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Saint Hugues de Cluny / Saint Hugues le Grand

(1024, à Semur-en-Brionnais - 1109, à Cluny)
Fêté le 29 avril
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      Saint Hugues de Cluny, né à Semur en Briennois en l'an 1024, d'une des familles les plus distinguées de Bourgogne, renonça de bonne heure aux avantages temporels que pouvait lui faire espérer sa haute naissance, pour se consacrer à Dieu dans le monastère de Cluny, dont, n'ayant encore que vingt-cinq ans, il fut élu abbé d'une voix unanime après la mort de saint Odilon. Sous son gouvernement, l'abbaye de Cluny parvint au plus haut degré d'illustration ; il y attira un si grand nombre de personnes, dont plusieurs étaient remarquables par leur naissance, et d'autres par leur savoir ou leur éminente piété, que cette abbaye devint la pépinière d'une foule d'hommes distingués qui brillèrent dans l'Etat et dans l'Eglise. Il maintint la discipline régulière dans toute sa ferveur ; il étendit la réforme à tant de monastères que, suivant Orderic Vital, il avait plus de dix milles moines sous sa juridiction. Les souverains pontifes l'honorèrent de leur confiance et le chargèrent de plusieurs commissions importantes, dont il s'acquitta toujours avec le plus grand succès : mais, quelque liaison qu'il eût avec Grégoire VII, il ne voulut point prendre part à ses querelles, si ce n'est en qualité de médiateur, et jamais les foudres de Rome, lancées contre l'empereur Henri IV, son filleul, ne purent le détacher des intérêts de ce prince. Il se mit peu en peine des désagréments que lui causa le légat d'Hugues, évêque de Die, dont il avait désapprouvé les intrigues pour parvenir à la papauté. Ce saint abbé mourut en 1109, avant de pouvoir achever la superbe église de Cluny, dont il avait jeté les fondements. Un fait digne de remarque, c'est qu'en fondant l'abbaye de Marcigny, il défendit d'y recevoir aucune fille au-dessous de vingt-ans. Ses occupations, aussi importantes que multipliées, ne lui laissèrent ni le temps ni le loisir de composer beaucoup d'ouvrages. Il ne nous reste de lui que sept Lettres, entre un grand nombre qu'il avait écrites ; des statuts ou règlements qui servent à faire connaître la vie qu'on menait dans le célèbre monastère dont il était le chef, et quelques opuscules ascétiques, pleins d'onction et de piété. On trouve ces pièces dans la Bibliotheca cluniacensis p. 491 et suivantes.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 20 - Page 126)




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