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Pape Clément IX

Giulio Rospigliosi (1600, à Pistoia, en Toscane - 09 décembre 1669, à Rome)
236ème pape - Pape du 20 juin 1667 au 09 décembre 1669
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Clément IX, élu pape, le 20 juin 1667, succéda à Alexandre VII. Il se nommait Jules Rospigliosi, d'une famille distinguée de Pistoie, en Toscane, où il était né en 1600. Il avait été nommé par Urbain VIII auditeur de la légation de France, ensuite nonce en Espagne, où il resta onze ans. Après la mort d'Innocent X, le collège des cardinaux le nomma gouverneur de Rome. Alexandre VII le fit cardinal et secrétaire d'Etat ; il était d'une grande probité, avait un grand fonds d'instruction et de littérature, du goût pour la poésie, et un caractère propre à se concilier l'affection de tout le monde. La confiance qu'il inspirait généralement lui procura l'avantage de jouer un rôle honorable dans le traité d'Aix-la-Chapelle, qui termina la guerre d'Espagne. Clément IX offrit sa médiation aux deux monarques divisés, et le plénipotentiaire du pape fut admis à la négociation de cette célèbre paix. Louis XIV lui accorda même une grâce plus flatteuse encore, ce fut de permettre qu'on abattit la pyramide élevée au sujet de l'insulte faite à l'ambassadeur de France, sous le dernier pontificat.

      Celui de Clément IX fut remarquable par un autre événement non moins important, et relatif aux affaires ecclésiastiques. La signature du formulaire avait excité beaucoup de réclamations. On l'avait modifiée de plusieurs manières dans quelques diocèses. Les évêques d'Alais, de Pamiers, de Beauvais et d'Angers avaient admis la célèbre distinction du fait et du droit, sur laquelle on a écrit tant de choses si peu intéressantes aujourd'hui. Cette restriction attira, de la part d'Alexandre VII, aux quatre évêques, un bref qui leur ordonnait de révoquer leurs mandements, sous peine d'être interdits et de voir procéder contre eux. A l'avènement de Clément IX, quelques évêques de France, au nombre de dix-neuf, prirent la défense de leurs quatre collègues, et en écrivirent au roi et à la cour de Rome. Clément IX se montra d'abord très défavorable aux quatre évêques, et rendit un bref contre eux. Le roi, de son côté, montra les mêmes préventions ; mais le zèle des négociateurs ne se refroidit pas ; les quatre évêques consentirent à donner dans des procès-verbaux particuliers, et dans une lettre de leur main au pape, des explications approuvées par les personnes les plus distinguées de leur parti, et surtout par Arnauld. Le rapprochement ent un plein succès, et Clément IX adressa aux quatre évêques un bref, par lequel il les assure de sa bienveillance, au moyen de la parfaite obéissance avec laquelle ils ont souscrit et fait souscrire sincèrement le formulaire. Cette expression ne parut pas, à certains esprits un peu scrupuleux, avoir une parfaite analogie avec la restriction formelle exprimée par les quatre évêques, et de laquelle ils ne s'étaient point départis. Cependant les gens sages, et Arnauld lui-même, y virent un terme moyen, heureusement imaginé pour expliquer les intentions de part et d'autre dans le sens le plus pacifique ; et les amis du désordre y virent un prétexte pour renouveler les troubles. Quoi qu'il en soit, cet heureux événement reçut le beau nom de paix de l'Eglise. Il fut annoncé par un arrêt solennel, et consacré par une médaille. Arnauld fut présenté au roi et a toute la cour. Il fut également bien accueilli du nonce. Le roi écrivit avec bonté aux quatre évêques. Ce fut l'époque d'une allégresse universelle, qui n'eut malheureusement qu'une trop courte durée.

      Clément IX survécut très peu de temps à cet acte mémorable de son pontificat. Il mourut le 09 décembre 1669, affligé d'avoir vu Candie tomber au pouvoir des armes ottomanes. Il avant envoyé du secours à cette place, et en avait procuré de la part de la France. On croit assez généralement qu'il mourut pour s'être livré un jour avec imprudence à son appétit. Clément IX était d'une douceur qui allait quelquefois jusqu'à la faiblesse. Sous son règne les impôts furent diminués, les fabriques de laine et le commerce reçurent des encouragements ; il fit beaucoup de bien aux pauvres et aux hôpitaux, qu'il visitait souvent, et très modérément à sa famille, qui avait cependant un grand titre à soutenir. Dans les affaires générales de la chrétienté, il déploya une activité énergique, et non seulement encore il soutint lui-même contre les Turcs, mais il plaida chaleureusement leur cause auprès des cours. Il canonisa saint Pierre d'Alcantara religieux de St-François, et sainte Madeleine de Pazzi, carmélite. Il fut en général extrêmement regretté, et très digne de l'être.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 8 - Pages 397-398)



Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet

      Clément IX, Jules Rospigliosi, d'une famille de Pistoie en Toscane, né en 1599, élu en 1667, mort en 1669 à 71 ans, gouverna sagement l'Eglise, et travailla à réunir les princes chrétiens et à procurer des secours aux Vénitiens contre les Turcs, qui assiégeaient Candie ; mais il ne put empêcher la perte de cette importante place. Il termina l'affaire de la signature du Formulaire par un accord qui reçut le nom de paix de l'Eglise (1668).  Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. 427.


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