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Roger Flor

(14 juillet 1262, à Tarragone - 25 avril 1306)
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Roger Flor naquit à Tarragone le 14 juillet 1262. Ayant embrassé de bonne heure la carrière des armes, il se signala par quelques exploits contre les Maures ; il prit ensuite l'habit des Templiers et fit sa profession à Barcelone, dans la maison de cet ordre. Dans les dernières croisades, il passa en Palestine avec quelques autres chevaliers et s'établit à St-Jean d'Acre. Les infidèles ayant attaqué cette place, il y fit des prodiges de valeur. Dans une sortie, il culbuta les ennemis, leur prit l'étendard de Mahomet et tua de sa main leur général. Mais les Sarrasins ayant reçu de puissants renforts, malgré le courage de ses défenseurs, la ville fut prise d'assaut en 1291. Roger put cependant sauver le trésor de son ordre. Il s'occupa d'abord à rassembler tout ce qu'il put de chevaliers et de guerriers chrétiens débandés, avec lesquels il forma une petite armée navale. Il commença à parcourir les mers, tantôt en portant des secours et des vivres aux armées chrétiennes, tantôt en infestant les côtes de l'ennemi et en battant ses flottes, quoique bien supérieures à celle qu'il commandait. Ces exploits lui procurèrent beaucoup de richesses et lui firent une grande réputation.
      Dans ce temps, Frédéric d'Aragon disputait la couronne de Sicile aux rois de Naples de la maison d'Anjou : n'ayant pas assez de forces pour lutter contre son rival, il appela à son secours Roger, qui accourut aussitôt en Sicile avec son armée et contribua beaucoup par son intelligence et par sa valeur à la conquête de cette île. Frédéric, en récompense de ses services, le nomma vice-amiral. Flor était d'un caractère inquiet, avide et ambitieux. Soit qu'il crut avoir à se plaindre du peu de générosité de Frédéric à son égard, ou qu'il cherchât de nouvelles occasions de se signaler, il quitta ce prince et vint offrir ses services à l'empereur Andronic, qui les accepta avec empressement. Les Turcs faisaient de grands progrès dans l'empire d'Orient, et il semblait que rien ne pouvait leur résister. Roger, ayant sous ses ordres 2000 Catalans, passa en 1304 à Constantinople où, à la première occasion qui se présenta de se mesurer avec les ennemis, il remporta une victoire signalée et parvint à rétablir la tranquillité dans l'empire. Andronic, reconnaissant, lui accorda sa nièce en mariage, lui conféra le titre de césar et le combla de richesses et d'honneurs. Il fut également généreux envers les autres capitaines, dont les principaux étaient Roger d'Entenca, Arenas, Rocafort, Roquesens, Foxa, etc. Entenca, lieutenant de Roger, fut élevé à la dignité de magneduc, ou grand-duc, titre qui répond à celui de généralissime des armées de terre et de mer. Flor, se trouvant allié à l'empereur et si près du trône, donna de forts soupçons qu'il voulût l'occuper en entier. Andronic, qui en fut informé, crut devoir se défaire d'un sujet trop puissant ; il fit assassiner Roger une nuit, tandis que celui-ci passait dans l'appartement de sa femme (1). Le grand-duc Entenca fut arrêté en même temps.

      Roger mourut le 25 avril 1306, à l'âge de 44 ans. Les Catalans indignés se renfermerent dans Gallipoli, d'où par de fréquentes sorties ils vengèrent cruellement sur les Grecs la mort de leur général.


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(1)  Quelques écrivains attribuent cette mesure rigoureuse de la part d'Andronic aux brigandages qu'exerçaient, dit-on, les Catalans dans les provinces de l'empire. Mais il n'est guère probable que Roger et Entenca, parvenus aux postes les plus éminents, comblés d'honneurs et de richesses, puissent y avoir eu la moindre part. On est donc lus porté à croire qu'ils méditaient de grands projets ou que l'empereur, n'ayant plus besoin de leurs services, voulut se défaire de ceux-là mêmes qu'il avait élevés ; et le caractère d'Andronic rend assez probable cette supposition.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 14 - Page 249)



Dictionnaire M. Bescherelle

Substantif féminin []  M. Bescherelle, aîné, Dictionnaire national ou Dictionnaire universel de la langue française - Volume II (G-Z) (1856), p. .  M. Bescherelle, aîné, Dictionnaire national ou Dictionnaire universel de la langue française - Volume I (A-F) (1856), p. .



Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet

       Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. .




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