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La vraie langue celtique et Le Cromleck de Rennes-les-Bains

Henri Boudet
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OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

Roches tremblantes ou roulers de Rennes-les-Bains (Aude)      Préoccupéde mettre par écrit quelques remarques sur la station thermale de Rennes-les-Bains, où Dieu nous avait appelé à exercer le ministère paroissial, désireux de faire revivre d'antiques souvenirs, nous pensions, à tort ou à raison, que le nom de Rennes, renfermant sans doute en lui-même l'histoire du pays dans les temps celtiques, nous découvrirait, par une interprétation exacte, bien des choses intéressantes au sujet des rochesaiguës qui couronnent nos montagnes. Deux pierres branlantes, placées sur unearête de colline, nous invitaient aussi à interroger avec persévérance un passé, d'ailleurs, fort ténébreux. Mais comment [II] pénétrer le secret d'une histoire locale par l'interprétation d'un nom composé dans une langue inconnue, lorsque l'histoire de la Gaule ancienne est encore plongée dans une obscurité désolante ?

      La plupart des peuples de l'antiquité ont laissé des écrits : ils ont eu des historiens, des poëtes, et de leurs récits, ou fabuleux ou fortement empreints de ce patriotisme orgueilleux qui les exagère, défaut commun à toutes les nations, on peut dégager les certitudes de leur origine et les phases diverses de leur développement.

      Chez les Celtes, rien de pareil : de toutes parts une nuit profonde. Des chercheurs intrépides, des historiens illustres ont poussé le plus loin possible leurs investigations passionnées. Tous les écrivains de l'antiquité ont été interrogés. La somme des connaissances acquises reste toujours fort incomplète. Où trouver le flambeau qui dissipera ces ténèbres ? N'est-ce pas dans le vieux langage que nos pères nous ont légué ?

      « Les dialectes , dit J. de Maistre, les noms propres d'hommes et de lieux me semblent des [III] mines presque intactes et dont il est possible de tirer de grandes richesses historiques et philosophiques. » (1).

      Le dialecte languedocien parlé dans nos contrées, ne paraît pas une voie bien sûre pour que l'on puisse en la suivant, conserver l'espoir d'arriver à un résultat important. Néanmoins, cette voie, nous l'avons parcourue avec patience, dans la ferme persuasion que la Providence Divine dirigerait nos pas et nous permettrait d'atteindre au but de nos efforts.

      Lorsque le flambeau que nous cherchions avec anxiété, s'est montré à nos yeux, son premier rayon est tombé sur le nom des Tectosages, et ce rayon nous a ébloui. Il était nécessaire toutefois de ne pas se livrer pleinement à l'imagination, et dans l'intention de nous convaincre nous-même de la réalité de cette lumière, propre à éclairer les temps gaulois, nous avons tenté de la faire réfléchir par les miroirs des langues hébraïque, punique, basque et celtique. Le résultat nous a paru sérieux, et avant de nous servir du langage des Tectosages pour expliquer la signification des monuments mégalithiques de Rennes-les-Bains, objet premier de nos recherches, nous l'avons appliqué à l'interprétation des noms propres pris dans ces langues diverses. C'est pourquoi on trouvera, en premier lieu, dans ce travail ces essais d'interprétation; car ils sont destinés à servir de preuve décisive.


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(1)  Soirées de Saint-Pétersbourg, 2ème entretien.




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