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Embryon

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Dom Antoine-Joseph Pernéty

      Les Philosophes chymiques donnent aussi ce nom à leur mercure avant qu'il soit extrait de sa minière, et à leur soufre lorsqu'il n'est pas encore manifesté. Michel Majer dans ses Emblèmes chymiques les représente sous la forme d'un enfant placé au nombril d'un homme qui a les bras étendus, et dont les doigts et les cheveux brûlent et exhalent une épaisse fumée, avec ces termes au-dessous : Le vent l'a porté dans son ventre. Dans un autre emblème, une femme ayant un globe au lieu de poitrine, sur lequel s'élèvent deux mamelles, allaite un enfant, qu'elle soutient de la main droite, avec ces paroles : La Terre est sa nourrice, le Soleil est son père, et la Lune sa mère.

      Toutes ces expressions doivent être prises à la lettre, et ne sont point énigmatiques. Mais lorsqu'ils parlent de leur soufre, ils ne le font que par allégories. C'est lui que la Fable nous représente sous le voile de la naissance de Bacchus, d'Esculape, d'Achille ; et la manière de le faire, par le récit de l'éducation que Chiron le Centaure leur a donné. Apollon et Diane frères jumeaux, enfants de Jupiter et de Latone, sont cet embryon devenu enfant, puis en âge d'homme ; et lorsque la Fable ajoute que Diane servit de sage-femme pour mettre au jour Apollon, c'est que le soufre rouge ne doit jamais paraître avant le blanc : ce dernier s'appelle le règne de la Lune, et l'autre celui du Soleil. Ainsi la Fable s'explique fort aisément suivant les interprétations des Philosophes chymiques, comme on peut le voir dans les articles Jupiter, Esculape, Apollon, etc.  Dom Antoine-Joseph Pernety, Dictionnaire mytho-hermétique, Edition de 1758 - Français modernisé par France-Spiritualités.




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