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Henry Aldrich

(1647, à Westminster - 1710, à Oxford)
Théologien et savant
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Henry Aldrich, savant théologien anglais, doyen de l'Eglise du Christ à Oxford, naquit à Westminster en 1647, et fit ses premières études dans cette ville sous le docteur Richard Busby. En 1662, il fut admis au collège d'Oxford, où il prit ses degrés de docteur ès arts ; le 03 avril 1669. Il entra ensuite dans les ordres et devint professeur du collège d'Oxford, chanoine de l'Eglise du Christ, et enfin docteur en théologie. Aldrich consacra une grande partie de sa vie à l'instruction de la jeunesse, pour laquelle il a publié plusieurs ouvrages utiles. Ses principales productions littéraires sont : Artis logicæ Compendium ; deux traités sur l'adoration de Jésus-Christ dans l'Eucharistie ; deux poèmes latins estimés, qu'on imprima dans les Musæ Anglicanæ, l'un sur l'avènement de Guillaume III au trône d'Angleterre, l'autre, sur la mort du duc de Glocester. On doit aussi à Aldrich des éditions de différents auteurs grecs, avec la version latine, composées pour l'usage de ses élèves. Il fut chargé, avec l'évêque Sprat, de la révision et de la publication, de l'histoire de Clarendon. On voit, par quelques pièces de lui, qui se sont conservées, que sa muse s'égayait quelquefois sur des sujets peu conformes à la sévérité théologique, et l'on petit citer pour exemple l'épigramme suivante :

Si bene quid memini causæ sunt quinque bidendi :
Hospitis adventus, præsens sitis, atque futura,
Aut vint bonitas, aut quælibet altera causa.

      Ce savant réunissait, à ses connaissances théologiques et littéraires, des talents peu communs comme architecte et musicien. Il a donné en latin des Eléments d'architecture. C'est sur ses dessins qu'ont été bâties la chapelle du collège de la Trinité et la place de Peckvater, à Oxford, ainsi que l'église de Tous-les-Saints.

      Il avait rassemblé une nombreuse collection des œuvres des plus célèbres compositeurs, tels que Palestrina, Carissimi, Vittoria, etc., sur lesquelles il arrangea les paroles anglaises des psaumes et de beaucoup d'antiennes. Il avait formé le projet d'écrire plusieurs traités sur la musique, et avait jeté ses idées dans plusieurs dissertations renfermées en deux recueils manuscrits qui ont été déposés dans la bibliothèque du collège du Christ à Oxford ; en voici les titres d'après Burney : Theory of Organ-building in which are given the Measures and Proportions of its several Parts and Pipes (Théorie de la construction de l'orgue) ; Principles of ancient Greek music ( Principes de l'ancienne musique grecque) ; Memorandums made in reading ancient authors, relative to several parts of music and its effects (Extraits des anciens auteurs, relatifs aux diverses parties de la musique et de ses effets) ; Uses to which Music was applied by the Ancients : (Usages auxquels la musique fut appliquée par les anciens) ; Epithalamium ; Excerpta from P. Menestrier, Proportions of Instruments ; exotic Music (Extraits du P. Menestrier, proportions des instruments ; musique exotique) ; Argument of ancient and modern Performance in Music (Comparaison de l'exécution musicale ancienne et moderne) ; , , 10° et 11° ditto ; 12° Miscellanous Papers concerning different Points in the Theory and Practice of Music (Papiers divers concernant différents points de la théorie et de la pratique de la musique} ; 13° On the Construction of the Organ (Sur la construction de l'orgue) : 14° Fragments of a Treatise on Counterpoint (Fragment d'un traité de contrepoint).

      Le docteur Aldrich a composé plusieurs offices pour l'Eglise et un grand nombre d'antiennes qui sont restées en manuscrits, et dont l'académie de musique ancienne de Londres possède une grande partie. Dans le Pleasant musical Companion, imprimé en 1726, on trouve deux morceaux de sa composition ; l'un : Hark the bonny Christ-church-bells ; l'autre intitulé : A smoking Catch, pour être chanté par quatre hommes fumant leur pipe, d'une exécution difficile et d'un effet piquant.

      Henri Aldrich mourut en 1710, à Oxford, âgé de 63 ans. Il avait demandé à être enterré, sans aucune pompe ni monument, dans la cathédrale de cette ville.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 1 - Pages 377-378)




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