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Fauste, évêque de Lérins

(? - ~490)
A été fêté comme saint par certaines églises, mais culte interdit par l'Eglise
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Fauste, évêque de Riez, naquit dans la Grande-Bretagne, sur la fin du IVème siècle, de parents chrétiens, qui lui inspirèrent de bonne heure les sentiments de piété dont ils étaient eux-mêmes pénétrés. Après avoir fréquenté quelque temps le barreau, il passa dans les Gaules et se retira dans le monastère de Lérins, que les vertus de saint Honorat, son fondateur, et de plusieurs autres saints rendaient alors très célèbre (1). Il en fut élu abbé en 433, à la place de saint Maxime, nommé évêque de Riez, et la discipline sévère de ce monastère ne dégénéra pas sous son administration. En 462, il succéda encore à saint Maxime sur le siège de cette ville. Au milieu des travaux de l'épiscopat, il ne relâcha rien de son ancienne discipline, veilla avec soin sur les peuples qui lui étaient confiés, s'appliqua surtout à les instruire par ses prédications et ses écrits, et combattit fortement les Ariens. Exilé par le roi Euric, qui professait cette hérésie, il ne revint de son exil qu'en 484, après la mort de ce prince. Fauste mourut vers l'an 490.

      Quelques églises, en particulier celle de Riez, célébraient sa fête le 16 janvier. Tout ce qui nous reste de ses ouvrages consiste dans des traités de controverse, quelques lettres et des homélies, qu'on trouve dans le huitième tome de la Bibliothèque des Pères On y remarque partout des germes du semi-pélagianisme, dont il avait été imbu dans la Grande-Bretagne, où cette hérésie faisait de grands ravages. Il y fut fortifié par Julien, qui avait habité pendant quelque temps le monastère de Lérins. C'est principalement dans son traité du libre arbitre et de la grâce qu'il combattit la doctrine de saint Augustin sur ces deux points et sur la prédestination. Sa réputation, l'austérité de sa vie et son long épiscopat contribuèrent beaucoup à donner de l'importance à son erreur, qui amena de grands troubles dans les Gaules, où les plus illustres et les plus savants personnages furent en contestation à ce sujet pendant le cours du Vème siècle. Tout ce qu'on peut dire pour excuser Fauste d'avoir mis tant d'ardeur à propager une doctrine erronée, c'est qu'elle n'avait pas encore été condamnée, comme elle le fut dans le second concile d'Orange, en 529, où celle de saint Augustin obtint un triomphe complet. C'est à cause de cette erreur que la fête de cet évêque, qui avait été célébrée dans quelques églises, fut absolument interdite. Simon Bartel, auteur d'un livre qui a pour titre : Historica et chronologica præsulum sanctæ Regiensis Ecclessiæ nomenclatura, Aix, 1656, in-8°, a mis à la fin de son ouvrage une Apologie de Fauste. Voyez l'Histoire littéraire de la France, t.2, p. 585 et suivantes ; Longueval, Histoire de l'Eglise gallicane, t. 2, passim. Dans ses Lettres, t. 9, p. 9, et dans ses poésies, Carm. XVI, Sidoine Apollinaire prodigue à Fauste des éloges que l'amitié rend fort exagérés.


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(1)  Voyer sur l'île de Lerins l'article Barral.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 13 - Page 436)




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