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Pape Martin IV

Simon de Brion (v. 1210, au château de Montpencier, en Touraine - 28 mars 1285, à Pérouse)
187ème pape - Pape du 22 février 1281 au 28 mars 1285
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Martin IV, élu pape le 22 février 1281, succéda à Nicolas III. Il s'appelait Simon de Brion (et non de Brie), et naquit au château de Montpencier, en Touraine ; il avait demeuré longtemps à Tours, où il était chanoine régulier et trésorier de l'église de St-Martin. Le pape Urbain IV, aussi Français l'avait fait cardinal du titre de Ste-Cécile en 1261, et l'avait envoyé deux fois légat en France : la première fois pour demander des secours d'argent contre Manfred, et proposer la couronne de Sicile à Charles d'Anjou sous certaines conditions ; et la seconde fois, en 1274, pour engager Philippe le Hardi dans une nouvelle croisade.

      La nomination de Martin IV souffrit beaucoup de difficultés ; les cardinaux, assemblés à Viterbe depuis six mois, étaient divisés en deux factions, celle des Ursins, parents du dernier pape, ennemis du roi Charles d'Anjou, et celle de ce prince, à la tête de laquelle étaient les Annibaldi, dont la famille était la plus puissante de Rome. Richard, chef de cette famille, fit soulever le peuple de Viterbe et mit en prison les deux cardinaux, Matthieu et Jourdain des Ursins. Les autres, intimidés et plus dociles, se déterminèrent enfin à nommer le cardinal Simon, qui résista à son élection jusqu'au point de faire déchirer son manteau quand on voulut le revêtir de celui de pape. Il prit le nom de Martin IV, et dans sa personne finit cette confusion de nom avec celui de Marin.

      La ville de Viterbe ayant été interdite à cause de la violence exercée contre la personne de deux cardinaux, le nouveau pape se retira à Orviète ; mais il envoya deux légats à Rome pour obtenir le titre de sénateur. Cette innovation, qui faisait du souverain temporel de la ville un magistrat, parut alors à Martin IV la mesure la plus convenable, dans les circonstances, pour qu'il pût y rentrer avec sécurité.

      Un des premiers actes de son pontificat fut l'excommunication de Michel Paléologue, empereur d'Orient, dont il refusa même de recevoir les ambassadeurs (1281). Mais bientôt les événements de la Sicile attirèrent toute l'attention du pape. L'horrible massacre des Français (29 mars 1282) connu dans l'histoire sous le nom de Vêpres siciliennes excita la douleur et la vengeance de Charles, qui se concerta avec la cour de Rome pour tâcher de ramener le royaume sous son obéissance. Martin IV lança des anathèmes contre les auteurs du meurtre et de la révolte ; il excommunia Pierre d'Aragon, qui avait secrètement favorisé tous ces désordres. On négocia avec les Siciliens ; tout fut inutile ; le clergé et le peuple se jouèrent des censures. Ils répondirent aux négociations par des propositions dérisoires ou inexécutables. Le pape publia une croisade contre le roi d'Aragon, donna même son royaume d'Aragon à Philippe le Hardi ; mais rien ne put rétablir les affaires du roi Charles, qui mourut de chagrin au commencement de 1285 ; sa mort précéda de peu de temps celle de Martin IV.

      Le jour de Pâques de la même année, après avoir célébré l'office, il se sentit incommodé, et le mercredi suivant, 28 mars, il expira après un pontificat de quatre ans, un mois et sept jours. Il eut pour successeur Honorius IV.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 27 - Pages 115-116)




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