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Magnétisme - Théories et procédés -T. 1

Henri Durville
© France-Spiritualités™






VII - ROBERT FLUDD

Principe primordial - Macrocosme et Microcosme - Mouvement centrifuge, mouvement centripète
Théorie de la sympathie et de l'antipathie - Polarité du corps humain, ses courants
Magnétisme positif, magnétisme négatif - La Philosophie de Moïse et les écrits de l'auteur


      FLUDD (Robert), dit aussi Fluctibus, médecin et théosophe écossais, naquit à Milgate, comté de Kent, en 1574, et mourut à Londres le 08 septembre 1637.

      Partisan enthousiaste du magnétisme, il exposa une théorie très compliquée qui fut critiquée par des savants comme Kepler et Gassendi, et même par des magnétiseurs comme le P. Kircher.

      Il admet un principe primordial, un esprit universel dont il fait découler tous les autres. L'âme est une portion de ce principe. Dans le macrocosme ou grand monde, cet esprit est doué d'un double mouvement qui constitue sa vertu magnétique. Diversement modifié, cet esprit se retrouve dans tous les corps, animé d'un mouvement analogue. Si le mouvement est centrifuge, c'est-à-dire si l'émission a lieu du centre à la circonférence, il y a attraction ; si, au contraire, le mouvement est centripète, c'est-à-dire s'il se fait de la circonférence au centre, il y a répulsion.

      Chaque corps sublunaire a un astre particulier qui lui correspond : celui de l'aimant est l'étoile polaire. L'homme a aussi son astre personnel.

      Comme Paracelse, il considère chaque homme isolément comme un petit monde (microcosme), doué d'une vertu particulière, qu'il nomme magnetica virtus microcosmica. Cette vertu du microcosme est soumise aux mêmes lois que celles du macrocosme, c'est-à-dire qu'elle rayonne de la circonférence au centre ou du centre à la circonférence. Dans les impressions de joie, de bien-être et de contentement, qui font naître l'amitié et la sympathie, le coeur, se dilatant, pousse cette vertu au dehors (mouvement centrifuge) : dans les impressions de mécontentement, de tristesse et de malaise, qui déterminent la haine et l'antipathie, il se contracte et la concentre en dedans de l'individu (mouvement centripète).

      Comme la terre, le corps humain a ses pôles opposés et ses courants contraires ou favorables. On observe chez lui plusieurs axes polaires. Le plus important le divise latéralement de la droite à la gauche. Le côté droit est austral ou positif ; le gauche, boréal ou négatif. Ils reçoivent et envoient leurs effluves par deux courants qui se croisent et se tempèrent. Le foie, et plus particulièrement la vésicule biliaire, est le point central des rayons du pôle austral qui attire les esprits et produit la gaieté, la chaleur, la vie ; la rate est le centre des rayons du pôle boréal qui attire les sucs grossiers de la terre et produit les vapeurs noires qui resserrent le cœur, causent les ennuis, la tristesse, la mélancolie et parfois la mort.

      Il distingue aussi un magnétisme positif et un magnétisme négatif. Deux personnes sont rapprochées l'une de l'autre. Si les rayons qu'elles s'envoient réciproquement sont repoussés de la circonférence au centre, il y a antipathie entre elles et le magnétisme est négatif ; mais si le rayonnement se fait du centre à la circonférence, la sympathie se produit et le magnétisme est positif. C'est surtout dans ce dernier cas que les maladies peuvent être guéries ou communiquées par l'action d'un individu sur un autre

      Il admet comme suffisamment démontrée l'action de ce double magnétisme qui fait la base de la médecine transplantatoire, non seulement entre les hommes ou entre les animaux, mais ente ceux-ci et les végétaux, et même parfois entre les minéraux.

      Dans son livre intitulé : Philosophia Moïsaica in quâ sapientia et scientia creationis explicatur, Gouda, in-folio, 1638, il s'étend longuement sur la théorie de la médecine transplantaloire et sur les nombreux avantages que l'on peut en tirer. Il cite beaucoup d'exemples d'observations où la maladie d'un homme fut transplantée chez un animal ou même dans un arbre. Il explique également l'action de l'onguent des armes auquel il attache de grandes propriétés.

      La Philosophie de Moïse était d'abord destinée à établir un accord entre l'écriture sainte et la philosophie naturelle sur le thème de la création ; mais, peu à peu, l'auteur se détourna de son but principal pour prendre la défense de la médecine magnétique. Il croit trouver un rapport intime entre certains rapports des livres hébraïques et la doctrine de Paracelse.

      Un prêtre écossais, du nom de Foster, réfute cet ouvrage dans une diatribe intitulée Hophocrisma Spongus, où il veut faire admettre que la médecine magnétique, et plus particulièrement la méthode transplantatoire et l'emploi de l'onguent des armes ne peuvent posséder aucune vertu ; et, par conséquent, n'exercer aucune action.

      Fludd y répondit par un écrit ayant pour titre Spongia Fosteriane compressio, dans lequel il cherche à démontrer la valeur de sa théorie et l'efficacité de la médecine magnétique.

      Robert Fludd a beaucoup écrit. En dehors du magnétisme, la médecine, la philosophie, l'alchimie, la cabale, la magie même, sont les sujets qu'il traite avec le plus de compétence. Ses principaux ouvrages ont été réunis dans une édition très estimée qui parut à Oppeinheim et Gouda en 1617, 5 volumes in-folio.




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