Vous êtes ici : Biographies & portraits | E | Prophète Elisée (?, à Abelméüla - v. 835 av. J.-C., selon la Bible)

Prophète Elisée

(?, à Abelméüla - v. 835 av. J.-C., selon la Bible)
Prophète biblique
© France-Spiritualités™




Biographie universelle ancienne et moderne

      Elisée hérita du manteau et du double esprit prophétique qui avaient distingué le prophète Elie. Il naquit dans la ville d'Abelméüla, qu'on croit avoir existé dans la tribu de Manassé, à dix milles de Scythopolis. Après avoir vu son maître s'élever vers les cieux, il revint pour passer le Jourdain, et le manteau de ce grand prophète, ouvrant un passage à son disciple, le fit reconnaître pour le dépositaire de l'esprit d'Elie : il opéra, comme lui, un grand nombre de prodiges ; il adoucit les eaux amères de Jéricho, en y jetant du sel ; deux ours vinrent à sa voix du fond de la forêt dévorer les enfants de Béthel, qui méconnaissaient son caractère et sa dignité ; il remplit les citernes d'eaux miraculeuses pour soulager les rois d'Israël, de Juda et d'Edom, qui combattaient dans les déserts contre le roi de Moab ; il multiplia d'une manière toute merveilleuse l'huile de la veuve qui était menacée de se voir enlever ses deux fils pour payer ses créanciers ; il récompensa la Sunamite qui lui avait donné l'hospitalité ; il lui rendit un fils que la mort venait de moissonner, et dont il avait lui-même annoncé la naissance. Il nourrit, par un prodige, les prophètes qui étaient à Galgala, et multiplia de même vingt pains d'orge que lui présenta le voyageur de Baalsalisa. Naaman, général du roi de Syrie, fut guéri de la lèpre, en se baignant sept fois dans le Jourdain, par ordre du prophète. Il vint, pénétré de reconnaissance, offrir des présents à Elisée, qui les refusa, et lui parla avec une grande indulgence au sujet de l'idolâtrie qu'il avait commise en allant, avec le roi son maître, adorer les idoles dans le temple de Remmon. Mais quelques interprètes pensent, avec fondement, que cette indulgente bonté de notre saint prophète était un pardon pour l'idolâtrie dont Naaman s'était déjà rendu coupable, et non une permission de s'en rendre encore coupable à l'avenir. Giézi, serviteur d'Elisée, n'imita pas le désintéressement de son maître ; au contraire, il se servit de son nom pour demander à Naaman deux talents et deux habits, et la lèpre dont venait d'être délivré cet étranger, s'attacha pour toujours au serviteur du prophète, dont il fut dès lors obligé de s'éloigner. En plongeant un morceau de bois dans l'eau, Elisée fit surnager miraculeusement le fer de la coignée qu'avaient perdue les enfants des prophètes qui coupaient du bois dans le voisinage. Il frappa d'aveuglement et traita ensuite avec bonté les soldats qu'avait envoyés contre lui, à Dothaïn, Benadad, roi de Syrie, qui s'était persuadé que le prophète révélait ses desseins an roi d'Israël ; il prédit à ce dernier la prochaine levée du siège et la cessation de la famine qui désolait Samarie. Il alla vers Damas déclarer Hazaël roi de Syrie ; il annonça à ce prince les maux qu'il ferait à Israël ; et Hazaël, de retour chez lui, étouffa Benadad, et n'accomplit que trop sa destinée. Jéhu, fils de Josaphat, devait réaliser contre la famille d'Achab toutes les calamités prédites par Elie. Elisée envoya un des enfants des prophètes donner à Jéhu l'onction royale. Cet homme de Dieu, près de terminer une vie féconde en prodiges, reçut dans sa maladie la visite de Joas, roi d'Israël ; il ordonna à ce prince de tirer une flèche par la fenêtre de la chambre qui était du côté de l'Orient : « C'est, dit le prophète, la flèche du salut contre la Syrie. » Joas tira jusqu'à trois fois, puis s'arrêta. L'homme de Dieu se mit en colère : « Si vous eussiez, dit-il à ce jeune prince, frappé la terre cinq, six et sept fois, vous auriez battu la Syrie jusqu'à l'exterminer ; mais vous ne la battrez que trois fois. »

      Cet illustre prophète mourut dans un âge fort avancé, vers l'an 835 avant J.-C. L'année de sa mort, des voleurs de Moab vinrent en Israël. Des hommes qui portaient un mort au tombeau, ayant vu ces voleurs, s'enfuirent, et jetèrent dans le tombeau d'Elisée le corps qu'ils portaient. Le mort ayant touché les ossements du prophète, ressuscita et se leva sur ses pieds. C'est au sujet de ce prodige, rapporté au 4ème livre des Rois, qu'il est dit dans l'Ecclésiastique que le corps d'Elisée prophétisa après sa mort. Ce prophète, ainsi qu'il a été dit de Jésus-Christ ressuscitant tous les hommes par sa mort, a en quelque sorte créé la vie dans le tombeau. Son nom est inséparable de celui d'Elie, dont il reçut la puissance et dont il imita les vertus.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 12 - Page 395)



Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet

      EElisée, prophète juif, quitta la charrue pour suivre Elie, et reçut de lui, avec son manteau sacré, l'esprit prophétique et le don des miracles. Il rendit saines les eaux de la fontaine de Jéricho, qui étaient malfaisantes, maudit des enfants de Béthel qui l'insultaient, et qui furent aussitôt dévorés par des ourses, prédit à Joram et à Josaphat, qui se voyaient sur le pont de périr de soif avec leur armée au milieu des déserts, qu'ils allaient trouver de l'eau en abondance et qu'ils battraient les Moabites ; fit cesser la stérilité d'une femme de Sunam, ressuscita quelques années après le fils que cette femme avait perdu, guérit Nahaman de la lèpre, frappa d'aveuglement les soldats de Ben-Adad, et prédit au roi Joas, assiégé dans Samarie, qu'il triompherait des Syriens.

      Il mourut à Samarie vers l'an 835 avant J.-C.  Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. 598.




Site et boutique déposés auprès de Copyrightfrance.com - Toute reproduction interdite
© 2000-2019  LB
Tous droits réservés - Reproduction intégrale ou partielle interdite

Taille des
caractères

Interlignes

Cambria


Mot de passe oublié
Créer un compte