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La vraie langue celtique et Le Cromleck de Rennes-les-Bains

Henri Boudet
© France-Spiritualités™






CHAPITRE II
LANGUE HÉBRAÏQUE

VI - Josué - Jésus Sauveur - Goliath et David

      La mission de Josué était bien déterminée par ces paroles. Il était établi chef de guerre des Hébreux, devait conquérir la terre de Chanaan et la partager au sort entre les tribus, mais l'autorité qu'il recevait ne devenait point héréditaire dans sa famille : il avait simplement à remplir la fonction de lieutenant du Seigneur, et Dieu s'était réservé d'une manière absolue le commandement de son peuple. Le gouvernement direct de Dieu sur les Hébreux a duré depuis la sortie d'Egypte jusqu'au jour où le peuple a demandé un roi possédant les mêmes droits que les rois des nations voisines. Samuel, à qui le peuple s'était adressé pour obtenir le gouvernement monarchique, reçut cette proposition avec déplaisir et offrit sa prière à Dieu pour connaître sa volonté, « et le Seigneur lui dit : « Ecoutez la voix de ce peuple dans tout ce qu'ils vous disent ; car ce n'est pas vous, mais c'est moi qu'ils rejettent, afin que je ne règne point sur eux... mais auparavant, faites-leur bien comprendre et déclarez-leur le droit du roi qui leur commandera. » Samuel exposa aux Hébreux ce [78] que serait pour eux l'autorité royale qu'ils sollicitaient avec tant d'insistance ; mais « le peuple se refusa à écouter ces explications : Non, lui dirent-ils, nous voulons un roi qui nous gouverne. » (51)

      La résistance de Samuel à l'insulte que le peuple adressait à Dieu par sa demande, la réponse du Seigneur et l'obstination du peuple démontrent avec évidence l'exercice direct de l'autorité divine sur les Hébreux. Ce gouvernement théocratique est gravé dans le nom de Josué, ou Iehosuah, comme porte le texte hébraïque. La première partie de ce nom se compose des lettres, i, he, u, i, renfermés dans Jehova, et la deuxième partie comprend le verbe to sway (soué), gouverner, commander ; ces deux parties, dans leur réunion, produisent Iosoué, c'est-à-dire, gouvernement de Jehova.

      La langue hébraïque-chaléenne est impuissante à traduire littéralement Josué. La seule expression qu'elle ait pu avancer pour son interprétation est iehoscua, sauveur, et elle est encore fort loin de la composition exacte de Josué. Aussi la traduction hébraïque de Josué par iehoscua, sauveur, a-t-elle fait supposer que le nom de Jésus, sauveur et rédempteur du genre [79] humain, devait dériver de la même racine ; car l'ange apparaissant à saint Joseph lui adressa ces paroles : « Joseph fils de David, ne craignez point de prendre avec vous Marie votre épouse, car ce qui est né en elle, est l'ouvrage du Saint-Esprit : et elle enfantera un fils à qui vous donnerez le nom de Jésus : en effet, il sauvera lui-même son peuple en le délivrant de ses péchés. » (52)

      Le sens de sauveur et libérateur doit donc être renfermé dans le nom du Seigneur Jésus, d'après l'explication de l'ange, et l'expression de ce sens est parfaitement rendue par les deux verbes celtiques to ease (ise), délivrer, to sway (soué) commander, gouverner, qui correspondent parfaitement aux caractères hébraïques reproduits dans issâ, Jésus, et constituent une notable différence entre le nom de Josué et celui de Jésus. La langue arabe confirme cette différence entre les deux noms ; on sait que les Arabes traduisent, Jésus fils de Marie, par Aïssa ben Mariam.

      Ces interprétations si faciles des noms hébreux par la langue des Tectosages nous prouvent que ce dernier langage était bien celui des premiers temps. Pour terminer la preuve et la [80] rendre, pour ainsi dire, tangible, nous pouvons tenter encore de décomposer les deux noms de Goliath et David.

      Personne n'ignore les incidents du combat singulier entre Goliath et David. Il est cependant nécessaire de rappeler certains détails qui expliquent parfaitement le nom donné par les Hébreux au géant philistin. L'armée des Philistins et les soldats de Saül étaient en présence lorsque Goliath se plaçant devant les bataillons d'Israël leur criait : « Pourquoi venez-vous livrer bataille ? Ne suis-je pas Philistin, et vous serviteurs de Saül ? choisissez un homme parmi vous, et qu'il vienne se battre seul à seul.

      S'il peut me combattre et me frapper, nous serons vos esclaves ; mais si je suis moi-même vainqueur et que je le tue, vous serez nos esclaves et vous servirez. »

      Et le Philistin disait : « J'ai défié aujourd'hui tous les bataillons d'Israël et je leur ai dit : Donnez moi un homme, et qu'il vienne se battre contre moi.

      Cependant ce Philistin se présentait au combat le matin et le soir, et il agit ainsi durant quarante jours. » (53) [81]

      Le but, la fin du combat proposé par le Philistin était l'assujettissement du vaincu au vainqueur ; en regardant la stature du géant, les Hébreux furent saisis d'effroi, et l'audacieux Philistin put jeter quarante fois son défi aux plus valeureux des soldats de Saül, sans que personne osât le relever, – goal (gol), but, fin, to eye () voir, regarder, – to add, additionner.

      Cependant un beau jeune homme, indigné de ces outrages, s'armant seulement d'une fronde et d'un bâton, s'offrit à vaincre Goliath au nom du Seigneur des armées. Le géant s'avança d'un air méprisant ; mais « David se hâta et courut au combat. Il mit la main dans sa panetière, il en prit une pierre, la lança avec sa fronde – davit (dévit) moulinet – et en frappa le Philistin au front. La pierre s'enfonça dans le front du Philistin, et il tomba le visage contre terre, (54)to dive (daïve), – s'enfoncer, – to hit, frapper. »
      Ces exemples nous paraissent devoir suffire pour offrir un appui solide à cette assertion que la langue celtique et en réalité la langue primitive, et nous ne poursuivrons pas plus loin ce commencement d'études étymologiques sur la postérité de Sem.




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(51)  Premier livre des Rois, Chap. VIII.

(52)  Saint Mathieu, Chap. I, 21.

(53)  Premier livre des Rois, Chap. XVII, 8-16.

(54)  Premier livre des Rois, Chap. XVII, 48, 49.




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