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Les ville saintes - L'Oracle de Delphes et l'Oracle de Force Astrale

article de P. G. (1931)
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Cet article a paru originellement dans le n°11 de la Revue des Polaires du 09 mars 1931. Il a été ressaisi et corrigé par France-Spiritualités. Reproduction de cette version interdite sans autorisation écrite.

      A seule fin de nous documenter sur la question delphique, dont nous avons commencé l'étude dans notre dernier Bulletin, nous avons demandé à nos Chefs, par l'intermédiaire de l'ORACLE DE FORCE ASTRALE, de nous donner quelques précisions sur l'Oracle antique de Delphes.

      Voici la réponse qui a été reçue :

      Ce que nous pouvons dire, c'est que l'Oracle de Delphes – dont le Temple se trouvait non loin d'Athènes – était "servi" à tour de rôle par 63 Prêtres d'Apollon. Ces Prêtres n'étaient que des Mages, d'une grande force magnétique, et leur savoir était immense.

      Là, les événements les plus importants étaient pévus et étudiés, afin de rechercher les "hommes du Destin" [Note de l'auteur : Nous avons traduit mot à mot. Par "hommes du Destin", il faut entendre les hommes susceptibles de prendre part aux événements importants indiqués par l'Oracle].

      Les plus grands artistes de l'époque cherchaient l'inspiration dans le Temple central de Delphes – et, souvent, ils étaient admis à faire partie de la "chaîne magnétique".

      Les 9 Chefs Suprêmes [Note de l'auteur : Nous retrouvons là la même organisation NUMÉRIQUE du Groupe Polaire Central] disposaient d'un Oracle de Force Astrale très puissant, qui fut détruit plus tard lorsque les Forces Supérieures le jugèrent nécessaire, les Mages ayant, à ce moment-là, perdu la Sagesse primitive.
      Les premières trahisons furent l'œuvre de trois femmes – trois sœurs, "fleurs d'Orient". Les traitres inconscients furent supprimés, mais l'ombre de la méfiance remplaça la foi sans limites ; et l'Oracle, par insuffisance de force magnétique, ne dit plus le "vrai". L'Ombre s'étendit sur la Lumière. L'Oracle de Force Astrale disparut... Et l'Oracle de Delphes qui avait donné une lumière si fulgurante, qui avait opéré les plus incroyables "miracles", qui avait guéri un nombre incalculable de malheureux, l'Oracle tomba en décadence, provoquant des crimes épouvantables, et causant des douleurs effroyables.

      Tout disparaît sous la poussière des Siècles.

      Tout, sauf Dieu.

      C'est donc un fait bien établi : les Neuf Chefs Suprêmes du Temple de Delphes avaient en leur possession un Oracle de Force Astrale – Oracle qui leur permettait de "communiquer" – de la même façon que les Polaires – avec des "Centres".

      Et pourtant, si on interroge l'Histoire, celle-ci parle exclusivement de la Pythie, Prêtresse-Médium, qui se mettait astralement en relation avec le Dieu de la Vaticination, et qui transmettait VERBALEMENT, aux Prêtres, ainsi qu'aux simples demandeurs admis dans le Temple, les ordres ou les Conseils d'Apollon.

      Or, on le conçoit, il n'y a rien de commun entre un pareil Oracle oral, rendu par une femme remplie d'une fureur sacrée, et cela au milieu des exhalaisons méphitiques sortant d'une fissure du sol de la caverne – il n'y a rien de commun, disons-nous entre cet Oracle médiumnique d'une part et, de l'autre, l'Oracle de Force Astrale qui est en notre possession : puisque ce dernier, on le sait, est ÉCRIT, ET RÉGI PAR UNE MÉTHODE MATHÉMATIQUE TRÈS PRÉCISE.

      Comment donc élucider ce problème qui, de prime abord, apparaît presque impossible à résoudre ?

      Les Sages, dans une Communication antérieure, ont précisé comme suit, en parlant des Oracles Sybillins :

      QUELQUES-UNS DE CES ORACLES ÉTAIENT OBTENUS PAR DES INSPIRATIONS CAUSÉES PAR DES AMBIANCES SPÉCIALES. LES AUTRES (Oracles écrits) ÉTAIENT DES ORACLES DE FORCE ASTRALE.

      La question apparaît dès lors sous un jour plus clair – puisqu'il est nécessaire – avant d'aborder l'historique de Delphes – de distinguer :

       L'Oracle Médiumnique, VERBAL, dont la Pythie était l'instrument ;
       L'Oracle de Force Astrale, ÉCRIT, dont le Groupe Central des Neuf était le dépositaire.


      On pourra objecter que chez les Chroniqueurs anciens qui rapportent les us et coutumes du Temple, aucun ne fait la moindre allusion à l'Oracle ÉCRIT. Remarque qui déroute tout d'abord, et qui, à elle seule, pourrait paraître suffisante pour ruiner la thèse que nous soutenons.

      Il n'en est rien, loin de là.
      Hérodote a soigneusement noté un grand nombre de réponses qui, au VIIe siècle avant J.-C., ont été dictées par la Pythie. Et dès ce moment, les Auteurs nous parlent continuellement de cette prétresse-médium, porte-parole des "Dieux" – nous préférerions dire pour être plus exacts, des "Centres".

      Mais au fait, avant cette date, avant le VIIe siècle, nulle part nous ne trouvons trace d'Oracle verbal. Ni Homère, ni Hésiode, ni même l'auteur de l'hymne homérique « A Apollon Pythien », n'ont connu de Pythie en délire, vaticinant dans la Grotte Sacrée. Or, ces Pythies étaient généralement originaires d'Asie Mineure, de ce même pays où "Homère" avait vu le jour : et on pense bien que le poète n'aurait point oublié de noter ce fait s'il avait pu en avoir connaissance, car ce trait était tout à l'honneur de sa terre natale. Il n'en dit cependant rien. Au temps d'Homère, Pytho était un sanctuaire vénéré, où Agamemnon était allé consulter Apollon. Mais l'Iliade ne fait aucune allusion aux rites qui se sont déroulés à cette occasion.
      D'autre part, Hésiode –- type parfait de l'Arien : froid, objectif, observateur, impitoyable analyste –- ne parle pas davantage de la Pythie, et cependant il vécut aux pieds même du Parnasse, tout près de Delphes.

      On ne saurait donc admettre, à Delphes, aux temps archaïques, du fait même du silence des Chroniqueurs, l'existence d'un Oracle VERBAL.

      Si les vieux historiens traitant des questions delphiques n'ont parlé ni de la Pythie, ni de sa mise en scène si apte cependant à frapper l'imagination primitive, c'est que cette Pythie N'EXISTAIT PAS avant le VIIIe siècle.

      Et nous pouvons donc en conclure qu'à ces périodes, le Groupe Delphique des 63 était uniquement guidé par l'Oracle de Force Astrale.

      Aux indications très précises des Sages que nous avons rapportées – aux conclusions logiques que nous venons de dégager – vient s'ajouter maintenant une autre preuve, absolument irréfutable : nous voulons parler des tablettes de plomb ou d'étain trouvées au cours de certaines fouilles à côté de Temples apolloniens ; et ces tablettes laissent apparaître au verso de la plaque la question ÉCRITE posée à l'Oracle –- et au recto la réponse du "Dieu".

      C'était d'ordinaire au soir que celui qui avait été admis à interroger l'Oracle remettait au Secrétaire du Temple la tablette sur laquelle était gravée la question – et le LENDEMAIN MATIN, ce même Secrétaire la rendait à l'intéressé, avec copie de la réponse au verso de la plaquette. D'après ce seul détail, on peut conclure à la lenteur du procédé oraculaire de Delphes : il est certain que "l'Opérateur" grec – de même que l'opérateur Polaire qui détient actuellement la Méthode – avait à faire de très longs calculs.

      Il est également curieux de noter qu'il n'éait point indispensable que le demandeur fût présent dan le Temple, de même que pour l'Oracle de Force Astrale "Polaire", la demande peut être transmise, soit par courrier, soit par un intermédiaire quelconque. Et à Delphes, lorsque la réponse devait être rapportée par un messager, la tablette était scellée, de façon à assurer le secret.

      Plusieurs de ces demandes et de ces réponses oraculaires nous sont parvenues. Les questions étaient d'ordinaire très précises ; parfois, elles relevaient de préoccupations mystiques ; à une certaine époque, elles s'avèrent assez prosaïques et mesquines.

      Si la Parole des Sages, si une nette compréhension de l'histoire, et si des récentes découvertes archéologiques nous permettent à l'identité absolue de l'Oracle de Delphes et de l'Oracle de Force Astrale "Polaire", il nous reste encore à étudier la si tragique question de la décadence de l'Oracle antique d'Apollon. Et nous considérons que c'est là un point essentiel que nous aborderons et que nous mettrons en lumière dans notre prochain Bulletin.

      Car le passé n'est pas seulement une matière à érudition – il est souvent une leçon, du moins pour les "hommes de bonne volonté" que nous espérons être.




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