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Instructions des sept degrés du Rit français

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Ces instruction sont tirées du Dictionnaire maçonnique, ou Recueil d'esquisses de toutes les parties de l'édifice connu sous le nom de Maçonnerie, de Charles-François-Nicolas Quentin (pp. 174-177).
A noter que le Rit français est presque exclusivement pratiqué en France et dans les pays d'influence française. On le trouve notamment au Grand Orient de France, à la Loge Nationale Française, à la Grande Loge Nationale de France, et dans des obédiences plus récentes telles que la Grande Loge Unie de France (G.L.U.F.), une scission du G.O. Il est bien évident que ce Rite a subi des modifications au fil du temps et se retrouve rarement sous la même exacte forme dans les diverses Loges qui le pratiquent – a fortiori lorsque celles-ci sont mixtes.

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INST:. DE COMP:., 2° DEGRÉ

      Demande : Etes-vous Comp:. ?

      Réponse :
Je le suis.

      D. : Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Comp:. ?

      R. :
Pour connaître la lettre G:.

      D. : Que signifie-t-elle ?

      R. :
Géom:.

      D. : Ne signifie-t-elle rien de plus ?
      R. :
C'est l'initiale de l'un des noms du G:. A:. de l'U:.

      D. : Comment avez-vous été reçu ?

      R. :
En passant de la colonne J:. à celle B:., et en montant les cinq degrés du T:.

      D. : Par quelle porte les avez-vous montés ?

      R. :
Par celle d'occident.

      D. : Qu'alliez-vous faire au T:. ?

      R. :
Bâtir des cachots pour le vice, élever des temples à la vertu.

      D. : Qui s'opposa à votre entrée ?

      R. :
Le couvreur.

      D. : Qu'exigea-t-il de vous ?

      R. :
Un S:., un At:., une P:.

      D. : Que vites-vous en montant les cinq degrés du T:. ?
      R. :
Deux grandes Col:.

      D. : De quelle matière étaient-elles ?

      R. :
D'airain.

      D. : Quelles étaient leurs dimensions ?

      R. :
18 coudées de hauteur, 12 de circonférence, 4 doigts d'épaisseur.

      D. : Elles étaient donc creuses ?

      R. :
Oui, pour renfermer les outils des Comp:. et Ap:., ainsi que le trésor destiné au paiement de leur salaire.

      D. : Comment les ouvriers recevaient-ils leur salaire ?
      R. :
Par S:., At:. et P:. ; les Ap:. par ceux d'Ap:., les Comp:. par ceux de Comp:.

      D. : Quelle était la décoration des Col:. ?

      R. :
Des feuilles d'acanthe en ornaient les chapiteaux qui étaient surmontés de pommes de grenades.

      D. : Où avez-vous été reçu Comp:. ?

      R. :
Dans une L:. juste et parfaite.

      D. : Quelle forme avait-elle ?
      R. :
Celle d'un carré long .

      D. : Quelle était sa longueur ?

      R. :
De l'Or:. à l'occident.

      D. : Sa largeur ?
      R. :
Du nord au midi.

      D. : Sa hauteur ?

      R. :
Des coudées sans nombre.

      D. : De quoi était-elle couverte ?
      R. :
D'un dais d'azur parsemé d'étoiles.

      D. : Qui le soutenait ?

      R. :
Trois grands piliers de forme triangulaire, nommés Force, Sagesse et Beauté.

      D. : Pourquoi les nomme-t-on ainsi ?

      R. :
En la gloire de celui dont la sagesse invente, la force exécute et la beauté orne en se réfléchissant sur ses œuvres.

      D. : De quelle profondeur était votre L:.?

      R. :
De la surface de la terre au centre.

      D. : Pourquoi répondre ainsi ?

      R. :
Pour faire entendre que les MM:. répandus sur la terre ne forme qu'un peuple de FF:. gouvernés par les mêmes lois et usages.

      D. : Avez-vous des ornements dans votre L:. ?

      R. :
Trois, qui sont le pavé mosaïque, la houpe dentelée et l'étoile flamb:.

      D. : Quel est leur usage ?

      R. :
Le pavé mosaïque orne le seuil du grand portique du T:. ; la houpe dentelée en orne les extrémités ; l'étoile flamboyante est au milieu. De plus, le pavé mosaïque est l'emblème de l'union intime qui règne entre les MM:. ; l'étoile flamboyante représente le G:. A:. qui ne tient que de lui seul la L:. dont il brille ; la houpe dentelée est le lien qui unit les MM:. et n'en fait qu'une seule famille sur la terre.

      D. : Avez-vous des bijoux dans votre L:. ?

      R. :
Trois mobiles et trois immobiles. Les premiers sont l'équerre du V:., le niveau du premier Sur:., la perpendiculaire du deuxième Sur:. ; les seconds sont la planche à tracer, la pierre cubique à pointes et la pierre brute. Les premiers servent : l'équerre à équarrir les matériaux, le niveau à placer les pierres horizontalement, la perpendiculaire à élever les bâtiments d'à-plomb sur leur base ; de plus, l'équerre nous avertit que toutes nos actions doivent être conformes à la justice ; le niveau, qu'il doit régner une parfaite égalité parmi les MM:. ; la perpendiculaire, que tous les biens viennent d'en-haut. Les seconds servent : la planche à tracer aux Maît:. pour tracer leurs plans, la pierre cubique aux Comp:. pour aiguiser leurs outils, et la pierre brute aux Ap:. pour apprendre à travailler. De plus, la planche à tracer est l'emblème du bon exemple que nous devons à nos FF:. et à tous les hommes ; la pierre cubique, le symbole des soins que se donne l'homme vertueux pour corriger ses mauvais penchants ; et la pierre brute est l'image de l'homme grossier et sauvage, que l'étude de lui-même peut seule polir et rendre meilleur.

      D. : Combien y a-t-il de sortes de MM:. ?

      R. :
De deux sortes ; les uns de théorie, les autres de pratique.

      D. : Qu'apprennent ceux de théorie ?
      R. :
Une morale qui peut épurer leurs mœurs et les rendre agréables à tous les hommes.

      D. : Combien y a-t-il de S:. dans la M:. ?
      R. :
Ils sont sans nombre, mais se réduisent à cinq principaux, sui sont le vocal, le guttural, le pectoral, le manuel et le pédestre.

      D. : A quoi servent-ils ?

      R. :
Le vocal à donner la P:., le guttural à donner la S:. d'Ap:., le pectoral celui de Comp:., le manuel à donner l'At:., le pédestre à exécuter la marche.

      D. : Combien y a-t-il de fenêtres à une L:. ?

      R. :
trois, qui sont placées à l'Or:., à l'occident et au midi.

      D. : Pourquoi point au septentrion ?
      R. :
C'est que le soleil n'éclaire que faiblement cette partie.

      D. : A quoi servent-elles ?

      R. :
A éclairer les ouvriers quand ils viennent au travail, pendant qu'ils y sont et quand ils en sortent.

      D. : Avez-vous votre Me:. aujourd'hui ?

      R. :
Oui, T:. V:.

      D. : Comment était-il habillé ?

      R. :
D'or et d'azur.

      D. : Que signifient ces deux couleurs ?

      R. :
L'azur la sagesse, et l'or la richesse, dons que le G:. A:. avait accordés à Salomon.

      D. : Où se tiennent les Comp:. ?

      R. :
Au midi, comme étant plus éclairés que les Ap:. et pour servir les Mes:.

      D. : Comment servez-vous votre Me:. ?

      R. :
Avec joie, ferveur et liberté.

      D. : Combien de temps le servez-vous ?

      R. :
Du lundi matin au samedi soir.

      D. : Avez-vous des gages ?

      R. :
J'en suis content.

      D. : Où les recevez-vous ?
      R. :
A la colonne B:.

      D. : Qu'est-ce que cette lettre ?

      R. :
L'initiale d'un M:. qui sert à nous reconnaître.

      D. : Dites-le moi.

      R. :
Dites-moi la première lettre, je vous dirai la seconde. (Cela se fait.)

      D. : Que signifie ce M:. ?
      R. :
Persévérance dans le bien.

      D. : Dites-moi le M:. de P:.

      R. :
Sch:.

      D. : Que signifie-t-il ?

      R. :
Nombreux comme des épis de blé.

      D. : Quel âge avez-vous ?
      R. :
Cinq ans.




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