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Le côté occulte de la Franc-Maçonnerie

Charles Webster Leabeater
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CHAPITRE VIII – LE TROISIÈME DEGRÉ
LE C:.

A la fermeture de la Loge de Comp:., le lecteur doit s'en souvenir, il fut demandé au deuxième Surv:. ce qu'avaient découvert les FF:. dans le grade de Comp:., et il répondit qu'ils avaient trouvé un S:. s... de l'édifice représentant Dieu. Le but final des efforts du Comp:. est de découvrir le c... ; mais le M:. Maç:. n'en détache point ses regards ; c'est là qu'il espère trouver la vérité perdue.

      C'est sur le c..., disent maintenant les officiers, qu'ils espèrent trouver les véritables s... d'un M:. Maç:. C'est en trouvant en soi-même le Moi profond qui est la Monade, au delà même de la triade supérieure, que le M:. Maç:. découvrira enfin le suprême secret de l'existence et dès lors pourra constater véritablement, par sa propre expérience d'homme vivant, qu'il est et a toujours été un avec Dieu. Il y a quelque chose de presque védantin dans cette notion maçonnique des secrets perdus. Les Védantins disent en effet que, dans le labyrinthe de la vie, les hommes se sont égarés, pour ainsi dire, dans une grande et effrayante forêt ; maintenant leur seule idée ici-bas est de s'en échapper et de trouver ce bonheur réel qui est la nature même de leur être véritable et essentiel.

      L'étude de la signification des instruments de travail propres au M:. Maç:. jette une vive lumière sur le sujet du c... ; nous en parlerons donc ici et non point dans un autre chapitre.

      Les instruments de travail du troisième degré sont le cord... le f... à p... et le C:. Le cord... est un appareil comportant un piquet central et permettant de tracer, en plan, les lignes du futur édifice. Avec le f... à p..., l'architecte habile trace un plan du bâtiment, pour instruire et guider les ouvriers. Enfin, le C:. lui permet de vérifier avec exactitude et précision les limites et les proportions des diverses parties. Tel est le rituel.

      Mais il y a encore un sens plus profond, car ces instruments sont les mêmes dont l'Arhat se servira pour devenir Adepte. Dans les premiers degrés, sa conscience dut être élevée de l'Eq:. au C:. ; c'est-à-dire du quadrilatère au triangle ; mais à présent elle doit être élevée du triangle au point, du moi supérieur à la Monade. La Monade commence à soumettre à sa volonté le moi supérieur, comme celui-ci soumettait à la sienne le moi inférieur. Le cord... représente l'action de cette Monade, parce qu'il tourne autour d'un support central et qu'il émet un fil issu de sa propre masse ; or, la Monade tisse de même le réseau de la vie, comme l'araignée tisse sa toile par un fil issu d'elle-même. Le crayon dessine ce sentier ou rayon choisi par la Monade, la ligne de vie et de travail que doit trouver l'Arhat et sur laquelle il doit se spécialiser afin de progresser rapidement. Enfin, le c... représente à nouveau le triangle, les pouvoirs du triple esprit dont il doit faire usage dans sa tâche.

      La conversation entre le Vén:. et les Surv:. continue par une définition du c... un p... dans un c..., point dont toutes les parties de la circonférence sont équidistantes, et par l'affirmation que c'est un p... dont un M:. Maç:. ne peut s'écarter. J'ai déjà traité ce sujet au chapitre II, mais je veux ajouter ici qu'il y a une grande différence entre les choses du monde naturel et les conditions de la vie consciente intérieure. Les objets matériels sont tous caractérisés par des limites ; ils offrent un dessin ; au contraire, la vie intérieure procède toujours d'un centre, si bien qu'il est complètement impossible d'assigner des limites à l'amour ou à la pensée ; ils sont issus d'un centre qui les soutient et autour duquel ils rayonnent. La circonférence de leur cercle n'est nulle part, mais le centre est dans l'homme. Quand l'homme sera parvenu à la plénitude d ;e sa nature divine, la circonférence ne se trouvera encore nulle part, mais le centre sera partout ; alors aucune vie ne sera exclue de ses sympathies. Voilà ce que symbolise la formule que toutes les parties de la circ... sont équidistantes du c... . Le M:. Maç:. qui fixe son œil sur ce c... et agit conformément à ce p... ne peut se tromper. C'est sur ce c... que le Vén:. ouvre la Loge.

      Un des points de l'entretien reste à considérer. Les officiers disent que leur voyage se fait de l'est à l'ouest. Ceci peut s'appliquer au trajet solaire, emblème du sentier de l'Initié. Nous retrouvons là de nouveau le mythe solaire bien connu. Le soleil renaît au début de l'année, dans l'obscurité hivernale ; il s'efforce au premier printemps de percer les nuages qui paraissent menacer son existence ; en été, il s'élève au zénith et prodigue sa vie pour mûrir l'épi et le raisin. Mais des ennemis l'entourent ; l'automne le voile de ses ombres ; il est frappé, il tombe enfin avant le commencement de l'hiver. Cependant, subissant dans l'occident une mort figurée, il découvre le secret du renouvellement de l'existence ; de nouveau il s'élève dans l'orient ; de nouveau il monte au zénith. Ainsi, dans bien des vies successives, son devoir est de rester dans le monde et de disperser peu à peu les nuages d'ignorance qui s'opposent au développement de ses pouvoirs virtuels, avant qu'il puisse s'élever en son plein et radieux midi lorsque, là construction du temple ayant pris fin, il se dirige enfin vers l'occident et là trouve le secret de l'immortalité parfaite. Dès lors plus de voyages à accomplir car, parvenu au centre, il y a trouvé le repos ; il est devenu une colonne dans le temple de Dieu et il n'en sortira plus.

      Mais l'orient et l'occident participent tous deux à la préparation de cette fin glorieuse. L'orient a toujours été le séjour de la lumière, d'où nous vient toute connaissance ; cependant, quand fut perdu le mot sacré, les hommes se dirigèrent vers l'occident dans l'espoir de le retrouver, et la chevalerie de l'occident se joignit à la philosophie de l'orient dans cette recherche sublime. L'orient donne la doctrine spirituelle, mais à l'occident sont dues la précision et netteté qui la rendent assimilable, et aussi la méthode qui nous permet de l'appliquer à l'assistance du monde extérieur.




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