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Sainte Hildegonde

(v. 1098, dans le diocèse de Cologne - 1188, à l'abbaye de Schonauge)
Fêtée le 20 avril par l'ordre de Cîteaux - Non reconnue par l'Eglise
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Sainte Hildegonde, de l'ordre de Cîteaux, naquit au XIIème siècle à Nuitz, dans le diocèse de Cologne, de parents riches et nobles, mais moins distingués par les avantages de la naissance et de la fortune que par leur piété. N'ayant point d'enfants héritiers de leurs grands biens, ils en demandaient au ciel avec de vives instances. La mère de sainte Hildegonde mit au monde deux filles jumelles, qui furent placées dans un couvent pour y être élevées dans la pratique des vertus chrétiennes. Agnès, la plus jeune, prit le voile, et se consacra au Seigneur, et Hildegonde sortit du cloître pour donner des soins à son père, devenu veuf. Celui-ci, voulant accomplir le vœu qu'il avait fait de visiter les lieux saints, emmena avec lui sa fille, à laquelle il fit prendre des habits d'homme et le nom de Joseph, afin qu'elle fût moins exposée dans un pays étranger ; il tomba malade dans la traversée, et, sentant sa fin prochaine, il recommanda sa fille aux soins d'un de ses compatriotes, passager sur le même vaisseau. Cet homme conduisit Hildegonde à Jérusalem, suivant la promesse qu'il avait faite à son père : mais de retour à Ptolémaïde, la veille du jour fixé pour leur départ, il profita de son sommeil pour la dépouiller, et la laissa dans un dénuement absolu. Hildegonde fut accueillie par un pieux solitaire, qui lui facilita les moyens de retourner à Jérusalem, où elle vécut d'aumônes pendant quelque temps. Un de ses parents qui la cherchait la découvrit sous les haillons de la misère, et elle repartit aussitôt avec lui pour l'Allemagne, se proposant d'y achever sa vie dans un monastère. Son guide mourut dans le voyage, lui léguant son équipage et son argent.

      Arrivée seule à Cologne, elle ne voulut pas se faire connaître, et accepta l'hospitalité d'un chanoine qui, touché de ses vertus, la retint à son service. Elle accompagna son maître à Rome, où l'appelaient les intérêts de sa sœur, élue abbesse de son couvent contre le vœu de plusieurs religieuses. Elle courut de grands dangers sur la route ; mais son innocence et sa piété la firent triompher de tous les obstacles. De retour en Allemagne, elle quitta son maître à Spire, et se chargea de diriger une école tenue par une sainte veuve. Ce fut par les conseils d'un chevalier nommé Berthold qu'elle se rendit à l'abbaye de Schonauge, où elle prit l'habit religieux sous le nom de frère Joseph, qu'elle avait toujours conservé. Elle y passa deux ans dans l'exercice des plus grandes austérités, et y mourut en 1188.

      Les religieux, en lavant son corps, reconnurent son sexe, qu'elle n'avait jamais laissé soupçonner. Les martyrologes de l'ordre de Cîteaux et de saint Benoît fixent la fête de sainte Hildegonde au 20 avril ; mais elle n'a point été canonisée, et son culte n'est point autorisé par l'Eglise. Sa Vie a été écrite par Cæsarius, moine d'Heisterbach, et par un anonyme, son confrère à l'abbaye de Schonauge. La dernière, la moins remplie de fables, a été publiée par Raderus, dans son Viridarium, d'après un manuscrit de la bibliothèque de Welser, et par les Bollandistes au tome 2 des Acta sanctorum du mois d'avril. Baillet en a donné un extrait dans ses Vies des saints.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 19 - Pages 42-430)



Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet

      Saint Hildegonde, religieuse de l'ordre de Cîteaux, née vers 1098, dans le diocèse de Cologne, morte en 1180, visita la palestine avec son père sous des habits d'homme, parcourut ensuite l'Italie, l'Allemagne et entra à l'abbaye de Schonauge sous le nom de frère Joseph. Son sexe ne fut découvert qu'à sa mort. Les religieux de Cîteaux la fêtent le 20 avril.  Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. 874.




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