métalliques, et en remplis mon vase. L'ayant bouché après avoir fermé l'urne en cristal, j'ouvris le second et plus grand vase et versai en tremblant dans mon deuxième bocal de la substance qu'il contenait : je n'avais pas d'entonnoir, le temps me durait, mes forces s'évanouissaient, je fermai bien vite le grand vase et le mien avec son bouchon en cristal, et je sors avec empressement du temple. En passant près du monstre que j'avais vaincu, je vis qu'il ne restait plus de lui que ses dépouilles mortelles et de nulle valeur.

      Aussitôt que j'eus pris l'air, je crus que j'allais m'évanouir. Dans la crainte de casser mes deux vases en tombant, je me couchai sur la terre avec peine après avoir posé à côté de moi mes deux petits bocaux. Je fus quelque moment à respirer avec difficulté. Ma nymphe chérie vint à moi en souriant ; elle me félicita sur mon courage et sur la victoire que je venais de remporter. Elle me dit : Conviens, infortuné Cyliani, qu'il n'est pas bon de t'exposer souvent à pareille lutte. Que vois-je ? me dit-elle, une école ! Ces paroles me frappèrent. Je lui dis : Expliquez-vous. L'un de tes bocaux contient plus de matière androgyne qu'il ne t'en faut, mais tu n'as pas pris assez d'esprit astral, il t'en faut infiniment plus, et comme dit Arnauld de Villeneuve, il en faut foison d'eau, d'esprit distillé, mais ta faute est excusable, elle est le fruit d'une peur fondée. Enfin, tu en as assez pour t'apprendre à faire la pierre et combler tes désirs. Hâtons-nous de rejoindre notre point de départ. Tu ne penses plus à la compagne de ta jeunesse ni à l'inquiétude où ton absence l'a plongée. Partons, ta vie serait ici en danger. Je vis un nouveau nuage sortir du sein de la terre, qui nous enveloppa et nous enleva dans l'air. Nous fîmes bien du chemin. La nuit survint, le ciel était sans taches et très étoilé, nous suivions derechef la voie lactée, mais en sens inverse. J'éprouvai alors un grand froid. Notre direction était aussi du côté du lieu qui me vit naître. Mais en quittant une région froide et en passant dans une région chaude, je sentis un fort sommeil s'emparer de moi et je fus bien étonné en me réveillant à la pointe de l'aurore de me trouver au pied du gros chêne d'où nous étions partis.

      J'appelai mon aimable nymphe, elle me dit en riant : Que veux-tu de plus ? dis-moi, que faut-il que je fasse pour terminer mon œuvre ?

      Maintenant que tu as passé les travaux d'Hercule et que tu possèdes les matières, ce n'est plus qu'un travail de femme ou d'enfant attentif et soigneux. Ecoute avec attention.

      Considère bien les travaux de la nature. Elle a formé dans le sein de la terre les métaux, mais il faut quelque chose de plus, leur quintessence. Vois d'où elle tire la quintessence des choses. Ce n'est qu'à la surface de la terre, dans les règnes qui vivent ou végètent : suis donc la nature pas à pas. Considère aussi comme elle opère dans le règne végétal, car ce n'est point un minéral que tu veux faire. Vois-la humectant avec la rosée ou la pluie la semence confiée à la terre, la desséchant à l'aide du feu céleste et réitérant ainsi jusqu'à ce que l'embryon soit formé, développé, bourgeonné, fleuri, et parvenu à sa vertu multiplicative, enfin à la maturité de son fruit. C'est bien simple : dissous et coagule, voilà tout, et donne-toi de garde de te servir d'autre feu que de celui du ciel.

      Enfin, la nymphe daigna me tracer tout ce qui me restait à faire comme je vais le dire dans le plus grand détail. Je me jetai à ses pieds pour la remercier d'un pareil bienfait, en adressant mes humbles remerciements à l'Eternel de m'avoir fait surmonter tant de dangers, puis elle me dit adieu en ajoutant : ne m'oublie pas.

      Elle disparut, sa fuite me fit éprouver une peine si grande que je me réveillai.

      Peu de temps après, je me mis à recommencer mon œuvre et à l'aide des travaux d'Hercule je me procurai de la matière contenant les deux natures métalliques, ainsi que de l'esprit astral, avec l'aide de mes dernières ressources et non de celles d'autrui, qui m'ont rendu libre de disposer à mon gré de ma réussite envers ceux qui la mériteront à mes yeux, sans blesser ma délicatesse et la bienséance, ni fouler à mes pieds les devoirs de la reconnaissance.




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