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Denys d'Halicarnasse

(Ier siècle av. J.-C.)
Historien grec
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Denys d'Halicarnasse, fils d'Alexandre, ne nous est presque connu que par ses ouvrages. Il nous apprend lui-même qu'il vint à Rome en l'an 30 avant J.-C., peu après la fin des guerres civiles. Il s'y occupa de l'étude de la langue latine et de recherches relatives à la composition de son histoire, qu'il publia en l'an 7 avant J.-C., sous le titre d'Antiquités romaines. Il y remonte à la première origine des peuples de l'Italie, et il finit à l'an 266 avant. J.-C., où commence Polybe. Il nous y fait connaître l'ancien état de l'Italie, sur lequel les historiens latins avaient en général passé assez légèrement, et il prouve très bien que les Romains, ainsi que la plupart des peuples qui se fondirent parmi eux, descendaient d'anciennes colonies grecques. On y trouve aussi, sur les lois et les usages des Romains, beaucoup de détails qu'on chercherait inutilement ailleurs. Elle était en 20 livres, dont il ne nous reste que les 11 premiers, avec quelques extraits des autres.
      Nous avons, outre cela, de Denys d'Halicarnasse : un Traité de l'arrangement des mots, qui a été imprimé plusieurs fois séparément, et, en dernier lieu, avec les savantes notes de M. G.-H. Schæffer, Leipzig, 1808, in-8°, et traduit en français par Batteux, Paris, 1788, in-12 ; une Rhétorique, dont on a aussi une édition à part avec les notes de M. H.-A. Schott, Leipzig, 1804, in-8° ; des Jugements abrégés sur les anciens écrivains grecs. Quintilien les a copiés en les traduisant, sans en citer l'auteur ; un Examen critique de Lysías, Isocrates, Isée et Dinarque : ces deux derniers ouvrages ont été imprimés séparément avec une version latine et les notes de Guil. Holwell, Londres, 1766, in-8° ; une Lettre à Ammæus, pour prouver que Démosthène ne s'est point servi des ouvrages d'Aristote sur la rhétorique ; une Lettre à Cn. Pompée, sur le style de Platon et sur les principaux historiens ; une seconde Lettre à Ammæus sur Thucydide ; un Examem critique du style de Thucydide : un Traité de l'éloquence de Démosthène. Ces ouvrages le placent au premier rang parmi les critiques anciens, et ils méritent d'être plus connus qu'ils ne le sont. Les Antiquités romaines ont été imprimées, pour la première fois, en grec (1) par Rob. Etienne, Paris, 1546, in-fol., avec quelques-uns des traités sur la rhétorique. Ils se trouvent tous réunis, ainsi que les Antiquités, dans l'édition de Sylburge, grec-latin, Francfort, 1586, in-fol. L'édition la plus recherchée est celle d'Hudson, Oxford, 1704, 2 vol. in-fol. ; elle est effectivement très belle, mais elle est faite avec peu de soin. Elle a été réimprimée plus correctement, avec les notes de Reiske, Leipzig, 1774-1777, 6 vol. in-8°. Nous avons deux traductions des Antiquités romaines, par le P. Lejay, jésuite, et par l'abbé Bellenger. La première parut en 1722, et la seconde en 1723. Toutes les deux sont en 2 vol. in-4° ; celle de Bellenger est la plus estimée.

      Un autre Denys d'Halicarnasse, descendant de celui-ci et qui vivait sous le règne d'Adrien, avait écrit plusieurs ouvrages sur la musique. Il ne nous en reste aucun.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 10 - Pages 434-435)

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(1)  La version latine de Lampo Birago avait été imprimée à Trévise dès 1480 (in-fol. de 297 feuillets) ; mais cette édition est si incorrecte, que H. Glarean, qui en donna une nouvelle à Bâle en 1532, assure y avoir noté plus de 6000 fautes.




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