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Dagobert II, roi d'Austrasie

(~648 - 678/679)
Roi d'Austrasie en 656, puis de 673 à 678/679
Considéré par certains historiens comme martyr - Fêté le 23 décembre selon certains martyrologes
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      Dagobert II, surnommé le Jeune, succéda à son père Sigebert II, roi d'Austrasie en 656 ; mais il ne fit que paraître sur le trône. Grimoald, maire du palais de ce royaume, s'empara de Dagobert encore en bas âge, répandit le bruit de sa mort, l'envoya secrètement en Angleterre, et osa placer la couronne sur la tête de son propre fils, auquel il donna le nom royal de Childebert. Cette entreprise de Grimoald n'eut pas un heureux succès. Clovis II, roi de France, après avoir puni l'usurpateur, réunit l'Austrasie à ses Etats : la mère du jeune Dagobert ne réclama point, ce qui prouve qu'elle croyait elle-même que son fils était mort. Cependant, ce prince reparut en 674 pour redemander l'héritage de son père ; il n'en obtint qu'une partie, et régna sur les contrées qui avoisinent le Rhin, avec la douceur et la piété d'un roi qui avait été éprouvé par le malheur ; mais un reste de la faction de Grimoald le fit assassiner en 679 ; et comme il n'avait que des filles, les seigneurs d'Austrasie parvinrent peu de temps après à rendre ce royaume indépendant de l'autorité des descendants du grand Clovis. Il avait épousé dans son exil une Saxonne nommé Mathilde, dont il eut sainte Hermine, abesse d'Oëren.

      Dagobert II fut enterré à Stenay, où la mémoire de ses bienfaits le firent sincèrement regretter. Don Bouquet croit cependant que c'est un autre Dagobert que l'on honore dans cette ville comme martyr.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 10 - Page 11)



Louis Moréri

      Dagobert II de ce nom, roi d'Austrasie, que les chroniques de la Fontaine, de Bèze et de saint Bénigne de Dijon appellent le Jeune, était fils de Sigebert III. Il naquit vers l'an 648. Son père étant mort en 656, le laissa à l'âge de huit ans sous la conduite de Grimoald, maire du palais, qui mit sur le trône Childebert son fils, et enferma dans un monastère Dagobert, sous la garde de Didon, évêque de Poitiers ; ensuite de quoi il l'envoya en Irlande. La reine Imnechilde, veuve de Sigebert, vint à Paris se réfugier auprès du roi Clovis II ; et les Austrasiens se saisirent de Grimoald et de Childebert, et envoyèrent le premier au roi Clovis, qui le fit mettre en prison, où il mourut. Ce prince chassa ensuite Childebert ; et sur un faux bruit qui avait couru de la mort de Dagobert, il se mit en possession du royaume d'Austrasie, dont son fils Clotaire III, et ensuite son second fils Childéric, jouirent pendant que Dagobert vivait inconnu dans un endroit de l'Irlande, où il épousa Mathilde, dont il eut plusieurs enfants.

      Après la mort de Childéric, Dagobert revint en 673 et fut remis en possession de l'Austrasie, après un exil de dix-sept ans. Ce fut un prince pieux, qui fonda divers monastères, et qui gouverna son peuple en paix. Mais ses généraux ayant déclaré la guerre à Thierri roi de France, et venant lui-même en personne à l'armée, il fut assasssiné dans une embuscade par ordre d'Ebroin, maire du palais, en l'an 678 ou 679, âgé de vingt-six ou vingt-sept ans. On croit que c'est lui que l'on trouve marqué en divers calendriers et martyrologes au 23 décembre. Dom Mabillon croit, avec les plus doctes critiques de ce temps, que ce Dagobert est apparemment le même qui est à Stenai, où il est honoré comme martyr.

      Les curieux pourront consulter, outre ces auteurs, Adrien de Valois en son Berengarius Augustus, et au premier tome des gestes des anciens Français, le père Jordan jésuite, dans son histoire de France, et la dissertation du père Henschénius des trois Dagoberts. Ce savant homme, dans la préface du troisième volume des vies des saints du mois de mars, attribue au même Dagobert, les fils suivants : Sigebert, qui mourut en même temps que son père ; Clotaire IV, roi de France ; Sainte Iremine, abesse du Grenier, qui mourut à Trèves le 24 décembre, nous ne savons pas l'année ; Adèle, grand-mère de saint Grégoire, administrateur de l'église d'Utrecht ; Ragnetrude ; et Rotilde. Mais ces opinions manquent de preuves bien sûres.

      * Le père Mabillon, préface du 3ème tome des siècles Bénédictins. Le père le Cointe, Actes de saint Agobert, publiés par le P. Alexandre Wiltheim. Voyez la Vie de saint Menge, évêque de Châlons, et la Vie de sainte Vilfride.  Mre Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, Paris, 1732 - Tome 4 - Page 5 - Français modernisé par France-Spiritualités.




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