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Jacques II d'Ecosse

(16 octobre 1430, au Palais de Holyrood, à Edimbourg - 03 août 1460, au château de Roxburgh, en Ecosse)
Roi d'Ecosse du 21 février 1437 au 03 août 1460
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Jacques II, roi d'Ecosse, fils du précédent, était âgé d'environ sept ans à la mort de son père. Durant sa minorité, la garde de sa personne fut confiée à Sir Alexandre Livingston, et l'administration du royaume à Guillaume Crichton, chancelier. Le parlement voulut éviter, par cette division des attributions de la régence, les maux auxquels celle qui avait eu lieu sous Jacques Ier avaient livré l'Ecosse : mais la jalousie et la discorde furent les suites de cette autorité partagée. Le jeune comte de Douglas, enhardi par ces symptômes de trouble, et méprisant l'autorité d'un prince enfant, refusait presque ouvertement de le reconnaître, et visait à l'indépendance. Crichton, qui avait été le principal ministre de Jacques, était parfaitement instruit de la résolution que ce prince avait formée de rabaisser la noblesse. Il n'abandonna pas ce projet, et il s'attacha même à inspirer de pareils sentiments au jeune monarque ; mais ce que Jacques Ier avait dessein d'effectuer par degrés fut suivi par son fils et par Crichton avec l'impétuosité naturelle aux Ecossais et la férocité particulière à leur siècle. Crichton, trop fier pour supporter l'ambition de Douglas, et trop faible pour la réprimer, le fit massacrer, lui et son frère, dans le château d'Edimbourg, où il l'avait attiré sous le prétexte d'une entrevue. Crichton tira peu de fruit de cette perfidie, qui le rendit généralement odieux. Le fils du comte de Douglas n'en fut ni moins puissant ni moins redoutable à la couronne ; mais sa crédulité le fit donner dans les mêmes embûches où son père avait péri.

      Sur un sauf-conduit, scellé du roi, qui avait déjà atteint l'âge viril, il se hasarde à l'aller trouver à Stirling en 1452. Jacques le presse de renoncer à la ligue dans laquelle il est entré. Le comte refuse obstinément de se rendre : « Si vous ne le voulez pas, dit le monarque furieux en tirant son poignard, celui-ci le voudra. » Et aussitot il le lui plonge dans le cœur. A la nouvelle de cette action si indigne d'un roi, toute la nation fut saisie d'horreur. Les vassaux du comte marchent à Stirling, mettent la ville en cendres, menacent d'assiéger le château. Néanmoins, un accommodement fut conclu ; mais bientôt les deux partis courent aux armes ; leurs troupes sont en présence : une seule bataille va décider de la possession du trône entre les Stuart et les Douglas ; tout à coup, le jeune comte fait battre la retraite. Ses partisans, irrités de son peu d'habileté à profiter des circonstances, l'abandonnent. Accablé de leur mépris, il est chassé du royaume, et se réfugie en Angleterre.

      La tranquillité intérieure fut la suite de cet événement, qui répandit l'effroi parmi les nobles. Jacques en profita pour rendre, avec le consentement du parlement, des lois avantageuses au pouvoir de la couronne, et destructives des prérogatives de l'aristocratie. Cependant, une trêve conclue avec les Anglais, au commencement de ce règne, avait été mal observée ; Jacques marcha vers les frontières de son royaume, il venait de recevoir un message de Richard, duc d'York, qui implorait son secours, et il se disposait à le lui accorder, quand le nonce du pape, gagné par Marguerite, reine d'Angleterre, le menaça de la colère céleste s'il poursuivait son entreprise. Jacques licencia d'abord ses troupes ; mais bientôt, reconnaissant qu'il avait été dupe d'un artifice, il les rappela. Il s'était emparé de la ville de Roxbourgh et assiégeait le château. Des envoyés du duc d'York vinrent le remercier du zèle qu'il témoignait pour leur maître, et le prier de ne pas pousser plus avant. lrrité de cette proposition, Jacques ne mettait que plus d'ardeur à la poursuite du siège, lorsqu'il fut tué, le 03 août 1460, par l'explosion d'un canon dont il faisait faire l'épreuve. Quelques jours après, le château fut emporté, et on le démolit, afin qu'il ne devint plus un sujet continuel de guerre entre les deux pays.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 20 - Page 490)



Dictionnaire encyclopédique d'histoire, de biographie, de mythologie et de géographie

      Jacques II d'Ecosse, fils de Jacques Ier, né en 1430, roi en 1437, mort en 1460, eut pour gouverneurs pendant sa minorité Alexander de Livingston et William Crichton, qui firent périr les chefs de la puissante famille des Douglas. Jacques II frappa lui-même de son poignard, à Stirling, 1452, William Douglas, qui voulait le détrôner. Il triompha des seigneurs soulevés, attaqua l'Angleterre, mais fut tué, au siège de Roxburgh, frappé par les débris d'un canon qui éclata.  Louis Grégoire, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, de biographie, de mythologie et de géographie, nouvelle édition (1880), p. 1045.



Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet

      Jacques II d'Ecosse, fils de Jacques Ier d'Ecosse, né en 1430, n'avait que 7 ans quand il monta sur le trône. Pendant sa minorité, le pouvoir fut exercé par Alexandre Livingston et par le chancelier Chrichton. Devenu majeur, il poursuivit els desseins de son père contre la noblesse, ordonna plusieurs exécutions et tua lui-même un comte de Douglas. Cette conduite excita quelques troubles, mais il sut les apaiser.

      Il périt en 1460, au siège de Roxburgh, frappé par les éclats d'un canon qu'il essayait.  Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. 945.




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