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Prière de Louis-Claude de Saint-Martin - 7

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Voici la septième d'une série de prières attribuées à Louis-Claude de Saint-Martin de manière quasiment certaine, bien que leur auteur présumé n'en ait jamais fait mention nulle part.

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      Je viens me présenter aux portes du temple de mon Dieu, et je ne quitterai point cette humble place de l'indigent, que le père de ma vie ne m'ait distribué mon pain de chaque jour. Le voici qui s'avance, ce pain de chaque jour ; je l'ai reçu, je l'ai goûté, et je veux annoncer sa douceur aux races futures. L'éternel Dieu des êtres ; le titre sacré qu'il a pris pour se faire connaître aux nations visibles et invisibles ; celui qui s'est fait chair ; l'esprit de celui au nom de qui tout doit fléchir le genou au ciel, sur la terre et dans les enfers : voilà les quatre éléments immortels qui composent ce pain de chaque jour. Il se multiplie sans cesse comme l'immensité des êtres qui s'en nourrissent, et à quelque terme que parvienne leur nombre, ils ne pourront jamais en diminuer l'abondance, ni se trouver dans la disette ; ce pain de chaque jour a développé en moi les germes éternels de ma vie et les a mis à même de faire passer dans mon sang la sève sacrée de mes racines originelles et divines. Les quatre éléments qui le composent ont fait disparaître du chaos de mon cœur les ténèbres et la confusion ; ils y ont rétabli une vivante et sainte lumière, au lieu de la froide obscurité qui l'enveloppait ; leur force créatrice m'a transformé dans un nouvel être, et je suis devenu le dépositaire et l'administrateur de leurs saints caractères et de leurs signes vivifiants. Alors, pour manifester la gloire de celui qui a choisi l'homme comme son ange et son ministre, je me suis présenté à toutes les régions ; j'ai considéré et comme passé en revue tous les ouvrages de ses mains, et j'ai distribué sur chacun d'eux ces caractères qu'il avait imprimés sur moi pour les transmettre à toutes ses créatures, et pour leur confirmer les propriétés et la puissance du nom qu'elles avaient reçues. Je n'ai point borné mon ministère à agir ainsi sur les ouvrages réguliers de l'éternelle sagesse ; je me suis approché de tout ce qui était difforme, et j'ai laissé tomber sur ces fruits du désordre les signes de justice et de vengeance attachés aux secrets pouvoirs de mon élection. Ceux de ces fruits que j'ai pu arracher à la corruption, je les ai offerts en holocauste au Dieu suprême, et j'ai composé mes parfums des pures louanges de mon esprit et de mon cœur, afin que tout ce qui respire reconnaisse qu'à ce seul Dieu suprême sont dus tous les hommages, toute la gloire et tous les honneurs, comme étant l'unique source de toute puissance et de toute justice ; et je lui ai dit dans les transports de mon amour : Heureux l'homme, puisque tu as bien voulu le choisir pour en faire le siège de ton autorité, et le ministre de ta gloire dans l'univers ! Heureux l'homme, puisque tu as permis qu'il sentît jusque dans les profondeurs de ton essence, la pénétrante activité de ta vie divine ! Heureux l'homme, puisque tu as permis qu'il osât t'offrir un sacrifice de reconnaissance puisé dans le sentiment ineffable de toutes les vertus de ta sainte universalité.

      Il ne vous a pas traitées ainsi, puissances terrestres, puissances de l'univers : il vous a rendues les simples agents de ses lois et les forces opérantes de l'accomplissement de ses desseins ; aussi n'y a-t-il pas un être dans la nature, n'y a-t-il pas un être parmi vous qui ne le seconde dans son œuvre, et qui ne coopère à l'exécution de ses plans. Mais il ne s'est point fait connaître à vous comme le Dieu de paix et comme le Dieu d'amour ; et, lors même qu'il vous donna l'existence, vous étiez encore assez agitées par les suites de la rébellion, puisqu'il recommanda à l'homme de vous soumettre et de vous dominer. Bien moins encore, puissances perverses et corrompues, vous a-t-il traitées avec les mêmes faveurs dont il lui a plu de combler l'homme. Vous n'avez pas su conserver celles qu'il vous accorda par votre origine ; vous avez eu l'imprudence de croire qu'il pouvait y avoir pour vous un plus beau sort, un privilège plus glorieux, que d'être l'objet de sa tendresse, et dès lors vous n'avez plus mérité que d'être l'objet de sa vengeance. C'est l'homme seul à qui il confie les trésors de sa sagesse ; c'est dans cet être, selon son cœur, qu'il a mis toute son affection et tous ses pouvoirs. Il lui a dit en le formant: "Répands sur tout l'univers l'ordre et l'harmonie dont je t'ai permis de puiser les principes dans ma propre source ; il ne peut me connaître que par la régularité de mes œuvres et la fixité de mes lois ; il ne peut être inité dans les mystères de mon sanctuaire ; il n'a en lui que la mesure de mes puissances, c'est à toi de les exercer dans tous ses domaines, puisque c'est par les actes seuls de mes puissances qu'il peut savoir qu'il y a un Dieu. Pour mes ennemis, lance sur eux tous les traits de ma colère, ils sont encore plus loin de moi que les puissances de la nature, et la sainteté de ma gloire ne me permet plus de me manifester à eux que par le poids de ma justice. Toi seul, homme, toi seul réuniras désormais aux dons de mes puissances et de ma justice, celui de pouvoir sentir les vivantes délices de mon amour, et de les faire partager à ceux qui s'en rendront dignes. C'est pour cela que je t'ai formé seul à mon image et à ma ressemblance ; car l'être qui n'aime point, ne pourrait pas être à mon image. C'est de ce trône sacré où je t'ai placé, comme un second Dieu, que je verrai se répandre sur tout ce qui est sorti de mes mains, les divers attributs de mon être, et tu me seras cher au-dessus de toutes les productions, puisque si je t'ai choisi pour être mon organe universel, il n'y aura plus rien de moi qui ne soit connu."

      Souverain auteur de mon esprit, de mon âme et de mon cœur, sois béni à jamais dans toutes les régions et dans tous les siècles, pour avoir permis que l'homme, cette ingrate et criminelle créature, put recouvrer des vérités aussi sublimes. Il s'en était rendu indigne par son crime ; et si le souvenir de ton antique et sainte alliance n'eût engagé ton amour à les lui rendre, elles seraient demeurées éternellement perdues pour lui. Louanges et bénédictions à celui qui avait formé l'homme à son image et à sa ressemblance, et qui, malgré tous les efforts et les triomphes des enfers, a su le réhabiliter dans sa splendeur, dans la sagesse et dans les félicités de son origine. Amen.




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