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Le côté occulte de la Franc-Maçonnerie

Charles Webster Leabeater
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CHAPITRE PREMIER – PRÉLIMINAIRE
Les Loges ordinaires

Le pays était aussi parsemé de nombreuses autres loges qui ressemblaient davantage à celles des temps modernes. Leur travail était beaucoup plus varié que celui des trois Grandes Loges ; elles se réunissaient fréquemment, car elles avaient pour tâche de préparer leurs membres à des activités supérieures et de leur donner une éducation libérale. Même but que celui des Mystères en tout pays : c'est-à-dire offrir aux adultes un système précis de culture et d'éducation. Ceci n'est guère entrepris d'une façon générale publique à notre époque, où est si répandue la conviction assez bizarre que l'éducation prend fin à la sortie des écoles ou des collèges. Les Mystères étaient les grandes institutions publiques, les centres de la vie nationale et religieuse où se rendaient en foule les personnes appartenant aux classes supérieures. Les études y étaient sérieuses car après avoir obtenu les divers degrés, ce qui exigeait de longues années, un Egyptien devenait ce que nous appellerions un homme, ou une femme, très cultivés, parvenus non seulement à posséder des notions sur notre monde, mais encore à comprendre nettement l'existence d'outre-tombe, la place occupée par l'homme dans le plan général et par conséquent le but méritant que nous lui consacrions nos efforts et notre vie.

      Même dans ces Loges ordinaires, tout membre était actif, et le travail entre les colonnes était regardé comme plus ardu que celui des officiers. Bien que ces derniers dussent accomplir certains actes avec une grande précision, les autres devaient faire un usage continuel de leur force mentale. A certains endroits du rituel, tous s'unissaient pour émettre des courants de pensée, dans un effort tenant de la force de volonté plus que de la méditation. Le but général était de créer autour de la loge une magnifique et rayonnante forme-pensée, aux proportions irréprochables, spécialement construite pour recevoir et transmettre le plus efficacement possible l'Energie divine évoquée par l'acte de dévotion. Si la pensée de tel ou tel membre était sans effet, l'immense forme-pensée s'élevant comme un temple présentait une imperfection au point correspondant. Mais le Maître de la Loge était en général un prêtre clairvoyant ou une prêtresse capable de discerner la cause et par suite de tenir la Loge bien en main. Ces Loges n'étaient donc pas étrangères à la grande distribution d'énergie mais à un degré moindre que les trois Grandes Loges dont c'était la tâche spéciale.

      S'il n'avait eu un but de ce genre, notre grand effort maçonnique serait inintelligible. Dans presque toutes les Loges maçonniques a lieu au début une belle cérémonie dont la signification symbolique est profonde ; bien comprise, on s'aperçoit qu'elle est non pas une simple formalité mais une formule extraordinairement efficace appelant à notre aide des entités diverses et permettant de rendre à l'humanité un service très réel. Et pourtant, après avoir ouvert la Loge et fait toutes ces préparations, nous nous hâtons de la fermer, à moins qu'il y ait un candidat à initier, à faire passer au deuxième degré ou à élever au troisième degré, ou encore une conférence à faire à nos FF:.. Assurément une aussi admirable préparation devrait aboutir à quelque chose de précis, à l'accomplissement d'un travail réel en faveur de l'humanité.

      L'Egypte ancienne connaissait ce travail magnifique auquel amenaient toutes les préparations. Notre véritable objectif devrait être le même. Nous nous réunissons, nous célébrons certaines cérémonies et nous appelons cela travailler, mot tout à fait impropre s'il est appliqué à de simples cérémonies, quelle que soit leur valeur symbolique. Mais si nous édifions une forme grandiose et belle pour servir de canal à l'énergie divine et pour assister l'humanité, alors sans aucun doute nous travaillons car nous concentrons et mettons en réserve de grandes forces surhumaines, et puis avec la bénédiction finale nous les répandons sur le monde. Autrement tous les préliminaires sont, dans les termes de la lecture mystique faite dans la Maçonnerie mixte, « comme des portes massives qui ne conduisent nulle part »

      Il n'y a aucune raison pour qu'à notre époque actuelle nous n'obtenions par notre rituel le même résultat que les anciens Egyptiens. Les imperfections qui peuvent se constater ne proviennent pas du monde extérieur ; elles sont dues à ce que les FF:. ne se rendent pas compte de la gravité de la tâche entreprise, ou qu'ils ne s'élèvent pas au degré d'altruisme nécessaire pour s'astreindre en faveur de l'humanité à une présence régulière. En Egypte, personne n'importunait le F:. secrétaire par des lettres d'excuses. Les FF:. considéraient la qualité de membre comme le privilège et comme la bénédiction les plus précieux de leurs vies ; ils étaient toujours en Loge au moment prescrit, à moins d'être trop malades pour se mouvoir. Espérons que, dans l'avenir, la Franc-Maçonnerie sera digne de son passé et que bientôt des Loges comme il y en avait en Egypte travailleront dans de nombreux pays.

      Le souvenir de la manière dont s'accomplissait le travail dans l'Egypte ancienne peut nous être utile de plusieurs façons, car ces hommes s'acquittaient de leurs cérémonies en pleine connaissance de leur signification ; les points qu'ils tenaient pour capitaux sont donc probablement tout aussi importants pour nous-mêmes.

      Une extrême révérence les caractérisait surtout ; ils regardaient en somme leur temple comme les chrétiens les plus convaincus regardent leur église, sauf que leur attitude leur était dictée moins par le sentiment que par la connaissance scientifique ; ils comprenaient que leur temple était fortement magnétisé et que, pour conserver intacte cette énergie, il fallait beaucoup de soin. Traiter des sujets ordinaires dans le temple eût été regardé comme sacrilège, car c'était introduire une influence troublante. On se décorait et l'on accomplissait les préliminaires dans les parvis seulement, et les FF:. formant procession, pénétraient dans la Loge en chantant, comme on le fait maintenant dans la Maçonnerie Mixte.




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