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Morphée

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Dictionnaire M. Bescherelle

[Du grec forme, figure] Mythologie grecque
Le fils ou le ministre du Sommeil et de la Nuit. Morphée était le premier des songes, et ne présentait aux hommes endormis que des figures humaines. On le confond souvent avec le Sommeil lui-même.

Morphée : Iconologie
On le représente sous la figure d'un vieillard barbu : deux petites ailes qu'il a à la tête et deux grandes ailes de papillon qu'il a aux épaules lui servent à planer sans bruit dans les ténèbres. Il porte dans la main une corne d'où se répandent sur la terre la multitude des songes, des visions, des apparitions nocturnes. On le voit aussi quelquefois languissamment couché, la tête soutenue par son bras gauche, dormant vêtu d'une tunique légère ; deux ailes de papillon qu'il a au dos, et deux petites ailes d'oiseau qu'il a à la tête, sont prêtes à le transporter dans les plaines vaporeuses de la nuit. On le voit plus souvent entouré de pavots.

Morphée : Epithètes
Fantasque, léger, paisible, officieux, assoupissant, armé de pavots.

Morphée : Périphrases
Le dieu des songes, le fils de la Nuit, le dieu des pavots, le ministre du Sommeil, le dieu du repos.

Morphée :
Morphée rime avec toutes les terminaisons en phée ou en fée, comme dans trophée, Orphée, fée, bouffée, etc.

Morphée : Pathologie
Substantif féminin
Sorte de lèpre qui se manifeste par des amas de petites taches groupées près les unes des autres en forme de corymbe.  M. Bescherelle, aîné, Dictionnaire national ou Dictionnaire universel de la langue française - Volume II (G-Z) (1856), p. 569.



Pierre Commelin

      Si, après ses travaux auxquels les grands dieux président, l'homme voulait se livrer au repos, Morphée, fils du Sommeil et de la Nuit, une plante de pavot à la main, arrivait porté sur ses ailes de papillon : il le touchait à peine de la tige de cette plante et cela suffisait pour l'endormir.

      Le Sommeil, père des Songes et frère de la Mort, avait sa demeure paisible dans l'île de Lemnos, selon Homère, ou, selon Ovide, dans le pays des Cimmériens. Ce dieu qui se glisse si mystérieusement dans notre être, nous faisant oublier nos chagrins, nos fatigues, et réparant nos forces, reposait lui-même, sous les traits d'un enfant ou d'un éphèbe, au fond d'une grotte silencieuse et impénétrable à la lumière du jour. D'une main il tenait une dent, de l'autre une corne d'abondance ; et les Songes, ses enfants, dormaient dispersés çà et là sur des pavots autour de son lit.

      Nuit et jour, la vie humaine tout entière se passait donc dans la société et sous les regards des dieux. Après la mort, on se retrouvait aux Enfers parmi d'autres divinités.  Pierre Commelin, Mythologie grecque et romaine, pp. 399-400.




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