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Fief

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Dictionnaire M. Bescherelle

Substantif masculin [Du teuton feh-od, qui signifiait jouissance de la solde ; dénomination appliquée par les chefs aux terres qu'ils donnaient à leurs gens de guerre, d'où l'on a fait le latin barbare feodum, dérivé peut-être lui-même de fœdus, pacte, à cause des obligations respectives contractées par le seigneur et par les feudataires.] Droit féodal
Domaine noble relevant d'un autre seigneur dominant ; terre, seigneurie qu'on tenait à charge de foi et hommage et de certaines redevances. L'origine des fiefs n'est pas bien connue ; les uns l'ont rapportée au droit romain, d'autres ont rétendu que les fiefs devaient leur origine aux Lombards. Ce qui paraît le plus probable, c'est que les Francs s'étant rendus maîtres des Gaules, les chefs distribuèrent les terres conquises. Les concessions qu'ils en firent furent appelées bénéfices ; d'où fief. Telle est du moins l'opinion de quelques savants auteurs, entre autres Dumoulin. Cependant, il y avait entre les bénéfices et les fiefs proprement dits une très grande différence. Les premiers, d'abord, n'étaient point héréditaires et ensuite n'entraînaient aucune redevance, pas même la foi et l'hommage. Ces deux choses au contraire entrent dans la constitution des seconds. Le plus ancien monument dans lequel le mot fief est employé est une constitution de Charles le Gros, qui mourut en 888. Quand l'usage des fiefs fut complètement établi en France, la plupart des grandes charges de la couronne devinrent féodales dans le but de transmission en faveur des enfants des possesseurs. (Jubinal)
La ville de Paris était divisée en une multitude de fiefs, qui la plupart appartenaient à des religieux. Les évêques seuls avaient à Paris neuf grands fiefs qui les rendaient presque aussi puissants que les rois.(Idem)

Franc-fief :
Fief qui, dans l'origine, ne devait être tenu que par une personne franche et noble de race ; mais la nécessité où se virent ces personnes de vendre leurs biens offrit aux roturiers une occasion, dont ils profitèrent, d'acheter et de posséder des fiefs. En 1579, Henri III ôta à la possession des fiefs la faculté d'anoblir.

Droit de franc-fief ou taxe de franc-fief :
Droit domanial qui se levait sur les roturiers qui possédaient les terres nobles.

Fief-pairie : Histoire
Fief auquel la dignité de pair était attachée.

Qui fief nie où fief règne, fief perd : Proverbe
Ancien axiome qui signifie que le désaveu comportait la perte du fief.  M. Bescherelle, aîné, Dictionnaire national ou Dictionnaire universel de la langue française - Volume I (A-F) (1856), page 1252.




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