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Le côté occulte de la Franc-Maçonnerie

Charles Webster Leabeater
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CHAPITRE II – LA LOGE
Ordres d'architecture

Dans l'examen d'une colonne l'attention doit se porter sur ses deux parties principales – la colonne proprement dite et, à son sommet, l'entablement qui l'aide à soutenir le toit. Chacune de ces deux parties se divise à son tour en trois. La colonne présente un socle, un fût long et mince et un hapiteau. Les parties formant l'entablement sont : d'abord l'architrave qui s'élève au-dessus du chapiteau, puis la frise qui est droite et ornée, enfin et au-dessus, la corniche. Les divers ordres d'architecture varient dans presque tous ces points. Il y avait dans la Grèce ancienne trois de ces ordres : l'ionique, le dorique et le corinthien – respectivement attribués aujourd'hui au Vén:., au premier Surv:. et au deuxième Surv:. Plus tard furent ajoutés aux premiers deux ordres d'origine italienne, le toscan et le composite ; en Maçonnerie nous ne les employons pas. Les trois colonnes sont représentées dans la fig. 4.

      Des trois colonnes grecques, la dorique est la plus simple ; son fût présente vingt-quatre cannelures peu profondes ; sa hauteur est égale à huit fois son diamètre. Point de base ; le chapiteau est massif et sans ornement. Dans l'entablement, qui généralement n'est pas reproduit dans les piliers des officiers, la frise est caractérisée par des triglyphes représentant l'extrémité des solives, et par des métopes représentant des poutres ; la corniche offre des mutules. Cette colonne, dit-on, a été faite en prenant pour modèle un homme, adulte et bien musclé.

      La colonne ionique présente vingt-quatre cannelures ; sa longueur est égale à neuf fois son diamètre, son chapiteau est orné de deux volutes, sa corniche est ornée de denticules ; elle est supposée rappeler la grâce d'une belle femme dont la coiffure eût donné l'idée des volutes.

      La colonne corinthienne est de beaucoup la plus belle ; ses cannelures sont les mêmes que dans l'ionique, mais sa hauteur est égale à dix fois son diamètre, ce qui lui donne une sveltesse et une grâce extrêmes ; le chapiteau est orné de deux rangées de feuilles d'acanthe et de huit volutes qui soutiennent l'abaque.

Les trois colonnes : dorique, ionique et corinthienne

      Voici l'origine donnée par la légende à la colonne corinthienne. Un poète et architecte grec, nommé Callimaque, aperçut en visitant un cimetière la tombe d'un enfant sur laquelle avait poussé une acanthe d'une façon si heureuse et si décorative que le poète la fit sculpter en pierre ; d'où l'original du motif que porte aujourd'hui toute colonne corinthienne.

      Sur la tombe se trouvait une boîte ronde remplie de jouets que la nourrice y avait déposée afin d'amuser l'esprit de l'enfant décédé – car en ce temps on supposait que les esprits des morts venaient visiter l'endroit où ils étaient ensevelis ou leurs tombeaux, et qu'ils avaient la possibilité de jouir des objets placés là à leur intention, ou de leurs doubles, ainsi devenus leur propriété dans l'autre monde. La nourrice avait, pour la mettre à l'abri de la pluie, posé sur la petite boîte de jouets une tuile plate. Or, elle avait mis la boîte sur un pied d'acanthe dont les feuilles en poussant rencontrèrent la tuile, puis l'entourèrent d'une sorte de frange du plus bel effet. L'acanthe pousse partout à l'état sauvage en Sicile, comme dans l'Italie et dans la Grèce méridionales, et partout c'est une plante charmante.

      La colonne toscane est de toutes la plus simple ; sa base et son sommet n'ont aucun ornement ; la hauteur est égale à sept fois son diamètre ; pas de cannelures. D'autre part, la colonne d'ordre composite est de toutes la plus ornée ; on a voulu y réunir les beautés des ordres ionique et corinthien. Même nombre de cannelures et mêmes proportions que dans celui-ci, mais la feuille d'acanthe s'y unit aux volutes du style ionique.

      Les trois colonnes appartiennent au style architectural grec ou classique, qui offre toujours un toit plat ou très peu incliné ; point d'arcs ; de nombreuses colonnes placées par rangées ; enfin, d'habitude, un grand triangle peu profond, le pylône sur le fronton de l'édifice. (Voyez planche III.)

      En Europe, l'architecture religieuse est généralement de style gothique. Au moyen-âge, les corporations de Francs-Maçons parcouraient l'Europe en bandes errantes qui entreprenaient la construction d'églises. On peut dire que toutes les importantes constructions gothiques datent de la même période ; c'est alors que les célèbres cathédrales d'Europe furent élevées par les Francs-Maçons qui du reste connaissaient les trois ordres.

Planche IV - Colonne d'entrée du parvis

      C'étaient des maçons opératifs, mais dans la pratique ils avaient leurs secrets ; eux seuls étaient capables d'accomplir une œuvre semblable. Le gothique était une méthode entièrement nouvelle, sans aucun rapport avec le classique, et tout donne à penser que des Francs-Maçons amenèrent ce changement. Citons comme exemple l'immense cathédrale de Cologne dont la construction demanda cinq cents ans et qui n'est pas encore achevée ; ses plans furent établis par un homme dont la signature était une marque connue seulement du M:. Maç:.. Certains documents prouvent que les parties les plus anciennes ont été bâties par des Francs-Maçons. On y trouve l'ogive, cette forme caractéristique obtenue par l'intersection de deux arcs et qui distingue le style gothique ; celui-ci diffère du normand et du roman aux arcs à plein cintre, comme du sarrasin ou byzantin aux arcs dentelés et aux dômes bombés.




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