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Mérovée

(v. 411 - v. 458)
Roi des Francs Saliens de 451 ? à 458
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Mérovée ou Merowig, que l'on considère comme le troisième de nos rois et qui a donné son nom à ceux de la première race (les Mérovingiens). Ce personnage, dont l'existence est entourée de beaucoup d'obscurité et dont on possède plutôt la légende recueillie par Jacques de Guise que la biographie, est donné pour successeur à Clodion. Son nom, Mero-wig, signifie éminent guerrier. C'était un simple chef (Konung ou Kyning) des Saliens, dont le nom vint jusqu'aux oreilles des Romains et que Grégoire de Tours nous apprend avoir été de la race de Chlodion. On en a fait le fils de ce chef salien, et Frédégaire raconte même que l'épouse de Chlodion le mit au monde après avoir eu commerce avec un monstre marin ou du moins s'en être approchée. Ce conte doit être placé à côté de toutes les inventions de Jacques de Guise, que quelques savants sans critique ont prises au sérieux.

      On ne sait que fort peu de choses de Mérovée ; on n'est pas même d'accord sur la date de sa mort. Au dire des anciennes Chroniques de St-Denis, Mérovée régna dix-huit ans, ce qui le fait monter sur le trône en l'an 440. Aétius, qui l'adopta, selon le témoignage de Priscus, lui concéda sans doute un territoire dans les Gaules, où son frère allié avait déjà fait un établissement. Attila, après avoir saccagé les provinces de l'Orient, revenait en Occident à la tête d'une armée nombreuse, où se trouvaient plusieurs rois qui lui obéissaient. Aétius et Mérovée marchèrent au-devant de lui. Une bataille sanglante fut livrée, le 20 septembre de l'an 431, en Champagne. Il y eut, dit-on, de part et d'autre, 300.000 hommes de tués. Quoique Aétius eût eu l'avantage, Grégoire de Tours convient que ce général, après le combat, engagea Mérovée à s'occuper de ses propres affaires. Sidoine Apollinaire reconnaît qu'il y avait des Francs dans les deux armées. Les historiens contemporains n'ont rien dit de plus sur Mérovée. Tout ce qu'en rapporte Jacques de Guise est entièrement fabuleux et a été inventé de toutes pièces, ainsi que ce qui est dit dans les annales du Hainaut des premiers temps de la monarchie.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 28 - Page 71)



Dictionnaire M. Bescherelle

[Littéralement, en langue germanique, éminent guerrier] Histoire
Succéda à Clodion dans le commandement de la tribu des Francs Saliens en l'an 448. Il étendit les bornes de sa domination depuis les bords de la Somme jusqu'à Trèves, et mourut en 458, laissant le commandement à son fils Childéric. Il a donné son nom à la première dynastie des rois francs.  M. Bescherelle, aîné, Dictionnaire national ou Dictionnaire universel de la langue française - Volume II (G-Z) (1856), p. 498.



Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet

      Mérovée, roi franc, que l'on considère comme le troisième de nos rois, était fils ou gendre de Clodion. Il naquit vers 411, vint à Rome dans sa jeunesse afin de faire confirmer par Valentinien III la paix qu'Aétius avait conclue avec les Francs, et resta depuis l'ami des Romains. D'abord associé au trône par son père, il lui succéda en 448 ou 451. Il s'unit en 451 au général romain Aétius contre Attila, roi des Huns, et remporta sur le roi barbare une victoire sanglante dans les Champs catalauniens. Il mourut en 457 et eut pour successeur son fils Childéric Ier. On a donné d'après lui le nom de Mérovingiens aux rois de la première race.  Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. 1239.




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