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Mythologie grecque et romaine

Pierre Commelin
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LÉGENDES ÉTOLIENNES

Œdipe

      Méléagre était fils d'Œnée, roi de Calydon en Etolie, et d'Althée, fille de Thespius (ou Thestius). Sa mère ayant fait consulter l'oracle sur la destinée de son enfant qui venait de naître, il lui fut répondu que son fils ne vivrait qu'autant de temps qu'il en faudrait pour consumer le tison qui brûlait alors dans son foyer. Althée s'empressa de retirer ce tison, l'éteignit et le conserva avec grand soin.

      Le roi Œnée, dans un sacrifice qu'il fit aux dieux, ayant oublié Diane, cette déesse en fut si irritée, qu'elle envoya un monstrueux sanglier ravager les campagnes de Calydon. Le roi rassembla tous les jeunes princes du pays pour l'en délivrer, et à leur tête il mit son fils Méléagre. Celui-ci avait déjà pris part à l'expédition des Argonautes sous la conduite de son oncle Léodacus, frère d'Œnée, et, avec ses chasseurs et ses chien, il fut bientôt vainqueur, et tua le sanglier si redoutable. Mais Atalante, fille de Jasius, roi d'Arcadie et de Clymène, qui avait pris part à cette chasse, avait porté le premier coup au sanglier. Par cette action hardie, elle mérita l'admiration et l'amour de Méléagre qui voulut lui offrir la hure de ce monstre. Les deux oncles maternels du jeune prince s'y opposèrent, prétendant que cet honneur leur était dû.

      Alors une guerre éclate entre les Etoliens et les Curètes commandés par les mécontents. Les Etoliens, quoique inférieurs en nombre, sont vainqueurs, tant que Méléagre est à leur tête ; mais Méléagre les abandonne, outré de ce qu'Althée, sa mère au désespoir de la mort de ses deux frères, qu'il avait tués dans le combat, le dévouait aux Furies. La fortune change, les Curètes reprennent l'avantage. Méléagre, cédant aux supplications de son épouse Cléopâtre, reprend les armes, repousse définitivement l'ennemi, mais les Furies, appelées par les imprécations d'une mère, abrègent ses jours. Tel est le récit d'Homère.

      D'après d'autres poètes, Althée, mère de Méléagre, ayant appris la mort de ses deux frères tués par son fils, n'écouta que sa fureur : elle jeta immédiatement au feu le tison auquel les Parques avaient uni la destinée de Méléagre. Aussitôt le prince se sent dévoré par un feu secret, languit, se consume avec le tison, et rend le dernier soupir.

      Cléopâtre ne peut survivre à la perte de son mari ; et Althée, qui a été cause de sa mort, se pend de désespoir.

      La mort de Méléagre est représentée sur plusieurs bas-reliefs antiques. Charles Lebrun a traité ce sujet ; son tableau fait partie de la collection du musée du Louvre.



Tydée

      Tydée fils d'Œnée, roi de Calydon, et d'Eurybée, ou d'Althée, fut banni de sa patrie pour avoir tué par mégarde son frère Mélanippus. Il se retira à Argos auprès d'Adraste, qui lui donna en mariage sa fille Déiphile dont naquit Diomède. Cette alliance l'engagea dans la querelle de Polynice, qui était, comme lui, gendre d'Adraste. Il fut un des chefs de l'armée des Argiens contre Thèbes. Adraste, avant de se mettre en campagne, envoya Tydée vers Etéocle, pour tâcher d'accommoder les deux frères. Pendant le séjour qu'il fit dans Thèbes, il prit part à divers jeux et combats qui s'y donnaient pour exercer la jeunesse : il vainquit sans peine les Thébains et gagna tous les prix, car Minerve lui prêtait son secours, dit Homère. Ceux-ci, en étant indignés, dressèrent des embûches à Tydée, et envoyèrent sur le chemin d'Argos cinquante hommes bien armés qui se jetèrent lâchement sur lui. Tydée, assisté d'un petit nombre d'amis, se défendit avec tant de courage qu'il tua tous les Thébains, sauf un seul qu'il chargea de porter à Thèbes la nouvelle de leur défaite.

      Euripide dit que Tydée savait moins manier la parole que les armes ; habile dans les ruses de guerre, il était inférieur à son frère Méléagre dans les autres connaissances ; mais il l'égalait dans l'art militaire, et sa science consistait dans ses armes. Avide de gloire, plein d'ardeur et de courage, ses exploits faisaient son éloquence.

      Après beaucoup d'actions de valeur, il fut tué devant Thèbes, comme la plupart des généraux. Homère dit qu'il périt par son imprudence.

      Mais Apollodore raconte que Tydée, ayant été blessé par le Thébain Mélanippus, fils d'Astacus, devint si furieux qu'il déchira à belles dents la tête de son ennemi. Minerve, qui avait voulu le secourir, fut si offensée de cette action barbare, qu'elle l'abandonna et le laissa périr.




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