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La voie de l'occultiste - Tome 2

Annie Besant
© France-Spiritualités™






FRAGMENT III : LES SEPT PORTAILS
Chapitre XXVI : La voie de l'Arya

      Sur le sentier du Sowan, ô Srotapatti, tu es en sûreté. Oui, sur ce Marga où le pèlerin fatigué ne rencontre qu'obscurité, où saignent les mains déchirées par les épines, où les pieds sont coupés par les silex aigus et durs, et où Mara dirige ses armes les plus fortes, là, immédiatement au delà, attend une grande récompense.
      Calme et immuable, le pèlerin se laisse porter par le courant ascendant qui mène au Nirvana. Il sait que plus ses pieds saigneront, mieux il sera lavé lui-même. Il sait bien qu'après sept courtes et rapides naissances, le Nirvana sera à lui...
      Tel est le sentier de Dhyana, le port du Yogui, le but béni auquel aspirent les Srotapattis.


      Charles Webster Leadbeater : « Sowan » est encore une expression bouddhiste : elle a le même sens que « Srotapatti » : l'homme qui a reçu la Première Initiation. Au terme de ce qui est appelé ici le sentier de dhyana – c'est-à-dire la méditation qui lui permet de s'élever d'une manière continue à travers les divers niveaux du plan bouddhique, il reçoit la Quatrième Initiation ; puis, sans tarder, il entre dans le plan nirvanique.

      Il ne s'y arrête pas cependant, mais s'engage dans le Sentier de l'Arhat qui mène à la porte de Prajna. Ce terme s'applique sans doute au rejet de la dernière entrave, c'est-à-dire l'ignorance ou avidya. Le traduire par « ignorance », avons-nous fait observer, n'est pas très heureux ; « privation de sagesse » eût mieux valu. L'idée est celle-ci : quelles que soient les connaissances acquises par l'homme concernant les choses observées de l'extérieur, il est encore ignorant ; mais, quand son savoir est acquis par l'observation intérieure, quand il se trouve en présence du même Moi, de l'Unique, également présent en chacun, il perçoit le caractère profond de toutes ces choses ; il est devenu un sage.

      Jnana, c'est la sagesse, et dans le mot prajna, jna a le même sens, le pra étant un préfixe comportant l'idée d'activité ou de progression. C'est pourquoi prajna est tantôt traduit par « conscience », tantôt par « intelligence », « discernement », ou simplement « sagesse ».

      Pratiquement, cela ne veut pas dire que l'Adepte sache tout, mais qu'Il dispose à volonté de toute connaissance. Par exemple, le maître Morya, quand j'ai eu pour la première fois le privilège de Le rencontrer, parlait anglais très imparfaitement et avec un fort accent. Depuis lors, Il est arrivé à S'exprimer avec beaucoup plus d'aisance, bien que l'accent n'ait pas tout à fait disparu. Le Maître Kouthoumi a toujours parlé anglais très correctement et sans le moindre accent, mais avec une ou deux petites particularités, comme on pourrait en constater chez toute personne, et qui permettent de reconnaître Son style.

      J'ai gardé le souvenir d'une de mes premières expériences. L'un des Maîtres désirait envoyer une lettre, écrite en tamil. Ne connaissant pas cette langue, il chargea un de Ses disciples qui, lui, la connaissait, de formuler mentalement ce que son Maître voulait exprimer. Puis le Maître suivit dans le mental de l'élève la manière dont les pensées s'exprimaient, et ainsi « précipita » une lettre correcte, bien que dans Son corps, Il ignorât la signification des symboles écrits.

      Je me souviens que ma dévotion et mon respect furent légèrement choqués à l'idée qu'un Maître pouvait ignorer le tamil ; mais je découvris très vite que pour un Adepte, tout connaître en se plaçant à notre point de vue n'en vaut pas la peine. Je me rappelle encore le mot d'un homme extrêmement intelligent au sujet d'un point d'astronomie ou d'une autre science. A l'un de ses amis étonné qu'il ignorât cette question et qui lui disait : « Est-il possible que vous ne sachiez pas cela ? », il répondit : « Non, je l'ignorais. Bien plus, maintenant que vous me l'avez dit, je vais mettre cette pensée de côté et probablement l'oublier complètement. Mon cerveau ne peut contenir plus d'une certaine somme de connaissances, or j'entends me spécialiser dans une branche de mon choix ».

      La capacité cérébrale n'étant pas illimitée, il est peu judicieux d'amasser une foule de connaissances à peu près étrangères à votre vie et à votre travail. J'ai connu un jeune homme qui me dit avoir lu avec beaucoup d'ardeur les livres faisant partie d'une bibliothèque du nord de l'Angleterre, bien montée en ouvrages de référence, jusqu'au jour où il calcula le temps qu'il mettrait simplement à lire les ouvrages dont il voulait entreprendre l'étude dans cette seule bibliothèque. Il découvrît qu'en se consacrant à cette tâche pendant huit heures chaque jour, il lui faudrait la durée d'environ cinq cents vies. Il résolut alors de choisir ses lectures avec grand soin.

      Quelles connaissances acquérir ? C'est là un des grands problèmes de l'existence. Le Karma place à notre portée tout ce que nous avons besoin de savoir pour nos progrès immédiats. Il nous est possible d'aller plus loin et de donner notre temps et notre énergie à une étude qui, sans avoir d'utilité pour nous-mêmes, peut avoir de l'importance pour d'autres. Plus nous apprenons, plus nous nous rendons compte de l'effet paralysant produit par l'immensité des choses. Nous sommes pareils à de petits insectes dans une vaste salle qu'ils contemplent, cantonnés dans un de ses angles.

      En examinant une longue série de vies, nous avons eu dans une certaine mesure le sentiment de cette immensité. Etant donné les longues périodes considérées, nous devions, pour les délimiter, nous servir de la précession des équinoxes ; les astronomes la fixent à environ vingt-cinq mille ans, mais la vision supérieure nous montra qu'elle est de trente-et-un mille ans. Si, dans ces questions, les données scientifiques sont inexactes, c'est que les recherches n'ont porté que sur une durée assez faible – quelques centaines d'années ou quelques milliers d'années si l'on tient compte des annales chaldéennes. Les observations se sont ainsi trouvées réduites à un très petit arc de cercle, dont il fallait déduire l'ensemble, si bien que la moindre erreur d'approximation se trouve bien des fois multipliée. Encore n'est-ce rien auprès de l'Age de Brahma, c'est-à-dire 311.040.000 millions d'années. Enfin, les plus grandes distances que nous puissions imaginer ne sont rien en comparaison des années-lumière qui séparent les étoiles.

      Les savants offrent, il me semble, deux classes ou types. Les uns s'instruisent en accumulant une foule de connaissances. Les autres s'entourent d'un certain nombre de livres bien choisis et savent y trouver les renseignements dont ils ont besoin. Le savoir de l'Adepte est un peu du second type. Il ne possède pas nécessairement une bibliothèque, mais Il a la faculté de savoir presque en un instant ce dont Il a besoin. Veut-Il connaître un objet donné, Il peut S'unir à cet objet, le pénétrer à fond, puis observer à loisir les détails secondaires.

      En envisageant le sujet, l'Adepte se trouve sur un plan supérieur ; nous pourrions donc supposer, à notre niveau inférieur, que bien des choses doivent Lui échapper. Il me semble possible que si un Adepte Se trouvait en ce moment parmi nous, nous constaterions que sur certaines questions nous en savons plus que Lui. Si au contraire nous nous occupions des réalités, du côté profond des questions, de la compréhension de ce qu'elles offrent d'essentiel, le Maître serait plus instruit que le plus savant d'entre nous. Essayons de comprendre cela, en prenant pour exemple les études géologiques. L'étudiant achète une série de manuels et passe des mois, peut-être des années à les apprendre. Que ferait un Maître qui voudrait connaître la géologie ? Dans une région indéterminée du plan bouddhiquee ou du plan nirvanique, Il saisirait l'idée fondamentale de Ia géologie et S'unirait à cette idée ; ensuite, établi dans ce poste d'observation, Il aurait à Sa portée tout détail dont il pourrait avoir besoin. Par conséquent, si quelques-uns d'entre nous peuvent avoir des connaissances inconnues de tel ou tel Maître, Il dispose par contre de moyens d'information qui diffèrent des nôtres.

      Un Adepte voulant donner aux buts très précis qu'il cherche toujours à atteindre Ses énergies physiques et Son temps, peut très bien laisser de côté beaucoup de choses et ne pas s'en occuper. Ce n'est pas tout : il faut encore tenir compte que Sa conscience est non seulement plus étendue que la nôtre, mais aussi d'une autre nature, et sans doute tout à fait indescriptible pour nous qui n'avons pas encore atteint cette condition.

    En règle générale, sept vies séparent encore l'Arhat de l'Adeptat, mais il n'est pas nécessaire qu'il les passe dans un corps physique ; s'il est obligé de descendre jusqu'au plan astral, rien ne le force à prendre pour les sept vies en question un véhicule matériel. Se trouvant dans le corps astral, il a la faculté de jouir, à un moment quelconque, de la conscience nirvanique : seulement, comme dans le corps physique on ne peut s'élever qu'au plan immédiatement inférieur à celui que l'on atteindrait dans le corps astral, l'Arhat incarné physiquement doit, pour faire cette expérience nirvanique, abandonner son corps pendant le sommeil ou pendant la transe. La conscience de l'Arhat a pour niveau normal le plan bouddhique. Parle-t-il à quelqu'un sur le plan physique, ou se livre-t-il à un travail qui exige de l'attention, il fixe sa conscience sur le cerveau physique, mais s'il l'en détourne et se repose un instant, elle retombe à son niveau normal. Comme toute une série de plans lui sont ouverts, il peut fixer le foyer de sa conscience, à son gré, sur un niveau quelconque ; cependant, il y aura toujours à l'arrière-plan une certaine conscience bouddhique ou nirvanique.

      Il faut se garder des erreurs d'appréciation, quand il s'agit de personnes qui emploient habituellement la conscience supérieure. Il est arrivé qu'une personne semblable, à qui l'on parlait et qui ne répondait pas immédiatement d'une façon compréhensible, ait été mal jugée, son attention se trouvant pour l'instant ailleurs. Dans ces conditions, elle donne parfois à l'observateur une impression de froideur et d'éloignement. Mieux vaut s'appliquer à comprendre ce qui se passe, et, si la réponse donnée révèle une préoccupation, se retirer et renouveler à un autre moment notre tentative. Bien souvent, m'approchant du Maître, dans Sa demeure, j'ai constaté à l'apparence de son aura, qu'Il était occupé. Dans ce cas, on attend le moment où le Maître cesse de l'être ou bien l'on va se livrer à un travail différent et l'on revient ensuite.

      Dans ce passage et d'autres similaires, je trouve assez pénibles les descriptions symboliques du pèlerin fatigué, déchiré par les épines, baignant dans le sang, et ainsi de suite. Bien entendu, c'est en termes assez matériels une manière de symboliser les difficultés que dans une certaine mesure les aspirants éprouvent tous, mais j'aimerais mieux employer des images plus agréables. Naturellement les gens sont divers et nous reconnaissons que telle phrase qui semble aux uns presque répugnante est acceptée sans façon par les autres. Je n'ai jamais pu me faire au symbolisme des Soufis, où il est toujours question de boire du vin, ni à certaines pages symboliques des Pouranas, symbolisant d'une façon tout à fait grossière la dévotion des Gopis envers Shri Krishna. Je sais fort bien ce qu'entend le Soufi : de même que l'homme gorgé de vin oublie tout le reste, il doit être rempli de la sagesse divine jusqu'à ce qu'elle devienne tout pour lui. Je préfère dire avec le psalmiste : « Comme le cerf brame après les eaux courantes, ainsi mon âme soupire après vous, ô Dieu (70). »


      Il n'en est pas ainsi quand il a franchi et gagné le Sentier de l'Ahrat.
      Là Klesha est détruit à jamais, les racines de Tanna sont arrachées. Mais attends, disciple... encore un mot.
      Peux-tu détruire la divine compassion ? La compassion n'est pas un attribut. C'est la loi des lois, l'harmonie éternelle, le Soi d'Alaya ; une essence universelle et sans rivages, la lumière de la justice inaltérable, l'à-propos en toutes choses, la loi de l'éternel amour.
      Plus tu deviens un avec elle, ton être fondu dans son être, plus ton âme s'unit avec ce qui est, et plus tu deviendras compassion absolue.
      Tel est le Sentier Arya, le Sentier des Bouddluis de perfection.


      A ce passage, Mme Blavatsky ajoute une note : « Klesha est l'amour du plaisir ou de la jouissance mondaine, bonne ou mauvaise », et puis : « Tanna, la volonté de vivre, ce qui cause la renaissance ». Dans leur sens technique, les Kleshas sont regardés par les Hindous comme les cinq formes sous lesquelles se manifeste l'attachement pour notre bas monde, elles constituent sur le sentier les grands soucis et les grands obstacles. Nous en avons parlé dans nos commentaires du premier fragment. Tanha, je veux encore l'expliquer ici, est la soif éprouvée par l'ego pour les fortes vibrations de l'existence matérielle, qui, dans les premières phases de son évolution, contribuent à l'amener à une compréhension plus nette de sa propre existence.

      Une autre note est relative à la compassion ; la voici :

      Cette compassion ne doit pas être regardée sous le même jour que « Dieu, l'amour divin » des Théistes. La compassion est ici une loi abstraite et impersonnelle, dont la nature, étant l'harmonie absolue, est jetée en confusion par la discorde, la souffrance et le péché.

      Il m'a toujours semblé qu'ici notre grande fondatrice n'a pas tout à fait rendu justice aux Théistes. Il ne faut pas, dit-elle, penser à la Compassion Absolue comme étant Dieu, l'Amour Divin. Pour ma part, je crois que c'est bien ainsi qu'il faut y penser, mais en même temps, qu'il faut nous former de Dieu, de l'Amour Divin, une idée plus grandiose et plus élevée que ne l'ont fait beaucoup de gens.

      Dans bien des ouvrages de dévotion, cette idée revêt un caractère singulièrement personnel. Dans certains livres de piété catholiques romains, comme dans ceux des Quiétistes, nous trouvons des expressions comme « Christ, l'Amant de son Eglise », qui semblent plus appropriées aux amours humaines sur le plan physique. Dans l'Inde, les sectateurs de Chaitanya et d'autres aussi font usage d'expressions matérielles analogues : ils parlent d'un amour qui ressemble à l'amour humain, mais glorifié.

      C'est à quoi pensait probablement Mme Blavatsky quand elle nous engageait à ne pas identifier la compassion absolue avec l'idée d'amour divin. L'amour divin est bien plus intense que cela, mais trop abstrait pour être exprimé en paroles ; ce n'est pas une qualité de Dieu, mais Dieu Lui-même ; Il est tout amour et rien n'existe qui ne soit amour. Je pense donc que cette compassion absolue est simplement ce que nous entendons par Dieu – non pas un Dieu personnel, mais l'ultime Réalité qui est au fond de toutes choses. Et, parce que c'est l'amour absolu, nous qui sommes un avec tous nos semblables, nous devons sentir la nécessité de les aider.


      Cependant, quel est le sens des manuscrits sacrés qui te font dire : « Aum ! Je crois que ce n'est pas tous les Arhats qui cueillent les doux fruits du sentier nirvanique. »
      « Aum ! Je crois que les Bouddhas n'entrent pas tous au Nirvana-dharma. »
      Oui, sur le sentier Arya tu n'es plus un Strotapatti ; tu es un Bodhisattva. Le fleuve est traversé.


      Quand il est dit que les Bouddhas n'entrent pas tous dans le nirvana-dharma, le terme bouddha est pris dans un sens général et signifie les hommes illuminés, éclairés ou sages. « En phraséologie bouddhiste du nord », dit Mme Blavatsky, « tous les grands arhats, Adeptes et Saints reçoivent le nom de Bouddhas. » Les mots « Tu es un Bodhisattva » s'adressent donc à celui qui se prépare à devenir un bouddha, dans le sens général ; on peut considérer ce terme comme l'équivalent d'Arhat. Ici le texte parle du sentier arya, tandis que plus haut il disait « le sentier arhata ». Arya signifie noble, et il se peut que le terme arhat appliqué à ce sentier garde un peu de son sens général (« digne » ou « vénérable ») ; ce ne serait donc pas simplement le sentier de l'Arhat mais encore le sentier vénérable ou noble, à ne pas confondre avec l'autre sentier (l'acceptation du nirvana) qu'Aryasanga ou celui qui reproduit ses paroles a, comme nous l'avons constaté, une tendance à dédaigner.

      Le mot bodhisattva, je le répète, présente au moins trois sens, dans l'un desquels il désigne dans la Hiérarchie la fonction du Bouddha futur, actuellement Instructeur des Dévas et des hommes pour une race-mère donnée. Une note de Mme Blavatsky ajoute ici que « le sentiment populaire attache avec raison à ce grand être plus de vénération même qu'à un Bouddha parfait ». Le Bouddha exerce bien entendu des fonctions plus exaltées, mais, comme le Bodhisattva, qui pour notre race-mère est Notre Seigneur Maitreya, est le grand Instructeur des mondes inférieurs, on peut dire de Lui qu'Il est plus directement et plus étroitement en rapport avec eux, et, par suite, que dans leur dévotion Il tient une place plus vitale et plus active. De même, l'affection et la fidélité témoignées à tel prince, gouverneur d'une province, peuvent être plus vives que les sentiments éprouvés pour le grand empereur lointain que l'on voit rarement ou jamais.

      On a souvent demandé : « Les Bouddhistes rendent-ils un culte au Bouddha ? » Le Colonel Olcott, en écrivant Le Catéchisme bouddhiste, eut à répondre à cette question : « Le Bouddha était-il Dieu ? » A sa réponse négative, les Bouddhistes birmans trouvèrent à redire : les Bouddhistes cinghalais l'approuvèrent. A Ceylan, Notre Seigneur le Bouddha est regardé comme le type de l'Homme Parfait, comme un Instructeur vénéré par tous avec la reconnaissance la plus profonde. Mais en Birmanie, la religion présente un caractère plus dévotionnel. A un certain point de vue, ces deux opinions sont justes. Tous les hommes sont essentiellement divins ; dans les hommes imparfaits la divinité est voilée, mais Dieu resplendissait dans Notre Seigneur le Bouddha.

      Ces différences locales, philosophiques et dévotionnelles, sont dues au tempérament des populations habitant ces deux contrées. Le Bouddhisme présente ces deux aspects. Toute grande religion a commencé par suffire à toutes les catégories d'hommes ; mais invariablenment, au cours des siècles, certaines parties ou certains aspects de la doctrine passent au second plan, tandis que d'autres sont mis en relief. Aujourd'hui, le Christianisme répond presque exclusivement au type dévotionnel ; du savoir et de la philosophie qu'il possédait sous la forme de l'enseignement gnostique, il reste fort peu de chose. La religion mahométane fait également appel tout d'abord à la dévotion, bien que l'on trouve une philosophie dans le soufisme. Il en est ainsi de la religion juive ; cependant, le Talmud présente un système philosophique. De toutes les religions, c'est peut-être l'Hindouisme seul qui offre aujourd'hui avec autant d'éclat que de ferveur et simultanément les aspects philosophique et dévotionnel.


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(70)  Psaumes, 42:1.




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