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Saint Benoît Biscop

(628, en Angleterre - 12 janvier 690, à Wearmouth)
Fêté le 12 janvier
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     Saint Benoît Biscop naquit en Angleterre, en 628, d'une famille anglo-saxonne. La noblesse de sa naissance lui fit obtenir une place distinguée parmi les officiers d'Oswin, roi de Northumberland, qui le combla de biens et d'honneurs. Benoît ne se laissa point éblouir par tant de faveurs. Il quitta la cour à l'âge de 25 ans, et se rendit à Rome pour se perfectionner dans la science du salut. A son retour, il se livra entièrement à l'étude des saintes Ecritures et aux exercices de la piété.

      Dans un second voyage, il s'arrêta deux ans au célèbre monastère de Lérins, où il fit profession de la vie monastique, et revint ensuite de la capitale du monde chrétien avec saint Théodore, élu archevêque de Cantorbéry. Il fut fait abbé du monastère de St-Augustin, près de cette ville, qui portait alors le nom de St-Pierre et de St-Paul. Il se démit de son abbaye en 671, pour aller acquérir à Rome, et dans divers monastères d'Italie, des lumières sur la discipline de l'Eglise et sur les constitutions monastiques de cette contrée. A son retour, il fonda, des libéralités du roi Egfrid, les deux monastères de Werermouth et de Jarrow, dans le diocèse de Durham, à six milles l'un de l'autre, dont il se réserva le gouvernement, quoiqu'il y eût un abbé à la tête de chacun.

      Il vécut les dernières années de sa vie dans un état d'infirmité continuelle, causée par une paralysie qui le mit au tombeau, le 12 janvier 690. Benoît était savant et s'occupa d'entretenir le goût des lettres parmi ses moines. Il rapporta de ses divers voyages une collection précieuse des meilleurs auteurs grecs et latins. Il s'appliqua à mettre de l'ordre et de la pompe dans la célébration de l'office divin dans les églises d'Angleterre. Il y introduisit le chant grégorien. Il amena de Rome, pour cela, l'abbé Jean, précanteur de St-Pierre de Rome, pour former ses moines à ce chant, et les instruire des cérémonies de l'Eglise romaine. Il avait composé lui-même un traité de la Célébration des fêtes, et quelques autres ouvrages liturgiques qui sont perdus. Avant lui, les bâtiments de pierre étaient extrêmement rares en Angleterre ; il fit venir de France des architectes et des maçons, pour construire une église de pierre à Werermouth, dans le goût de celles qu'il avait vues à Rome. L'usage des vitres était absolument inconnu dans le pays. Il attira encore des vitriers de France, pour en placer aux églises et aux bâtiments de ses monastères. Le protestant Bale dit gravement que les arts utiles dont il enrichit son pays « font voir jusqu'à quel point ces saints pères avaient, dès leur origine, porté le luxe et la mollesse. »
      Bède, qui avait été le disciple de saint Benoît, a écrit sa vie dans l'Histoire des premiers abbés de Werermouth, que Ware a publiée à Dublin, en 1664 (1).


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(1)  Le vénérable Bède a écrit une homélie pour le jour de la fête de saint Benoît Biscop.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 3 - Page 645)


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