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Saint Jean l'Evangéliste

(v. 5, à Bethsaïde - v. 99, à Ephèse ?)
Apôtre - Premier évêque d'Ephèse - Emblème : l'aigle
Fêté le 27 décembre par l'Eglise romaine et le 26 septembre par l'Eglise grecque
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Biographie universelle ancienne et moderne

     
Saint Jean, l'évangéliste, né à Bethsaïde dans la Galilée, était fils d'un simple pécheur nommé Zébédée, et frère cadet de saint Jacques le Majeur. Il avait environ vingt-cinq ans lorsque Jésus-Christ l'appela à lui : il fut le témoin des principaux miracles du Sauveur, et en reçut des témoignages particuliers d'affection ; aussi, se désigne-t-il ordinairement lui-même par ces mots : Le disciple que Jésus aimait. Il fut chargé avec saint Pierre des préparatifs de la dernière pâque ; et, pendant le repas, il reposa sa tête sur le sein du Sauveur. Lorsque Jésus eut déclaré que l'un de ceux qui étaient à table avec lui le trahirait, les apôtres consternés n'osèrent point lui demander lequel d'entre eux se rendrait coupable d'un crime aussi énorme ; mais ils s'adressèrent à saint Jean pour le savoir (Voyez Judas lscariote). Il fut le seul des apôtres qui n'abandonna point Jésus pendant sa passion ; et il était debout au pied de la croix lorsque le Sauveur mourant, lui recommanda sa mère (Voyez Jésus-Christ). Averti par Marie-Madeleine que le corps de Jésus avait disparu, il arriva au sépulcre le premier, vit et toucha les linceuls qui avaient servi à ensevelir son divin maître, reconnut Jésus qui lui apparut, et annonça sa résurrection aux autres disciples.

      Les apôtres, ayant reçu l'Esprit-Saint, commencèrent à prêcher et à faire des miracles. Saint Jean fut arrêté avec saint Pierre, et mis en prison, pour avoir guéri un boiteux au nom de Jésus-Christ ; mais les magistrats, n'osant pas leur infliger de peine, les renvoyèrent, en leur défendant de continuer à prêcher. Comme Jean n'avait tenu aucun compte de cet ordre, il fut mis en prison une seconde fois, et battu de verges : il accompagna saint Pierre à Samarie dont les habitants avaient reçu le baptême, et y annonça l'Evangile. Il assiste, en l'an 51, au premier concile de Jérusalem, où il parut, dit saint Paul, comme une des colonnes de l'EgIise ; il fit ensuite des prédications dans différentes parties de l'Asie mineure, et y établit des pasteurs : il résidait habituellement à Ephèse, et ne s'éloignait de cette ville que pour visiter les églises voisines. Il fut arrêté, en l'an 95, par ordre du proconsul, et conduit à Rome, où des juges barbares le condamnèrent à être plongé vivant dans une cuve pleine d'huile bouillante : il en sortit, dit saint Jérôme, sans avoir éprouvé aucune incommodité, et fut exilé dans l'île de Patmos, l'une des Sporades. Ce fut là qu'il écrivit son Apocalypse, ouvrage allégorique, dans lequel il donne des conseils aux églises d'Asie, prédit leur grandeur future, les progrès du christianisme et les choses qui doivent arriver à la consommation des siècles.

      Après la mort du cruel Domitien, saint Jean obtint la permission de revenir à Ephèse. Son grand âge l'avait tellement affaibli, que ses disciples étaient obligés de le porter entre leurs bras aux assemblées des fidèles ; chaque fois, il se bornait à leur dire ces belles paroles : « Mes chers enfants, aimez-vous les uns les autres. » Quelques-uns de ses disciples lui ayant témoigné leur surprise de ce qu'il répétait toujours la même chose : « C'est là, leur répondit-il, ce que le Seigneur nous a commandé, et, pourvu qu'on l'exécute, il ne faut rien davantage. » Ce saint apôtre mourut à Ephèse, en l'an 99, âgé de 94 ans, et fut inhumé auprès de cette ville.

      Ce ne fut qu'à son retour de l'île de Patmos qu'il composa son Evangile. A la demande de ses disciples, qui le prièrent de réfuter par son témoignage les erreurs répandues par les Ebionites contre la divinité de Jésus-Christ : il l'écrivit en grec, langue que parlaient les peuples auxquels il le destinait ; mais on en fit presque aussitôt une version en syriaque. L'Evangile de saint Jean renferme l'histoire des quatre dernières années de la vie de Jésus-Christ ; le style en est d'une admirable simplicité : il a été commenté par Origène, saint Cyrille, Alcuin, Rupert, Gilbert de la Porrée, etc. ; et plusieurs Pères, entre autres, saint Chrysostome et saint Augustin, l'ont choisi pour texte de leurs homélies. On a encore de saint Jean trois Epîtres : la première, qui est la plus étendue, est adressée aux chrétiens répandus dans la Parthie ; les deux autres, dont on a longtemps contesté l'authenticité, sont adressées à une dame nommée Electe, et à Caius, l'un de ses disciples. Dans toutes trois, le saint apôtre recommande l'accomplissement du précepte de la charité.

      L'Apocalypse de saint Jean est un des ouvrages qui ont le plus occupé les savants ; Denys d'Alexandrie, tout en convenant de l'obscurité qui y règne, n'en parle qu'avec admiration : c'est, dit saint Jérôme, un livre au-dessus de toute louange, et dont chaque mot contient des sens et des merveilles sans nombre, si nous sommes capables de les y trouver. Les critiques modernes les plus judicieux n'en ont pas porté un jugement moins favorable : mais d'autres écrivains en parlent comme d'un livre où il n'y a ni sens ni raisonnement ; et l'Eglise grecque, en adoptant cette opinion, l'a rejeté du nombre des livres canoniques. On renvoie les curieux aux auteurs qui ont traité de l'Apocalypse, et à la tête desquels il faut placer notre illustre Bossuet ; on citera encore, parmi les commentateurs nombreux de l'Apocalypse, Cassiodore, Arétas de Césarée, le vénérable Bède, Jacques Ier, Grotius, Newton, la Chétardie, curé de St-Sulpice, et l'évêque anglais Walmesley, sous le nom de Pastorini.

      Les Grecs célèbrent la fête de saint Jean le 26 septembre et les Latins le 27 décembre. L'Eglise fait aussi mémoire de son martyre, devant la porte Latine, le 06 de mai. On donne pour attribut à saint Jean un aigle, emblème de l'élévation de son esprit qui lui a fait découvrir jusque dans le sein de Dieu le Verbe égal à son père ; et on le représente tenant à la main une coupe d'où sort un serpent, en souvenir de ce qu'il échappa par miracle aux tentatives de ses ennemis pour l'empoisonner.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 20 - Pages 602-603)



Dictionnaire universel d'histoire et de géographie de Bouillet

      Saint Jean l'Evangéliste, un des douze apôtres, fils de Zébédée, et frère de saint Jacques le majeur, naquit à Bethsaïde en Galilée et exerça d'abord le métier de pêcheur. Il avait environ 25 ans lorsqu'il fut appelé à l'apostolat par Jésus-Christ. Il fut témoin de presque tous les miracles du Sauveur ; il était son disciple chéri ; il l'accompagna au jardin des Oliviers et sur le Calvaire ; c'est à lui que Jésus recommanda sa mère en mourant.

      Il commença à prêcher l'Evangile aussitôt après l'Ascension de J.-C. ; assista au concile de Jérusalem en l'an 51, puis alla prêcher la foi dans l'Asie Mineure, et jusque chez les Parthes. Il fut le premier évêque d'Ephèse. Arrêté en l'an 95, il fut conduit à Rome, où Domitien le fit jeter dans l'huile bouillante ; mais il n'en ressentit aucun mal. Il fut ensuite relégué dans l'île de Patmos, où il écrivit l'Apocalypse, ouvrage prophétique et allégorique, dont tout le sens n'a pas encore été pénétré.

      Revenu à Ephèse après la mort de Domitien, il y rédigea son Evangile (en grec, à ce qu'on croit). C'est là qu'il mourut, à 94 ans (101). Il reste de lui, outre l'Evangile et l'Apocalypse, trois Epîtres canoniques. On le fête le 27 décembre. Son emblème est l'aigle.  Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 20ème édition (1866), p. 952.


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