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Saint Barnabé

(? - 63 ?)
Fêté le 11 juin
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      Saint Barnabé était né dans l'île de Chypre, d'une famille de la tribu de Lévi. Saint Luc lui donne le titre d'apôtre, parce que, bien qu'il ne fût pas du nombre des douze disciples dont Jésus-Christ avait composé le collège apostolique, il eut beaucoup de part à leur mission dans l'établissement du christianisme.

      Son nom était ordinairement José, ou Joseph. Après l'Ascension, les apôtres y substituèrent celui de Barnabé, qui, selon saint Luc, signifie, Fils de consolation, et selon saint Jérôme, Fils de prophète, double qualité qui lui convenait parfaitement, soit parce qu'il possédait un rare talent pour consoler les affligés, soit parce qu'il était doué du don de prophétie. Il avait été condisciple de saint Paul sous Gamaliel. Il signala sa conversion par la vente de son patrimoine, qui était considérable, et dont il déposa le prix aux pieds des apôtres, pour être employé au soulagement des pauvres et à l'entretien des fidèles. Lorsque saint Paul eut embrassé la foi, ce fut lui qui le présenta à saint Pierre et à saint Jacques, en se rendant garant de la sincérité de sa conversion. L'Ecriture l'appelle un homme bon, plein de foi, rempli du Saint-Esprit. Ayant été envoyé par l'Eglise de Jérusalem vers celle d'Antioche, pour y accélérer, par ses instructions, les progrès de l'Evangile, il y reçut la mission du ciel pour aller avec saint Paul prêcher la foi aux Gentils. Cette mission leur fut confirmée dans le concile de Jérusalem, où ils avaient beaucoup contribué à faire rendre le décret contre les cérémonies légales. Ils parcoururent ensemble l'Asie, la Syrie, la Grèce et plusieurs autres contrées, exerçant partout, avec le plus grand zèle et le plus grand succès, le ministère de l'apostolat. S'étant séparés dans la suite pour donner plus d'extension à ce ministère, Barnabé prit avec lui saint Marc, son cousin, avec lequel il alla en Chypre. Ici se termine ce que l'on sait de plus positif sur cet apôtre ; le reste n'est fondé que sur des conjectures.

      Les Grecs, d'après une relation d'Alexandre, moine de Chypre eu VIème siècle, croient que Barnabé souffrit le martyre à Salamine, après avoir converti une grande partie des habitants de l'île, par ses prédications et ses miracles. D'autres l'envoient prêcher l'Evangile en diverses contrées. L'Eglise de Milan le reconnaît pour son apôtre, parce que, suivant l'ancienne tradition du pays, c'est de lui qu'elle aurait reçu la première prédication de la foi. Il y a même une église sous son invocation, desservie par les clercs réguliers, qui en ont pris le nom de barnabites. Saint Paul parle de saint Barnabé comme vivant en 56 ; saint Chrysostome place sa mort en 63 ; tous les auteurs s'acordent à dire qu'il parvint à une extrême vieillesse. Les deux Eglises grecque et latine célèbrent sa fête le 11 juin. On rapporte qu'en 488, son tombeau fut découvert dans les environs de Salamine, et qu'on trouva sur sa poitrine l'Evangile de saint Matthieu, écrit en hébreu de sa propre main. Anthime, archevêque de Salamine, profita de cette découverte pour soutenir, contre Pierre le Foulon, que son église étant de fondation apostolique devait être indépendante du patriarcat d'Antioche, conformément aux décrets du concile d'Ephèse.

      Les Actes et l'Evangile qui portent le nom de saint Barnabé sont des ouvrages supposés et indignes du saint apôtre. L'Epitre qu'on lui attribue est citée, par saint Clément d'Alexandrie, comme étant de lui. Saint Eusèbe et saint Jérôme la mettent dans la classe des livres apocryphes : c'est comme telle qu'on la lisait anciennement dans les églises. Elle était connue avant la fin du second siècle. Le style a le caractère des temps apostoliques ; mais jamais l'Eglise ne l'a admise au rang des livres canoniques. Elle fut adressés aux Juifs convertis peu de temps après la destruction du temple de Jérusalem, pour leur prouver l'abolition des cérémonies légales par la prédication de l'Evangile, et les convaincre de la nécessité de l'incarnation. L'auteur y dit que les six jours de la création signifient, dans un sens allégorique, six mille ans, après la révolution desquels arrivera l'embrasement général, idée qui lui est commune avec plusieurs anciens Pères. Le texte grec des cinq premiers chapitres est perdu ; mais nous l'avons entière d'une très ancienne version. D. d'Achéry la fit imprimer, en 1645, in-4°, avec une préface de sa façon, et les notes de D. Nicolas-Hugues Ménard. Elle a été insérée dans le recueil de Cotelier, dans les Varia Sacra de Lemoyne, et traduite en français par le Père Legras, de l'Oratoire.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 3 - Pages 409-410)


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