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Sainte Batilde / Sainte Bathilde

(?, en Angleterre - 30 janvier 680, à l'abbaye de Chelles)
Fêté le 30 janvier
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Biographie universelle ancienne et moderne

      Sainte Batilde ou Bathilde, épouse de Clovis II, roi de France, fut d'abord esclave d'Archambaud, maire du palais de ce monarque. Elle fut vendue par des pirates, qui avaient l'habitude de venir exposer sur les côtes de France les captifs qu'ils avaient enlevés de l'autre côté de la mer ; ainsi, il est bien constant que Batilde était née en Angleterre ; mais on n'a aucune preuve qu'elle descendît des rois saxons qui y régnaient à cette époque. Attachée au service de la femme d'Erchinoald, maire du palais de Neustrie, la jeune Anglo-Saxonne se fit remarquer par sa douceur, ses grâces, son esprit, sa beauté, autant que par la sagesse de sa conduite. Lorsque Clovis II fut en âge d'être marié, Erchinoald lui donna Batilde en 649, et fit de son esclave la femme de son souverain. C'est avec raison que Mézerai se demande : « Quelle fut plus grande, ou la hardiesse de ce maire, ou la faiblesse du jeune roi ? » Au reste, jamais élévation ne fut mieux justifiée. Clovis II, dont la santé et la raison étaient également affaiblies par l'excès des plaisirs, mourut en 655, âgé de 23 ans, laissant trois fils : Clotaire III, Childéric II et Thierry III.

      Erchinoald continua de gouverner ; et Batilde, dont la sainteté inspirait aux Francs un extrême respect, fut associée au gouvernement. Elle paraît s'être spécialement occupée à diriger les œuvres pies qui s'accomplissaient au nom de ses fils. Erchinoald ne survécut pas longtemps à Clovis II ; à sa mort, les Neustriens élurent pour maire du palais Ebroïn. Les Austrasiens ne voulant pas le reconnaître, Batilde envoya à Metz son second fils, Childéric II, auquel les Francs donnèrent pour tuteur le duc de Wulfould, qu'ils firent maire du palais d'Austrasie. Ce partage paraît avoir eu lieu en l'an 660. On ne sait rien avec certitude sur la régence de Batilde ; tandis que les anciens historiens ne lui attribuent que quatre ans de durée, les modernes lui en donnent au moins huit, et Adrien de Valois a réussi assez bien à distribuer entre ces huit années les fondations de couvents et les actes de piété qui nous sont seuls connus du gouvernement de cette princesse. Elle restaura entre autres l'abbaye de Chelles ; elle l'enrichit de dotations nouvelles et fut en quelque sorte sa seconde fondatrice. Elle avait annoncé le dessein de s'y retirer et de s'y vouer à la vie monastique ; pendant quelque temps, le maire Ebroïn et ceux qui gouvernaient avec lui s'opposèrent à sa retraite ; plus tard, ils prirent de la jalousie de l'évêque Legebrand, que la reine consultait plus qu'eux et dont le crédit les offusquait. Ils le tuèrent vers l'an 664, et pour éviter les reproches de la reine, loin de s'opposer désormais à ses pieux désirs de renoncement au monde, ils la pressèrent eux-mêmes de s'enfermer dans son couvent de Chelles ; elle y consentit sans peine, et y mourut vers l'an 680. (Voyez Vita sanctæ Bathildis, reginæ Francorum, pp. 571-574 ; et Adrien de Valois, livre 21, p. 224.)

      Il est bon de rappeler que l'esclave saxonne Batilde, n'oubliant jamais l'état d'où la Providence l'avait tirée pour la porter sur le trône, mit tous ses soins à abolir l'esclavage ; elle s'occupa avec une égale persévérance de la réforme de l'Eglise, dont la discipline était très relâchée ; et ses utiles règlements la firent adorer des pauvres et des ecclésiastiques. On a remarqué qu'elle n'accordait sa confiance qu'à des évêques, exemple qui fut depuis imité par presque toutes les reines régentes. Elle fut canonisée par le pape Nicolas Ier ; sa fête est célébrée le 30 janvier, regardé comme le jour anniversaire de sa mort. Ses reliques reposaient sur le grand autel de l'abbaye de Chelles avec celles de saint Genès, son aumônier, évêque de Lyon, et celles de sainte Bertile, abbesse de ce monastère. Baillet lui a consacré dans ses Vies des Saints un article intéressant. De nos jours, madame Gottin, auteur de plusieurs romans historiques, a pris Bathilde, reine des Francs, pour une de ses héroïnes.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 3 - Page 261)


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