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Traité de la réintégration des êtres

créés dans leurs primitives propriétés, vertus et puissances spirituelles divines
Martines Pasqually
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TRAITÉ DE LA RÉINTÉGRATION DES ÊTRES – 7

      Je vais donc entrer dans le vrai détail du genre de prévarication d'Adam, ainsi que vous le désirez, avec la même certitude qu'il m'a été donné et enseigné par un de mes fidèles amis et protecteurs de la vérité et de la sagesse. Adam, premier homme-Dieu de toute la terre et de tout être créé qui l'habite, fit réellement une opération terrible, en créant une forme à son image et ressemblance de forme corporelle. Toutefois, cette forme ne fut point glorieuse, elle ne put être que forme de matière apparente et même très imparfaite, relativement à l'imperfection de l'acte de sa volonté. Cette opération imparfaite aurait été peut-être moins punie du Créateur, si Adam n'avait pas abusé injustement de la grande puissance que le Créateur avait mise en lui et de laquelle l'Eternel lui avait promis avec serment qu'il agirait avec lui dans toutes les opérations qu'il ferait en son nom, et qu'il lui ferait sentir la certitude de sa promesse immuable, dans quelque circonstance où il eût besoin de son secours et de son appui pour consommer et couronner ses œuvres. C'est de cette promesse immuable qu'il est parti pour manifester sa puissance, que le Créateur lui avait donnée, soit envers tout être spirituel créé et tout être, à créer pour lui un corps imparfait, en faveur duquel Adam renouvela au Créateur la promesse immuable qu'il lui avait faite de venir couronner ses œuvres. Il lui fit commandement, par son immutabilité divine, qu'il eût à remplir la parole qu'il lui avait prononcée par sa propre et pure volonté de Créateur, en faveur de la création matérielle. Dieu, étant pris par la force de son serment et de son immutabilité, ne put éviter d'accomplir sa promesse sans dégénérer de sa toute-puissance Créateur, suivant la parole immuable qu'il lui avait donnée de joindre son opération spirituelle à l'opération temporelle d'Adam. Ainsi, le Créateur suivit l'opération d'Adam, quoique contraire à sa volonté. Il se comporta envers Adam, comme il le désirait, et lui accorda le couronnement de son premier ouvrage, en renfermant dans cette forme de matière un être mineur que ce misérable Adam a assujetti dans une prison de ténèbres y a rendu par ce moyen cet être mineur pensif et pensant susceptible de misère et de privations éternelle ou limitée.

      Le mot de « pensif » est une jonction intellectuelle à l'être mineur qui, de sa nature relativement à son émanation divine, est un être pensant entièrement dans l'immensité du Créateur, et la jonction intellectuelle qui est survenue intimement à cet être mineur pensant a fait dégénérer cet être premier à l'assujettissement d'être toujours pensif, par les notions intellectuelles qu'il reçoit, bonnes ou mauvaises, de la part de bons et mauvais esprits, et de n'être que par temps pensant par sa jonction entière avec l'esprit.

      Il ne faut point être surpris si le premier homme que nous nommons Adam est devenu après sa prévarication un être pensif. La chose est toute claire, ainsi que je l'ai déjà dit ci-dessus. Il doit être encore moins surprenant à sa postérité, que tous les êtres créés après lui mineurs soient tels qu'il est devenu à la fin de sa prévarication. Rien ne prouve mieux ce que je dis à ce sujet que les différentes façons de penser, d'agir et d'opérer parmi la postérité de ce premier père temporel. L'on peut se convaincre de cette vérité par les différentes nations, langues, cultes divins et matériels, les révolutions de la terre et de tous les corps qui l'environnent, qui varient et qui varieront constamment autant et comme la postérité générale et particulière d'Adam jusqu'à la fin des siècles, relativement aux lieux de ténèbres qu'ils habitent, et cela par la communication de cet être intellectuel dont l'homme est environné ; ce qui fait que cette postérité d'être pensant devenu pensif se méfie de l'inspiration bonne ou mauvaise qu'elle reçoit, soit du bon ou du mauvais esprit. Ce qui peut encore se prouver par l'exacte et intime communication que les hommes ont toujours eue par le passé et qu'ils auront jusqu'à la fin des siècles en s'instruisant les uns ou autres de la pensée qu'ils ont conçue, soit tendant au spirituel ou au matériel. Rien ne prouve mieux l'incertitude, l'inconstance et le doute que cette postérité a de sa défiance d'elle-même, et cela à cause de son avancement prématuré.




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