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Le Génie et le Vieillard des Pyramides

Anonyme
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TRÉSOR DES SCIENCES OCCULTES
INTRODUCTION (2/5)

      J'étais absorbé dans les plus tristes réflexions, lorsqu'un bruit léger se fit entendre à quelques pas de moi, une dalle de pierre se détacha de la pyramide et tomba sur le sable ; je me tournai de ce côté, et à la clarté d'un petit fanal qu'il portait dans sa main, j'aperçus un vieillard vénérable qui sortait de la pyramide ; une barbe blanche tombait sur sa poitrine, un turban couvrait sa tête, et le reste de son costume m'annonça que c'était un Mahométan. Il jeta les yeux autour de lui, et avançant quelques pas, il heurta contre le cadavre d'un de mes malheureux compagnons d'infortune. Ô ciel ! dit-il en langue turque, un homme ; il se baissa, il est mort : il leva les yeux au ciel en disant : ô Allah ; il découvrit ensuite les autres, il examina avec attention s'il n'en rencontrerait point un qui respirât encore, et pour s'en assurer, je voyais sa main qui se portait vers la région du cœur. Ce bon vieillard reconnaissant qu'ils avaient tous cessé de vivre, poussa un gémissement douloureux et des larmes sillonnèrent ses joues ; il allait retourner sur ses pas et rentrer dans la pyramide, le désir de conserver mes jours se fit sentir, j'avais déja fait le sacrifice de ma vie, mais l'espérance rentra dans mon cœur, et rassemblant toutes mes forces, je l'appelai, il m'entendit, et tournant son fanal de mon côté, il m'aperçut et s'avança vers moi en me tendant la main ; je la saisis et la pressai de mes lèvres. Il vit que j'étais blessé, que le sang coulait de la blessure que j'avais à la tête. Il posa sa lanterne à terre, et détachant sa ceinture, il m'en couvrit le front ; il m'aida ensuite à me lever : j'avais perdu beaucoup de sang, j'étais d'une faiblesse extrême, j'avais peine à me soutenir. Il me mit son fanal dans la main, puis me prenant dans ses bras il me porta près l'ouverture de la pyramide par laquelle il était sorti : il me déposa doucement sur le sable, me serra très amicalement la main, et me fit entendre par un signe qu'il allait entrer dans la pyramide et revenir promptement. Je rendais grâces au ciel de ce secours inespéré qu'il m'envoyait, lorsque le vieillard reparut tenant à sa main un flacon : il en ôta le bouchon, puis il versa quelques gouttes de liqueur dans une coupe et me la donna à boire : un parfum délicieux se répandit autour de moi ; à peine cette liqueur divine eut-elle pénétré dans mon estomac que je me sentis renaître, et que j'eus assez de force pour entrer dans la pyramide avec mon bienfaisant et généreux conducteur.

      Nous nous arrêtâmes un instant. Il fut replacer la pierre qui était tombée, il l'assujétit avec une barre de fer ; ensuite il me prit par le bras, et nous descendîmes par une pente assez douce dans l'intérieur de la pyramide ; après avoir marché quelque temps par le même chemin, qui faisait plusieurs sinuosités, nous arrivâmes à une porte qu'il ouvrit par un secret ; il la referma avec soin, et ayant traversé une salle immense, nous entrâmes dans une autre pièce, une lampe était suspendue à la voûte ; il y avait une table couverte de livres, plusieurs sièges à l'orientale, et un lit de repos ; le bon vieillard m'y conduisit, me fit asseoir, et posant sa lanterne sur la table, il ouvrit une espèce d'armoire d'où il tira plusieurs vases.

      Il s'approcha de moi, m'invita à quitter mes vêtements avec une attention, une complaisance dont on trouverait difficilement un second modèle, et après avoir examiné mes blessures, il y mit un premier appareil avec plusieurs baumes renfermés dans ces vases dont j'ai déjà parlé. A peine furent-ils appliqués sur mes bras et ma tête, que les douleurs se calmèrent. Il m'invita à m'étendre sur le lit de repos, et bientôt le sommeil bienfaisant et réparateur vint s'appesantir sur mes paupières, et j'en goûtai toutes les douceurs.

      Lorsque je me réveillai, je regardai autour de moi, et je vis le bon vieillard assis à mes côtés, et qui n'avait pas voulu prendre de repos tandis que je dormais, tant il craignait que je n'eusse besoin de secours. Je lui en témoignai toute ma reconnaissance, par les signes les plus expressifs ; il me fit entendre, de la même manière, que je devais rester tranquille. Il me donna une nouvelle potion de ces cordiaux dont j'avais déjà éprouvé les heureux effets ; ensuite il me regarda avec une extrême attention, et reconnaissant qu'il n'y avait rien à craindre pour ma vie, il me serra affectueusement la main, et se coucha sur des coussins qui étaient de l'autre côté de la chambre où nous étions, et bientôt je l'entendis qui dormait d'un sommeil aussi profond que paisible.

      Ô bienfaisance, disais-je en moi-même ; tu es la vertu par excellence, et une émanation pure de la divinité ; tu réunis, tu rapproches les humains, et tu leur fais oublier les maux auxquels ils sont en proie ; par toi, ils renaissent au bonheur, ou plutôt tu es ce bonheur, objet de tous leurs vœux et de tous leurs désirs.

      Mon hôte fit un mouvement et se leva. Il vint à moi, sourit en me voyant dans un état de calme et de tranquillité qui ne lui laissait aucune crainte sur mon existence. Il me fit entendre qu'il allait me quitter pour sortir de la pyramide, et voir ce qui se passait au-dehors. Il apporta près de moi ce qu'il jugea m'être nécessaire, si j'éprouvais quelque besoin, et me laissa seul.




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