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Prière de Louis-Claude de Saint-Martin - 8

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Voici la huitième d'une série de prières attribuées à Louis-Claude de Saint-Martin de manière quasiment certaine, bien que leur auteur présumé n'en ait jamais fait mention nulle part.

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      Unissons-nous, hommes de paix, hommes de désirs ; unissons-nous pour contempler dans un saint tremblement l'étendue des miséricordes de notre Dieu, et disons-lui en commun que toutes les pensées des hommes, tous leurs désirs les plus purs, toutes leurs actions les plus régulières, ne pourraient ensemble approcher du moindre acte de son amour. Comment pourrions-nous donc exprimer cet amour, lorsqu'il ne se borne point à des actes particuliers et d'un moment, mais qu'il développe à la fois tous ses trésors, et cela d'une manière constante, universelle et imperturbable. Oui, Dieu de vérité et de charité inépuisable, voilà comment tu en agis journellement avec l'homme ! Qui suis-je ? Un vil amas de dégoûtantes ordures qui ne répandent en moi et autour de moi que l'infection. Eh bien ! c'est au milieu de cette infection que ta main infatigable se plonge sans cesse, pour trier le peu qui reste encore en moi de ces éléments précieux et sacrés dont tu formas ton existence. Telle que cette femme soigneuse qui dans l'Evangile consume sa lumière, pour retrouver la drachme qu'elle a perdue, tu ne cesses de tenir tes lampes allumées, et tu te courbes continuellement jusqu'à terre, espérant toujours que tu vas retrouver dans la poussière cet or pur qui s'est échappé de tes mains. Hommes de paix, comment ne contemplerions-nous pas dans un saint tremblement l'étendue des miséri-cordes de notre Dieu ? Nous sommes mille fois plus coupables envers lui, que ces malfaiteurs, selon la justice humaine, qui sont conduits au travers des villes et dans les places publiques, couverts de tous les signes de l'infamie, et que l'on force de confesser hautement leurs crimes aux pieds des temples et de toutes les puissances qu'ils ont méprisées. Nous devrions comme eux, et avec mille fois plus de justice qu'eux, être traînés ignominieusement au pied de toutes les puissances de la nature et de l'esprit ; nous devrions être amenés comme des criminels devant toutes les régions de l'univers, tant visibles qu'invisibles, et recevoir en leur présence, les terribles et honteux châtiments que méritent avec justice nos effroyables prévarications ; mais au lieu d'y trouver des juges redoutables, armés de la vengeance, qu'y rencontrons-nous ? Un roi vénérable dont les yeux annoncent la clémence, et dont la bouche ne cesse de prononcer le pardon pour tous ceux qui seulement veulent bien ne point s'aveugler au point de ne se pas croire innocents. Loin de vouloir que nous portions plus longtemps les vêtements de l'opprobre, il ordonne à ses serviteurs de nous rendre notre première robe, de nous mettre un anneau au doigt et des souliers à nos pieds, et, pour le déterminer à nous combler de pareilles faveurs, il suffit que, comme de nouveaux enfants prodigues, nous reconnaissions ne pas pouvoir trouver dans la maison des étrangers le même bonheur que dans la maison de notre père. Hommes de paix, comment ne contemplerions-nous pas dans un saint tremblement l'étendue de l'amour et des miséricordes de notre Dieu ! Et comment ne formerions-nous pas une sainte résolution de rester à jamais fidèles à ses lois et aux bienfaisants conseils de sa sagesse ? Non, je ne peux aimer que toi, Dieu incompréhensible dans ton indulgence et dans ton amour ; je ne veux plus aimer que toi, puisque tu m'as tant pardonné ; je ne veux plus trouver d'autre lieu de repos que le sein et le cœur de mon Dieu. Il embrasse tout par sa puissane, et quelque mouvement que je fasse, je trouve partout un appui, un secours et des consolations, parce que sa source divine verse partout à la fois tous ces biens. Il s'élance lui-même dans le cœur de l'homme, il ne s'y élance pas une seule fois, mais constamment et par des actes réitérés. C'est par là qu'il engendre et multiplie en nous sa propre vie, parce qu'à chacun de ces actes divins, il établit en nous des rayons purs et extraits de sa propre essence, sur lesquels il aime à se reposer, et qui deviennent en nous les organes de ses générations éternelles. De ce foyer sacré, il envoie dans toutes les facultés de notre être de semblables émanations qui, à leur tour, répétant sans cesse leur action dans tout ce qui nous compose, multiplient ainsi continuellement notre activité spirituelle, nos vertus et nos lumières. Voilà pourquoi il est si utile de lui élever un temple dans notre cœur. Ô hommes de paix, ô hommes de désirs, unissons-nous pour contempler dans un saint tremblement l'étendue de l'amour, des miséricordes et des puissances de notre Dieu.




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