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Hydre

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Dom Antoine-Joseph Pernéty

      Serpent à plusieurs têtes qu'Hercule tua dans le marais de Lema. Les Philosophes Spagyriques disent que l'Hydre représente la semence métallique, laquelle si l'on digère, et si l'on cuit dans le vase philosophique, s'altère et se change de manière qu'elle subit une espèce de mort, et semble acquérir à chaque instant un nouveau genre de vie par les différons degrés de perfection qu'elle prend, de même que l'Hydre prenait dix nouvelles têtes quand Hercule lui en coupait une ; ce qui est très clairement le symbole de la multiplication de la pierre. Car autant de fois que l'on recuit et que l'on dissout la pierre avec du nouveau mercure, elle acquiert le décuple de vertu, et a dix fois autant de force transmutatoire qu'elle en avait avant cette nouvelle décoction. Voyez les Fables Egyptiennes et Grecques dévoilées, livre 5, chap. 4.

      Les Sages ont comparé leur élixir à l'Hydre, parce que la pierre se renouvelle et augmente en quantité et en qualité à chaque fois qu'on répète l'opération sur le même élixir, et que dans chaque opération la putréfaction survient ; ce qui est une espèce de mort ; ils disent qu'alors l'artiste coupe la tête à l'Hydre, et qu'il en renaît dix à la place ; parce qu'à chaque réitération de l'œuvre sur la même pierre, sa vertu augmente de dix degrés par progression, c'est-à-dire, que si après la première opération l'élixir était assez parfait pour qu'une de ses parties en pût transmuer en or dix d'un métal imparfait après la seconde opération, et une partie en transmuera cent, etc.

      Matière du magistère avant la déalbation. « Notre Lion, dit Philalèthe, étant mis dans notre mer, devient notre Hydre : elle mange ses têtes et sa queue. Et sa tête et sa queue sont son esprit et son âme. Cette âme et cet esprit sont sortis de la boue, dans laquelle sont deux choses contraires, l'eau et le feu. L'un vivifie l'autre, et celui-ci tue celui-là. Il faut les plonger dans notre Hydre, et puis sept fois dans notre mer, jusqu'à ce que tout soit absolument sec, c'est-à-dire, jusqu'au blanc. »  Dom Antoine-Joseph Pernety, Dictionnaire mytho-hermétique, Edition de 1758 - Français modernisé par France-Spiritualités.



Pierre Commelin

      D'après Pierre Paillot, l'hydre est un serpent à sept têtes que les poètes ont feint avoir pris naissance aux marais de Lerne, territoire d'Argos, lequel fut défait par Hercule et qui en fit brûler tout ce qui en pullulait, parce que pour une tête qu'il coupait, il en renaissait plusieurs. On nomme aussi quelquefois l'hydre une couleuvre. C'est le symbole des procès.

      L'ouvrage de Paillot représente l'hydre comme un dragon ailé, arrêté sur ses pattes, et dont la partie antérieure du corps se termine par sept têtes de griffon. Le seul exemple qu'on connaît de l'adoption de ce symbole dans l'héraldique est celui de la maison de Joyeuse, qui a trois hydres dans son écu.  Comte Alphonse O'Kelly de Galway, Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason : origine des symboles et des signes héraldiques. Tome premier, Edition de Bergerac, 1901, p. 300.




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