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Légion

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Dictionnaire M. Bescherelle

Substantif féminin [Du latin legio, corps de gens de guerre chez les Romains, formé de legere, choisir, à cause du choix que l'on faisait des hommes qui se présentaient pour servir dans cette milice] Art militaire
Corps militaire chez les Romains, dont le nombre de soldats varia à différentes époques. Il ne dépassa jamais celui de 6000 fantassins et de 700 cavaliers. Les légions étaient distinguées entre elles par des noms empruntés de l'ordre dans lequel on les avait levées, de l'empereur qui les avait formées, des dieux qui y présidaient, ou d'une circonstance quelconque. La légion était divisée en dix cohortes, la cohorte en toris manipules, et la manipule en deux centuries. L'étendard de la légion fut sous Romulus l'image d'un loup ; d'un aigle sous Marius, et sous Trajan d'un dragon. Le commandant de la légion se nommait legatus.

Vous dont j'ai pu laisser vieillir l'ambition
Dans les honneurs obscurs de quelque légion.

(Racine)

Légion :
Corps miliaitaire français, imité de la légion romaine. François Ier créa sept légions provinciales divisées chacune en six bandes de 1000 hommes, et qui ne comprenaient ni grandes armes ni cavalerie ; Henri II en créa de nouveaux en 1554 ; mais leur existence fut courte. Elles reprirent faveur en 1741 et 1756, et on réunit l'infanterie, la cavalerie et les grandes armes. La guerre de la Révolution donna naissance à plusieurs légions, la batave, la hollandaise, la légion des Alpes, la légion des Francs, etc. Gouvion-St-Cyr, en 1817, tenta de rétablir la légion provinciale. Les gardes nationales ont conservé le nom de légions. La gendarmerie se divise aussi en légions, subdivisées chacune en compagnies.

Légion étrangère :
Légion formée d'hommes réfugiés en France, et formant un corps de 6000 fantassins, assimilés à ceux de l'infanterie de ligne.

Légion :
Par extension et dans le style soutenu, troupe armée, bataillon, cohorte, phalange. Mais en ce sens, il ne s'emploie guère qu'au pluriel.

A leurs légions indomptables
Bellone inspire la fureur.
Le bruit, l'épouvante et l'horreur,
Devancent leurs flots redoutables.

(Jean-Baptiste Rousseau)

Légion :
Se dit aussi de la troupe des anges et des démons.
Une légion d'anges. Une légion de démons.

Déjà le ciel tremblait, et les anges fidèles
Voyaient marcher contre leux les légions rebelles.
L'Eternel se leva : Satan, du haut des airs,
Comme l'éclair qui fuit tomba jusqu'aux enfers.

(Louis racine)

Légion :
Enfin il se dit d'un grand nombre, d'une multitude considérable de personnes, d'animaux ou même de choses.
Une légion d'hommes et de femmes. Une légion de fourmis. Une légion d'étoiles.

Force sots, force flatteurs,
Je pourrais y mettre encore
Des légions de menteurs.

(La Fontaine)

Légion : Numismatique
Médaille qui a pour inscription le mot latin legio avec un chiffre, et qui présente au revers deux étendards, et, dans le champ, une aigle romaine. Les légions sont fort rares et fort recherchées des antiquaires.

S'appeler légion : Locution
Expression figurée, par laquelle on indique qu'un individu en représente un grand nombre d'autres, en amène beaucoup d'autres avec lui. Cett expression est tirée de l'Evangile, où il est dit de Satan : Son nom était Légion.  M. Bescherelle, aîné, Dictionnaire national ou Dictionnaire universel de la langue française - Volume II (G-Z) (1856), p. 350.




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