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Clotaire Ier

(497 - 561, à Compiègne)
Roi de Neustrie de 511 à 561 - Roi de Reims de 555 à 561
Roi des Francs de 558 à 561
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      Clotaire Ier, quatrième fils de Clovis, et le troisième et dernier né de son mariage avec Clotilde, naquit en 497, et eut en partage, en 511, le royaume de Soissons. Comme il était le plus jeune, ses frères eurent le projet de lui enlever ses Etats : il vécut assez pour réunir à sa couronne les Etats de ses frères, et jouir seul de l'immense héritage de Clovis, augmenté par la Thuringe, de la Bourgogne, et de quelques provinces du midi de la France.

      Courageux, libéral, et politique habile, il entra dans les desseins ambitieux de ses frères, comme s'il eût prévu qu'ils ne travaillaient qu'à sa propre élévation. Aussi cruel que les rois ses contemporains, ses rivaux et ses parents, il fut de moitié dans l'assassinat de ses neveux, fils de Clodomir, et prit sa part du royaume d'Orléans qui devait leur appartenir ; mais il surpassa tous les princes de son temps par ses débauches. Les historiens varient sur le nombre de ses femmes : on croit qu'il en eut six ; tous s'accordent à dire qu'il épousa à la fois deux sœurs, nommées Ingonde et Aregonde, et qu'il força la veuve de Clodomir, dont il venait d'assassiner les enfants, à partager son lit. Il avait aussi épousé Radegonde, sa captive, dont il avait fait tuer le frère, et qui se sépara de lui à cause de la dissolution de ses mœurs.
      Heureux dans toutes ses expéditions guerrières, excepté en Espagne où il fut battu devant Saragosse (voyez Childebert), il n'éprouva de vifs chagrins que par les révoltes continuelles de Cliramne, l'un de ses fils, qui, par sa beauté, son courage, son esprit actif, avait captivé toutes ses affections. Aucun pardon ne put fléchir ce fils rebelle, aucun serment fait à son père ne lui parut sacré. Après l'avoir vaincu, Clotaire ordonna de l'attacher sur un banc où il fut battu pendant une heure ; ensuite on l'enferma avec sa femme et ses enfants dans une chaumière à laquelle on mit le feu (voyez Alain Ier de Bretagne). Cette vengeance cruelle fut suivie de regrets qui contribuèrent à avancer les jours de Clotaire ; il mourut à Compiègne (1) dans la 64ème année de son âge, et la 47ème de son règne. Ce prince, mêlant encore les souvenirs de l'ambition aux craintes religieuses qui l'agitaient dans ses derniers moments, s'écria : « Hélas ! que doit être le roi du ciel, puisqu'il fait mourir ainsi les plus grands rois de la terre ! »

      Il laissa quatre fils, Caribert, Gontran, Sigebert et Chilpéric, entre lesquels le royaume de France fut de nouveau partagé. Etant devenu maître de toute la monarchie française, après la mort de Childebert, il avait établi sa résidence à Paris en l'an 558. Son corps fut porté à Soissons, et enterré dans l'églie de St-Médard, qu'il avait commencée et que Sigebert, son fils, acheva.


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(1)  Suivant Peignol, il mourut le 10 novembre 561.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 8 - Pages 476-477)




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