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Théodoric II

Roi des Visigoths de 453 à 466
(426 - Aoû 466)
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      Théodoric II, roi des Goths, monta sur le trône en 453, par l'assassinat de Thorismond, son frère, qu'il accusait d'avoir formé le dessein de rompre l'alliance avec les Romains. Thorismond avait puisé dans les conversations d'Avitus, avec le goût des lettres, le désir d'améliorer le sort des peuples qu'il devait gouverner. Théodoric, à son tour, contribua beaucoup, après la mort de Maxime, à faire élire empereur Avitus, et il garantit au nouveau César l'appui des Goths contre ses ennemis.

      Réchiaire, roi des Suèves, voulut profiter des troubles de l'empire pour étendre sa domination sur l'Espagne. Théodoric avertit son beau-frère que, les Romains et les Goths étant alliés, il ne pouvait attaquer les uns sans mécontenter les autres. « Dites-lui, répondit le présomptueux Réchiaire, que je méprise ses armes et son amitié, et que j'éprouverai bientôt s'il a le courage d'attendre mon armée aux portes de Toulouse. » Théodoric passe aussitôt les Pyrénées et remporte une victoire complète sur le roi suève, près de la rivière Urbicus. En peu de temps, il achève la conquête des Etats de son beau-frère, et, pour s'en assurer la possession, il fait trancher la tête à Réchiaire, arrêté dans sa fuite.

      La nouvelle de la déposition et de la mort d'Avitus oblige Théodoric à revenir promptement dans son royaume. Aglulfe, qu'il avait laissé son lieutenant en Espagne, veut s'y rendre indépendant. Le roi des Goths envoie une armée contre lui ; il le bat et le met à mort ; mais le pays était tellement dévasté que les Goths ne purent s'y maintenir. Leur départ est le signal d'une nouvelle révolte des Suèves. Sans renoncer au projet de les asservir, Théodoric s'allie à Genseric, roi des Vandales, pour faire la guerre à Majorien, que Ricimer avait fait élire empereur à la place d'Avitus. Battu par Majorien devant Arles, dont il avait entrepris le siège, il renonce à l'alliance de Genseric et l'oblige à servir Majorien contre les Vandales. Sévère, successeur de Majorien, ou plutôt Ricimer, qui régnait sous le nom de ce fantôme d'empereur, s'attache Théodoric (an 462) en lui livrant Narbonne, dont la conservation avait coûté tant de sang aux Romains. L'armée qu'il envoie contre Aegidius (voyez Gilles) est défaite devant Orléans ; mais il n'en accroît pas moins ses Etats de plusieurs villes, et il méditait de nouvelles conquêtes quand il fut assassiné par son frère Euric, au mois d'août 466.
      Ainsi Théodoric perdit le trône par un crime semblable à celui qui l'en avait rendu maître. Il était âgé de 40 ans, dont il en avait régné treize. Sidoine Apollinaire nous a laissé un éloge magnifique de la puissance et de la politique de ce prince, dans une de ses Lettres (livre 8, lettre 2) (1). On peut consulter aussi l'Histoire de la décadence de l'empire romain, par Gibbon, ch. 36.


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(1)  Cet éloge, où il entre certainement de l'exagération, a été inséré dans l'Art de vérifier les dates. Théodoric II se trouvait à Bordeaux lorsque Sidoine y vint.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 41 - Page 276)




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