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Le développement de l'âme

Alfred Percy Sinnett
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CHAPITRE XIV :
L'INITIATION AU TEMPS ACTUEL (2/3)

Une question plus grave et plus sérieuse pourrait embarrasser ici ceux qui persévèrent dans la recherche de la voie : comment l'aspirant peut-il entrer en relation avec ses frères plus avancés, avec ces Instructeurs ou Maîtres de la sagesse ésotérique ? Je vais essayer de résoudre cette question délicate ; mais ce genre de sujet ne peut être traité en quelques mots. Il n'existe certainement, pas plus aujourd'hui qu'autrefois, une agence officielle où puissent s'adresser ceux qui éprouvent le réel désir d'une direction spirituelle bien entendue. Dans les ouvrages occultistes du moyen-âge, il est souvent question, au point de vue symbolique, de portes qui s'ouvrent toujours devant celui qui frappe ; ce genre de phrase a le don d'irriter les esprits occidentaux, car ils ont perdu le sens de ce symbolisme élevé et, tout en préférant parfois rester dans l'ignorance de ces sujets, ils exigent néanmoins, si l'on consent à dévoiler quelque peu ce qu'ils désirent savoir, qu'on le leur dise sans détour et d'une façon compréhensible. En réalité, les premiers pas vers les Maîtres de l'initiation ne peuvent se faire qu'à l'aide de ces facultés supérieures que l'initiation a précisément pour mission de développer chez l'homme. Notre raisonnement semble entrer dans un cercle vicieux. L'aspirant à la science spirituelle la désire justement afin d'éveiller, dans les mystérieuses profondeurs de son être, les sens supérieurs qui conduisent à la perception psychique. En sorte que, lorsqu'on lui dit que ces sens sont indispensables pour parvenir jusqu'aux Maîtres, il se plaint d'être mystifié par un paradoxe et de n'avoir pas avancé d'un pas. Ce paradoxe, il faut pour l'élucider se remémorer la doctrine déjà exposée en détail dans ce livre, et qui nous décrit la méthode dont la Nature se sert pour hâter l'évolution de l'âme humaine. Il faut se souvenir que la réincarnation est le lot de tout être humain, et appliquer ce principe à toutes les considérations, et surtout à tous les mystères qui se rattachent à l'étude de l'évolution spirituelle.

      Avant de compléter mon exposé préparatoire, je dois ouvrir une parenthèse pour expliquer qu'il est des cas fortuits où certaines influences spéciales, déterminées par le karma des vies antérieures, peuvent placer l'homme en relation avec les Maîtres spirituels ou, plutôt, lui faire entendre qu'il pourrait bénéficier de leur enseignement sans faire des efforts surhumains et sans même posséder des aptitudes psychiques déjà développées. Mais, avant d'entrer dans le détail de ces cas exceptionnels, considérons d'abord la règle normale. D'après cette règle, lorsqu'une personne a éprouvé, au cours d'une de ses nombreuses existences, un sérieux désir d'atteindre à la sagesse spirituelle, son premier effort vers la haute initiation doit consister à diriger ses pensées vers ce grand problème et à en faire l'objet d'une étude intellectuelle. Celui qui désire entreprendre un genre d'évolution spirituelle qui lui donne accès à l'évolution supérieure (la seule qui puisse être appelée spirituelle), doit s'appliquer à comprendre, à apprécier la nature de la tâche qu'il entreprend, ainsi que les attributs des Etres qui président aux avantages et aux opportunités de l'initiation.

      En présentant ainsi la chose, je parais m'écarter des doctrines préconisées, avec tant d'onthousiasme, par la littérature théosophique récente, qui, de préférence à tout travail intellectuel, recommande le dévouement, la philanthropie, l'altruisme et la pureté morale, parce qu'elles sont, par leur effet préparatoire, tellement supérieures à tout effort intellectuel, qu'il devient presque superflu d'imposer un autre genre de travail aux candidats à l'initiation.

      Pourtant, en disant que la question demande d'abord à être étudiée intellectuellement, je ne néglige pas l'efficacité préparatoire des qualités morales, j'en tiens compte, au contraire ; car, pour concevoir comme je l'entends le sujet dans son ensemble, il est nécessaire de comprendre que ces qualités sont les éléments essentiels de l'état intérieur qui nous mène nux réalités de l'initiation. Notre enthousiasme pour la beauté morale et pour la vertu, dans leur sens abstrait, ne doit pas nous faire perdre de vue cette grande vérité : dans l'effet normal des lois qui régissent l'évolution spirituelle, la vertu – pratiquée pendant plusieurs existences successives, bien entendu – doit avoir pour résultat final le bonheur, et non pas nécessairement le progrès spirituel. Les causes génératrices de ce progrès seront la vertu jointe à la conception intelligente du grand système régissant l'évolution spirituelle et du but que la Nature se propose en développant l'humanité. Aussi répèterai-je encore que le premier effort du débutant dans la voie de l'initiation doit porter sur l'étude et le travail intellectuel, dans la mesure des capacités mentales qu'il possède déjà. Il doit acquérir un aperçu exact des principes qui règlent l'évolution spirituelle et, en outre, éprouver l'ardent désir d'en pressentir les réalités et de braver les épreuves nécessaires pour en pénétrer les mystères. Si au cours d'une de ses existences, un homme éprouve ces dispositions intérieures, elles produiront infailliblement leurs conséquences dans la vie suivante, sous forme de dons psychiques ; cet homme pourra entrer alors en relation consciente avec les Maîtres supérieurs, pourvu qu'il en ait encore le désir et qu'il dirige ses efforts vers ce but.

      Je ne crois pas qu'il y ait dans la littérature occulte du moyen-âge, dans la psychologie moderne, ni même dans la théosophie, d'ouvrage traitant spécialement des circonstances qui favorisent le développement de ces facultés psychiques, si mystérieusement belles quelquefois, mais que l'observation de la vie nous fait juger, d'autres fois, si douloureuses. Nous les nommons habituellement dons psychiques, suivant le terme employé par un système fort peu éclairé sur les attributs de l'homme. Ce mot « don » appliqué à ce genre de faculté, comme, d'ailleurs, à tout autre talent, semble partir d'un sentiment de vénération, de gratitude envers la puissance inconnue qui nous a donné l'existence ; mais une observation plus pénétrante nous démontrera que le sentiment de voir telle ou telle faculté accordée capricieusement, sans avoir été méritée par un effort sérieux, implique toujours un blâme envers l'omnipotence, tout au moins un reproche à cette justice qui nous semble inséparable de l'idée d'omnipotence.

      Une des conceptions les plus claires, dans l'étude de l'évolution spirituelle, nous explique, au contraire, que les facultés mentales, les dons psychiques et même tous les talents supérieurs acquis dans les arts ou dans tout autre branche de l'activité humaine proviennent toujours d'un effort déterminé, d'une activité bien définie ou, pour m'exprimer plus clairement, du karma généré dans les vies précédentes. Ceux qui étudient les sciences physiques sont enthousiasmés par la merveilleuse conception de cette grande loi qui nous expose la conservation de l'énergie régissant tous les genres de forces perçues jusqu'ici par nos sens physiques. Il est étrange qu'ils demeurent insensibles à la conception encore plus élevée de cette loi, lorsqu'elle s'applique aux forces supérieures qui régissent la cause et l'effet de l'action spirituelle.

      Or, il est tellement important de comprendre l'action, sur les plans supérieurs, de cette loi, connue depuis si longtemps, que l'étude de la théosophie pourrait presque se définir par cette phrase : la conservation de l'énergie sur le plan moral. Un homme, considéré sous le rapport intellectuel, artistique et moral, est exactement ce qu'il s'est fait lui-même pendant ses existences antérieures, quel que soit le moment où nous le considérons. Il progresse dans chaque existence, d'après les chances favorables ou désavantageuses de son entourage, qui est lui-même la conséquence physique et extérieure de ses actions précédentes, c'est-à-dire du karma généré dans des existences plus lointaines encore. Son libre arbitre, sans cesse actif, lui permet, d'ailleurs, de modifier ces conditions d'existence selon la rapidité de son avancement, pour les adapter à ses besoins ; et les facultés dont il fera preuve, à des stades ultérieurs d'existence, ne seront que la conséquence directe d'efforts et d'aspirations antérieures. En étudiant la doctrine de la réincarnation, qui se rattache à ce sujet, nous avons déjà montré, par quelques exemples, comment se développent les aptitudes pour la musique ou les langues étrangères. Les capacités de l'Ego, stimulées par les efforts de toute une vie, appliquées à un genre de travail spécial, renaîtront lorsque cet Ego se réincarnera, et, s'il les exerce encore, elles se développeront dans des limites indéterminées. L'enfant qui, à six ans, est déjà un génie musical, est le rejeton karmique d'un grand musicien du temps passé ou, plutôt, sa personnalité nous représente la réincarnation de ce musicien. Celui qui, dans une époque reculée, fut linguiste a peut-être oublié, en revenant sur terre, les vocabulaires et les règles grammaticales qu'il avait apprises, mais sa nature aura conservé une grande affinité pour ce genre de science ; aussi pourra-t-il faire avec très peu de peine plus de progrès qu'un autre n'en ferait dans de longues années de travail. Il en est ainsi des aptitudes scientifiques, des goûts littéraires et aussi des facultés psychiques.

      Si, au cours de ses existences, un homme éprouve le désir vif et constant de pénétrer les mystères du plan psychique, s'il entre en relation sympathique avec des personnes que leurs facultés mettent en état de pénétrer ces mystères, et qu'en outre, il étudie ce sujet autant que le lui permettent les circonstances, le résultat karmique de ces bonnes dispositions s'épanouira sous forme de facultés psychiques. Il pourra dès lors exercer celles-ci librement, lorsqu'il renaîtra sur le plan physique – toujours en admettant qu'aucune cause karmique indépendante n'y mette obstacle. En y réfléchissant, on verra que cette simple loi, si clairement démontrée par la connaissance que nous avons aujourd'hui des principes du karma et de l'évolution spirituelle, peut s'appliquer indistinctement à toutes les investigations relatives aux facultés psychiques, variées et contradictoires, que nous observons dans la vie. Celles-ci se montrent quelquefois sous la forme d'une admirable clairvoyance spirituelle, qui met son heureux possesseur en relation avec les plans d'existence supérieurs et leurs habitants. D'autres fois, elles ont pour effet de rendre les yeux sensibles à des phénomènes astrals, qui, sans provenir d'un plan élevé de la Nature, échappent encore à la vue physique normale. Ces facultés s'unissent tantôt à un caractère très élevé, inspiré des plus nobles intentions, tantôt à une nature basse et cupide ; elles peuvent même s'allier – le cas est rare heureusement – à une malveillance positive et aux tendances les plus perverses.

      Mais, dans ces différents cas, les facultés psychiques, en elles-mêmes, sont toujours le fruit du désir que l'on a eu de les posséder, et des efforts accomplis dans ce but. Le caractère qui les accompagne n'est que l'expression normale, sur le plan physique, des tendances et des efforts générés par l'individu pendant ses vies antérieures. Le désir ou l'effort produira son effet aussi infailliblement que la balle lancée par un fusil fait sa trouée dans l'air. Le but atteint par cette balle dépendra de la direction imprimée à l'arme ; mais ceci est une tout autre question. Si l'on veut bien approfondir ces réflexions, on verra qu'elles s'appliquent à toutes les manifestations si complexes de la « médiumnité », selon l'expression du spiritisme moderne. Les singularités médianimiques que nous observons dans la constitution psychique peuvent être considérées comme des dons merveilleux ou néfastes ; mais ce sont des effets qui ne peuvent se produire sans causes. Nous avons vu, d'ailleurs, que les qualités morales ou mentales qui se révèlent par le caractère sont des effets, dont la cause doit être cherchée dans les efforts de leur possesseur à une époque antérieure de son évolution.

      Ces progrès psychiques irréguliers, pourrait-on dire, sont assez mystérieux, assez intéressants, pour faire l'objet d'une étude spéciale, indépendamment de notre sujet, actuel, qui traite des conditions dont on doit s'entourer de nos jours pour s'approcher du seuil de l'initiation.

      Afin d'en avoir une idée exacte, il faut nous reporter au processus normal de la réincarnation. Nous comprendrons alors comment le secours d'un Adepte peut, à certains stades de l'évolution, hâter les progrès de ceux que l'espoir d'un avancement plus rapide détermine à faire quelques sacrifices.

      Considérons premièrement le but défini que se propose la Nature dans les expériences dévakhaniques prolongées qui séparent les existences terrestres ; ce but est le développement de l'Ame, et ce développement se produit par les expériences et les activités de la vie responsable. Pour ceux qui accomplissent ce travail uniquement pendant la vie physique – et c'est le cas de la plupart des êtres qui nous entourent – les actions de l'existence physique représentent une quantité considérable de matériaux mal amalgamés, qui demandent à être triés et épurés avant que l'Ego permanent puisse en extraire ce qui doit contribuer à son expansion. L'entité se trouve précipitée dans le monde astral, accompagnée des habitudes, des tendances et des désirs qu'elle a générés pendant sa vie ; c'est encore, à proprement parler, un être du plan physique, et le cours habituel de ses pensées ne l'a pas mise en état de profiter, dans toute leur étendue, des opportunités de la région astrale, et moins encore de passer à des conditions plus pures et plus spiritualisées. Il lui faut, en quelque sorte, s'accoutumer aux plans d'existence élevés et laisser sa conscience s'y épanouir en proportion des efforts réalisés dans cette voie.

      Peut-être comprendra-t-on mieux l'absorption graduelle, dans l'Ego permanent, du fruit des expériences et des luttes de la vie, si l'on considère l'ensemble de l'évolution sous un autre aspect. Le centre de conscience actuel destiné à grandir et à s'épanouir – l'Ame, au sens le plus élevé, le plus profond du mot – est assurément engendré sur un plan spirituel supérieur ; mais à l'origine, ce centre de conscience ne possède aucun attribut spécial ; c'est une individualité, mais une individualité sans caractéristiques. L'âme est, en quelque sorte, poussée à s'extérioriser : elle suit le courant de la manifestation à travers les différents plans, et ne trouve de repos que lorsqu'elle a achevé la lente descente de l'esprit dans la matière. Ses yeux s'ouvrent alors sur le plan physique, elle y prend conscience de la création objective et éprouve pour la première fois la sensation de la vie. Au début de sa longue évolution, se voyant environnée de toutes parts par le monde objectif, ses premières conceptions font naître en elle le sentiment de la séparativité, sentiment souvent considéré comme l'hérésie fondamentale de la métaphysique. Cette âme, en s'éveillant sur le plan physique, se sent distincte de l'univers, et, quelles que soient les modifications qu'il puisse subir dans la suite, ce sentiment est pour l'Ego embryonnaire le premier aspect de l'individualité. Pour employer un langage enfantin, bien applicable aux conditions inférieures de la vie terrestre comparée à l'état spirituel, dès que les facultés réflectives de l'Ego se développent, il commence à « se reconnaître ». Il cherche à se rendre compte du monde physique, des êtres semblables à lui qui l'entourent, et saisit les occasions qui se présentent de faire l'expérience des sensations – dont quelques-unes lui paraissent agréables et d'autres douloureuses.

      L'âme, à ce stade, peut être considérée comme un germe presque informe sur le plan spirituel supérieur (plan aroupique du Dévakhan), relié à la vie terrestre par un fil (46) mince et incolore, et commençant à jeter des racines, à s'épanouir dans la couche inférieure avec laquelle il est en contact. Toutes les connaissances, les émotions et les expériences engendrées par son épanouissement sont recueillies par ce fil qui, passant par les plans intermédiaires de la Nature, se relie au germe spirituel.

      Que pourra récolter l'âme de ces expériences ? Fort peu de chose le plus souvent ; mais ce peu lui est rapporté par le fil qui, après la mort, remonte vers les régions supérieures en traversant tous les plans intermédiaires de la Nature. Ceci s'effectue assez lentement, parce que les expériences recueillies, quel qu'en soit le nombre, doivent être purifiées et allégées de tout ce qui appartient aux plans inférieurs, et ne peut, en conséquence, s'exprimer que sur ces plans. Lorsque le fil est tout à fait contracté et que l'expérience astrale qui suit la mort est épuisée, les quelques pensées ou sentiments susceptibles d'expression sur les plans supérieurs sont conservés par l'Ego. Celui-ci, après que ces divers processus ont été accomplis, ne trouve que peu de chose pour sa subsistance, mais pourtant il en recueille quelque profit. Il devient un peu plus conscient de sa propre région, ou plutôt (car il y est toujours théoriquement conscient) je dirai qu'il devient un peu plus apte à donner à cette conscience des aspects variés.

      A ce degré, quoique inférieur qu'il soit, ce fil grossira au fur et à mesure qu'il redescendra des plans supérieurs pour se manifester à nouveau dans la région la plus propice à lui procurer la sensation de la vie physique ; ce fil constituera un canal mieux approprié pour ramener à l'Ego les fruits qu'il pourra recueillir dans cette deuxième série d'expériences. La personnalité par laquelle s'exprimait l'âme dans la vie précédente est depuis longtemps évanouie, s'étant désintégrée durant le mouvement ascensionnel de la conscience spirituelle après la mort ; mais elle se trouve en grande partie recréée pendant la descente de cette fibre-racine dans les divers plans de la Nature, parce que celle-ci attire à soi la matière propre à exprimer les caractéristiques qu'elle présentait déjà dans la vie précédente. Ceci n'implique pas une récupération des principes astrals et même manasiques inférieurs de l'existence précédente, comme une description imparfaite de ce processus a pu le laisser supposer aux étudiants de la première heure ; mais l'Ego attire à nouveau des principes identiques de la matière des divers plans qu'il traverse ou à travers lesquels il projette sa racine. Toutes les comparaisons de ce genre pècheront nécessairement par quelque chose ; mais, en tous cas, lorsque la personnalité reparaît sur le plan physique, elle se trouve reconstruite, si l'on peut employer ce terme, avec des matériaux semblables à ceux qu'elle avait accumulés, par ses propres activités, dans la vie précédente.


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(46)  Soutrâtmâ, littéralement âme-fil, le fil lumineux de la Monade immortelle et impersonnelle auquel nos vies terrestres sont enfilées comme des perles à son collier. Il absorbe les réminiscences manasiques de toutes nos vies précédentes. N. D. T.




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