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Le développement de l'âme

Alfred Percy Sinnett
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CHAPITRE X :
LE SYSTÈME AUQUEL NOUS APPARTENONS (3/3)

Les sept grandes chaînes planétaires ont une évolution indépendante et leurs activités ne s'entremêlent pas durant leur cours normal. Mais l'aide mutuelle est la loi de la vie dans tout le système ; aussi les diverses chaînes ne sont-elles pas rigoureusement privées de l'appui possible qu'elles peuvent se prêter mutuellement. Un seul exemple de cette communication interplanétaire suffira et, il est important de l'expliquer correctement, si nous voulons essayer de comprendre l'histoire de notre propre évolution. Le système de Vénus, nous l'avons dit, est dans la septième ronde de son cinquième manvantara, tandis que les habitants de la terre sont à présent dans leur quatrième ronde. Ceci veut dire que l'humanité de la chaîne de Vénus avait déjà atteint un niveau spirituel infiniment supérieur au nôtre, à l'époque des premières phases de notre évolution. Il arriva alors que quelques représentants de l'humanité la plus élevée de la chaîne de Vénus profitèrent de possibilités inhérentes à des plans spirituels infiniment élevés et communs à tout le système solaire pour se transporter, passagèrement, sur cette terre, pendant une partie de la troisième race et le commencement de la quatrième ; c'est ainsi qu'ils contribuèrent à l'instruction et à la direction de notre humanité.

      Le lecteur, qui abordera pour la première fois ces conceptions pourra s'étonner que, dans la marche évolutive de cette période mondiale, un si profond abîme ait pu séparer l'humanité primitive de l'humanité actuelle ; c'est à cette dernière qu'appartiennent déjà ces Maîtres de Sagesse qui ont franchi, autant que nous pouvons en savoir, des altitudes spirituelles comparables à celles d'où descendirent nos instructeurs de Vénus. L'explication se trouve, dans ce fait, qu'avant d'avoir atteint le point médian de tout manvantara, le processus d'évolution doit être considéré comme une descente progressive dans les différenciations de la matière. Nul être, si avancé soit-il dans l'évolution spirituelle, ne pouvait entreprendre de distancer considérablement ses compagnons avant que ne fût dépassé le point tournant du manvantara. La voie s'ouvrait alors librement devant lui. Il devenait possible à tout être, doué d'aptitudes spéciales, d'achever son complet développement dans une série d'existences relativement très courte ; alors que la Nature assigne libéralement, à l'humanité de nos races terrestres, toute la seconde moitié du manvantara pour accomplir cette œuvre. Avant le point médian de notre manvantara – c'est-à-dire avant la période moyenne de la grande race mère qui précéda la nôtre – il n'y eut point d'Adeptes appartenant à notre famille humaine ; en sorte que jusqu'à l'avènement de la grande race atlante, ou quatrième race mère, la chaîne terrestre n'eut à compter, pour sa haute direction spirituelle, que sur l'aide venue de dehors.

      Le cours des progrès de l'humanité pendant cette période mondiale, par conséquent l'histoire des grandes races, serait mieux étudié dans les ouvrages théosophiques s'occupant spécialement de l'examen de ce magnifique développement. Néanmoins, si le lecteur désire se représenter le tableau mental du système entier, chose indispensable pour comprendre la signification rationnelle de tout ce qui concerne le progrès individuel de l'entité humaine, il faut qu'il saisisse le caractère général de l'évolution. En outre il est fort intéressant de remarquer comment l'étude de la grande évolution des races se rattache à celle de l'édification complète du système (29).

      Sur la planète Mars où s'incarna l'humanité avant le début de la période d'activité terrestre, cette humanité habitait déjà des corps physiques, et était douée d'une intelligence suffisante pour exécuter des travaux d'architecture et de mécanique, sous la direction d'instructeurs appartenant à une évolution supérieure. Après avoir terminé son cycle sur cette planète, la race humaine commença son existence sur la nôtre dans des conditions qui ne rappellent en rien notre vie physique actuelle. Leurs véhicules de conscience étaient composés de matière éthérée, inaffectés par la chaleur et le froid, et non encore soumis aux lois de l'usure et de la réfection qui agissent dans les organismes plus denses de l'époque actuelle. Les première et deuxième grandes races appartenaient à cet ordre. Au cours de la troisième s'accomplit la condensation du véhicule physique de la conscience humaine. L'homme de la quatrième race fut, à son début, beaucoup plus grand qu'il ne l'est présentement ; il accusait déjà le modèle physique que nous lui connaissons et se divisait en deux sexes. Le processus d'évolution des rondes précédentes fut donc reparcouru, dans ces grands stades, pendant la ronde actuelle et d'un façon assez analogue à ce qui se produit dans la construction de chaque corps physique nouveau ; tous les étudiants de l'embryologie le savent.

      Il ne faut pas en conclure que toute la famille humaine de notre chaîne évolua absolument suivant le même plan, pendant la première moitié du manvantara actuel. Notre dernier manvantara, le troisième, ou manvantara Lunaire, ainsi nommé parce que la Lune était alors la planète physique de la chaîne, ne conduisit aucune de ses entités à des niveaux correspondants à ceux que l'humanité occupe aujourd'hui. Mais il donna, dans une certaine mesure, libre carrière au progrès individuel et, au moment de sa fin, laissa sa famille à différents degrés d'avancement.

      Les divers besoins de la situation furent pourvus de la manière suivante : les plus développées d'entre ces entités ne s'incarnèrent pas dans les premières rondes du manvantara actuel. Ces rondes servirent de champ d'activité, sur des niveaux inférieurs d'existence, aux entités moins développées et, alors que ces dernières profitaient d'une nouvelle occasion pour accomplir la tâche évolutive qu'elles n'avaient pu réaliser convenablement pendant le dernier manvantara, les entités plus développées jouissaient de périodes spirituelles auxquelles les moins avancés ne prenaient aucune part. Ces périodes spirituelles furent analogues à des rondes supplémentaires ; je n'entends pas dire qu'elles suivaient la marche de l'évolution autour des diverses planètes de la chaîne, mais qu'elles avaient une durée correspondante à des périodes de rondes. Elles furent au nombre de trois ; et durant ce temps les entités les moins développées trouvèrent dans le manvantara actuel des occasions de progresser supérieures à celles que leur avait offertes le précédent ; elles préparaient en même temps le terrain pour l'avènement de leurs frères aînés. Ceux-ci, parvenus déjà aux plus hautes possibilités du manvantara précédent, jouissaient, pendant le temps correspondant aux trois premières rondes, de conditions d'existence favorables à leur avancement spirituel. Ce ne fut donc qu'après ces trois longues périodes que les entités plus avancées du précédent manvantara s'incarnèrent dans celui-ci. Dans la phraséologie théosophique, on les appelle Pitris Lunaires de première classe. Ce terme devient parfaitement intelligible et significatif lorsqu'on se souvient que Pitris a la même étymologie que père et signifie ancêtre.

      La Lune n'est plus que le corps sans vie de la planète qui supporta jadis la puissante vague de vie de la famille humaine. Elle se trouve réduite à des proportions relativement minimes, car non seulement ses principes subtils se sont réincarnés dans la terre, mais une partie considérable de sa matière physique s'en est séparée pour fortifier le corps de son enfant ; nous savons déjà par quel moyen ce résultat fût obtenu.

      Les représentants les plus avancés de la famille humaine s'incarnèrent donc pendant la période médiane de ce manvantara, c'est-à-dire la période actuelle d'activité mondiale ; leur condition représentait alors le développement maximum réalisé dans le manvantara Lunaire (31), et en plus les progrès ultérieurs accomplis durant les trois périodes spirituelles. Pendant ce temps, les catégories qui s'incarnèrent dès les premières rondes de ce manvantara eurent l'occasion d'arriver assez près du même développement, tout en restant encore en arrière de cette première catégorie, que l'on peut considérer comme l'avant-garde et que représente actuellement la fleur de notre race. Ce sont aujourd'hui les plus avancés d'entre les intellectuels, ceux surtout qui, dès l'aurore de la vie terrestre, témoignèrent d'aptitudes spirituelles, de tendances spéciales à l'étude des plus hautes destinées de l'homme et des conceptions religieuses les plus élevées ; ce sont aussi spécialement ceux qui se sont adonnés à la philosophie occulte laquelle unit aux plus nobles aspirations une connaissance exacte des états hyperphysiques de l'existence. Nous pouvons donc considérer comme provenant de la première catégorie de Pitris Lunaires non seulement ceux qui, dès qu'ils en eurent la possibilité, devancèrent le reste de l'humanité et qui, profitant largement de la direction d'êtres plus évolués encore passèrent au rang d'Adeptes, mais aussi tous ceux qui, dans un sens quelconque sont leurs élèves, ou que leur genre de développement intellectuel et moral prédispose à devenir, après quelques incarnations encore, de futurs occultistes. Il ne faudrait pas en déduire qu'il soit impossible aux entités des autres catégories d'atteindre l'élévation spirituelle ; mais au stade d'évolution actuel, la grande majorité de ceux qui y parviennent sont des Pitris de première classe. Par la puissante force de l'évolution progressant à travers les rondes successives du manvantara, un grand nombre de Pitris des autres catégories accompliront graduellement certains progrès spirituels qui leur ouvriront une voie plus rapide vers les niveaux encore élevés accessibles pendant ce manvantara ; mais la première catégorie est appelée à les atteindre bien avant la fin du manvantara.

      A cette époque, très éloignée encore, il sera théoriquement impossible à tous les membres de la famille humaine, dont la différenciation en entités spécifiques a été accomplie au cours du manvantara Lunaire, d'atteindre le sublime sommet. Les seules entités qui pourraient y arriver sont celles qui ont émergé du règne animal, comme entités bien définies, pendant les premières rondes du manvantara actuel. En tenant compte du nombre énorme des humains, et les probabilités en cette matière équivalant presque à des certitudes lorsqu'on considère un champ d'action aussi vaste, l'on peut admettre que les trois cinquièmes des entités constituant la famille humaine, celles qui ont émergé du règne animal durant la première moitié du manvantara, et celles aussi qui ont eu pour ancêtres des Pitris de première classe, arriveront à ce degré d'avancement approprié que j'ai appelé les sommets sublimes de notre manvantara. Les deux cinquièmes restant auront à jouer, dans le manvantara suivant, un rôle assez analogue à celui qu'ont rempli les catégories supérieures de Pitris Lunaires au milieu du nôtre.

      Sur ces trois cinquièmes, la moitié environ arrivera à réaliser le progrès maximum que ce manvantara a pour but d'effectuer. Ce progrès élèvera chacun de ces élus dans une position si supérieure aux conditions de notre humanité actuelle que, par leur savoir, leur puissance et leur aptitude à exécuter les desseins du Cosmos, ils nous sembleraient, à nous, presque des êtres divins. Ils possèderont la pleine et entière compréhension de tous les pouvoirs, les forces et les capacités divines dont cette chaîne de mondes a été l'expression. Cette chaîne entière leur offrira dans ses manifestations matérielles, comme dans ses aspects astral et spirituel, un champ d'activité très familier. Ils pourront fonctionner, en pleine conscience, sur les plans de la Nature communs à tous ces mondes. Tous les globes de la chaîne leur seront aussi facilement accessibles que le sont actuellement pour l'homme, les différentes chambres de la maison qu'il habite. L'évolution morale, marchant de pair avec le développement de leur connaissance et de leur pouvoir, les mettra en parfaite harmonie avec la conception divine dont ce manvantara a été l'expression. Ils seront devenus des auxiliaires conscients et intelligents de l'évolution et, en ce qui concerne leur progrès ultérieur, ils n'auront qu'à choisir, parmi les voies d'évolution nombreuses et variées qui s'ouvriront à eux, celles qui leur paraîtront les plus favorables à l'accomplissement de desseins supérieurs encore à ceux que comporte directement notre manvantara. Ils pourront, ou bien continuer leur collaboration à cette chaîne d'existence en guidant et dirigeant le cours du progrès dans les manvantaras qui se succèderont, ou bien passer dans d'autres régions où doit, en quelque sorte, se parfaire l'œuvre finale à laquelle se rattache notre chaîne d'évolution ; et l'on peut ajouter que cette œuvre se relie également à des opérations plus importantes que nous réservent les ressources inépuisables de la Nature. Ceux qui, tout en faisant partie des trois cinquièmes supérieurs, n'auraient pas tout à fait atteint à la fin du manvantara, le maximum de perfection mis à leur portée, mais qui néanmoins se trouveraient presque en voie d'y arriver formeront l'avant-garde de l'humanité dans le prochain manvantara, mais pour cela il faut que leur réception y ait été préparée, pendant les trois premières rondes et demie, par les efforts répétés des moins avancés.

      Il est inutile, au stade actuel de notre développement, de chercher à concevoir la nature des progrès qu'ils entreprendront. Mais en cherchant à comprendre, même imparfaitement, la constitution et les proportions colossales du système auquel nous appartenons, il ne faudrait pas nous imaginer que ces mondes existent dans le seul but de favoriser l'évolution de cette famille humaine qui seule jusqu'ici a réclamé notre attention. Le monde qui nous entoure, sert de théâtre à la vie physique incarnée en d'innombrables formes, destinées peut-être, dans l'avenir, à s'adapter les unes aux autres, mais qui, pour le présent, se trouvent à des niveaux bien différents. La chaîne entière des mondes, est aussi le théâtre de bien des évolutions qui durant ce manvantara, ne sont pas destinées à fusionner les unes avec les autres. Beaucoup de ces évolutions se poursuivent ainsi autour de nous, et l'étudiant théosophe ne doit pas s'attendre à recueillir beaucoup d'informations sur elles ; quelques-unes d'entre elles, seulement, nous sont partiellement connues. Certains processus d'évolution, actuellement en activité, concernent entièrement la conscience élémentale qui, projetée par l'infini, n'a pas encore pénétré assez avant dans les possibilités de la manifestation pour prendre part aux leçons de la vie physique. A l'autre extrémité de l'échelle, au delà de nos conditions d'existence, nous savons aussi qu'il existe un important système d'évolution supérieure à celui de notre humanité ; la terre est dans une certaine mesure la base, ou plutôt une des bases, sur lesquelles il repose.

      La grande évolution des « Dévas » a pour expression un champ de conscience si élevé, qu'il s'est, pour ainsi dire, affranchi des nécessités de la manifestation physique. Au point de vue comparatif, les évolutions élémentales primitives, dont nous venons de parler, peuvent être considérées comme appartenant à l'échelon inférieur d'une grande échelle cyclique ou série d'évolution ; le développement de l'humanité a encore largement besoin d'un point d'appui physique qui serait au point tournant de l'échelle ; l'évolution des Dévas serait à l'échelon supérieur. Car, autant qu'il nous est possible d'en juger, l'évolution des Dévas a pour champ d'activité l'ensemble des sept chaînes de notre système solaire. Notre chaîne planétaire joue, dans l'évolution des Dévas, le même rôle qu'un globe de cette chaîne dans l'évolution humaine. On essayerait en vain d'apprécier plus exactement la destinée finale réservée à cette évolution supérieure ; mais nous avons jugé opportun d'en faire mention pour deux raisons : en premier lieu, l'importante évolution, dont il s'agit, fait partie des diverses alternatives offertes aux membres de la famille humaine qui atteindront durant ce manvantara les niveaux supérieurs de l'évolution. De ce sommet sublime nous pourrons, si nous le jugeons à propos, passer dans l'évolution des Dévas et en suivre les destinées. La deuxième raison est l'importance extrême de se rendre compte que l'humanité n'est en quelque sorte qu'une roue dans le merveilleux engrenage du Cosmos entier, et non la raison d'être de cette œuvre. Des conceptions trop élémentaires relatives à la position de l'humanité dans le Cosmos auraient pour effet de rendre l'homme à la fois trop humble et trop arrogant. L'enseignement classique ravale entièrement les hauteurs sublimes que peut atteindre l'être humain ; il méconnaît d'autre part, et d'une façon tout aussi absurde, les proportions colossales du Cosmos, en considérant les intérêts de l'humanité comme, à peu près, la seule préoccupation de la Divinité qui y préside.

      Après cette esquisse très superficielle du système auquel nous appartenons, il convient de passer à l'examen des méthodes par lesquelles nous pouvons nous élever à ces sublimes sommets, en devançant l'époque qui nous est assignée dans l'ensemble du système ; nous allons étudier les phases de développement spirituel, les différents degrés du sentier qui conduit aux stades les plus élevés de l'Adeptat ; nous serons alors en meilleure position pour envisager, aussi exactement que possible, la stratification finale de la famille humaine à l'expiration de ce manvantara.


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(29)  Depuis l'époque où ce livre a été écrit (1896), de nouvelles recherches ont été faites à ce sujet et, si elles ne modifient que peu les premières données, elles apportent toutefois d'importantes additions à ce que nous pouvons savoir du processus général de l'évolution humaine dans notre manvantara. Nous allons les résumer en quelques mots :
      Chacun des manvantaras qui a précédé le nôtre a donné cours à l'évolution de chacun des sept règnes de la nature, chaque manvantara faisant avancer d'un pas chacun de ces règnes. La monade humaine actuelle représente et est le fruit des stades d'évolution par lesquels elle a passé précédemment, c'est-à-dire de la monade animale du manvantara précédent et aussi des représentants de l'humanité lunaire qui n'ont pu poursuivre leur évolution dans la cinquième ronde de ce manvantara ; cette monade est aussi le fruit de la monade végétale du deuxième manvantara et de la monade minérale du premier manvantara.
      Il en est de même aussi, par analogie, des règnes animal, végétal, minéral et élémental de notre manvantara qui, eux aussi, sont les fruits de l'évolution des représentants de cette monade dans les manvantaras passés. Dans le manvantara lunaire l'humanité actuelle occupait la place du règne animal.
      Il ne faudrait pas croire que nous étions, à proprement parler, les animaux de la Lune, nous étions plutôt la vie animant le règne animal pendant la période lunaire. En d'autres termes, la monade animale ou la vie animant ce règne animalde la Lune était ce qui est devenu les corps causals de l'humanité actuelle.
      A la fin de chaque manvantara, l'humanité, arrivée à sa perfection relative, quitte l'évolution ordinaire de notre système en choisissant, suivant son degré d'évolution, l'une des sept voies ou possibilités qui lui sont réservées (voyez plus bas) ; et dans chaque manvantara celle perfection relative atteinte par l'humanité est d'un degré plus élevé que dans le manvantara précédent. Il en résulte que l'humanité qui a achevé son développement pendant le manvantara lunaire et qui a quitté l'évolution de notre système, n'est de longtemps pas arrivé au point qu'atteindra l'humanité à la fin du manvantara actuel.

(30)  A la fin du manvantara lunaire, les Pitris de 1ère catégorie étaient des entités, plus ou moins individualisées, du règne animal ; on les a divisés en 3 classes : la 1ère classe comprenait ceux qui étaient complètement individualisés et pourvus d'un corps causal bien défini, ceux de 2ème classe avaient ce corps causal moins bien organisé et ceux de 3ème classe ne possédaient qu'un embryon de corps causal. Les Pitris lunaires de 2ème catégorie ont été divisés en 4 classes inférieures et faisaient partie du règne animal. En résumé :

      1ère Ronde : La 3ème classe de Pitris passe dans l'évolution au début de la 1ère ronde et prépare les formes des différents règnes de la nature, règnes élémentals, minéral, végétal, animal et humain. Puis se présentent les 4ème, 5ème, 6ème et 7ème classes de Pitris qui viennent successivement animer les formes préparées par les représentants de la 3ème classe.
      La 3ème classe de Pitris passe définitivement à l'humanité à la fin de la 1ère ronde.

      2ème Ronde : L'humanité est représentée par la 3ème classe de Pitris comme guide, la 4ème classe tenant la place occupée par les sauvages de notre époque.
      Les 5ème, 6ème, 7ème classes de Pitris sont encore dans le règne animal.
      La 4ème classe de Pitris passe définitivement à l'humanité à la fin de la 2ème ronde.

      3ème Ronde : Au début, l'humanité est représentée par les 3ème et 4ème classes de Pitris.
      Au milieu de la 3ème ronde, la 2ème classe de Pitris commence à s'incarner et marche en tête du mouvement de l'humanité.
      La 5ème classe de Pitris se perfectionne et entre dans le règne humain.
      Les 6ème et 7ème classes sont encore dans le règne animal.

      4ème Ronde : Au début, l'humanité est représentée par les 2ème, 3ème, 4ème et 5ème classes de Pitris.
      La 6ème classe commence à entrer dans le règne humain.
      Au milieu de le 4ème ronde, la 1ère classe de Pitris commence à s'incarner et marche en tête de l'humanité sous la haute direction des Pitris solaires descendus de la planète Vénus.
      La 7ème classe commence à s'humaniser ; elle représente, à notre époque, les sauvages les plus arriérés. N. D. T.

(31)  Voyez Note 30.




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