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Sainte Radegonde

(509 - 13 août 587)
Fêtée le 13 août
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      Sainte Radegonde était fille de Berthaire, roi d'une partie de la Thuringe ou plutôt du pays de Tongres. Elle fut emmenée prisonnière à l'âge de dix ans par Clotaire, qui la fit instruire dans le christianisme et lui donna des maîtres pour cultiver ses heureuses dispositions. Touché des charmes de sa captive, Clotaire l'épousa ; mais Radegonde ne pouvait aimer un tyran voluptueux et cruel, qui lui donnait d'indignes rivales et qui bientôt fit égorger le frère de son épouse (voyez Clotaire Ier). Elle fit part au pieux évêque de Noyon du projet qu'elle avait de fuir la cour pour se consacrer à Dieu dans un monastère. Saint Médard, redoutant la vengeance de Clotaire, refusa de favoriser son dessein. Alors Radegonde coupa ses cheveux elle-même, couvrit sa tête d'un voile et retourna près du prélat, qui, touché de son généreux courage, l'ordonna diaconesse, quoiqu'elle n'eût pas l'âge prescrit par les canons. Radegonde se rendit ensuite à Poitiers, et ayant apaisé Clotaire, en obtint la permission d'y fonder un monastère, devenu célèbre, qui prit le nom de Sainte-Croix d'une précieuse relique que cette princesse reçut de l'empereur Justin et qu'elle y déposa. Elle y introduisit la règle de saint Césaire d'Arles, et mit ce couvent sous la direction d'une abbesse, à laquelle elle resta soumise elle-même. Elle mêlait à ses exercices de piété la culture des lettres, et se rendit savante dans la connaissance des Pères grecs et latins, des poètes et des historiens ecclésiastiques. Radegonde devint la protectrice de Fortunat, qu'elle s'attacha d'abord en qualité de secrétaire et ensuite de chapelain. Cette pieuse reine mourut en 587, à 78 ans, le 13 août, jour où l'Eglise honore sa mémoire.

      Nous avons de sainte Radegonde un testament en forme de lettre adressée aux évêques de France. Cette pièce a été insérée par Grégoire de Tours dans son Histoire, d'où elle a passé dans les recueils des conciles, dans les Annales de Baronius et dans celles d'Aquitaine. Les signatures d'evêques dont elle est suivie dans ce dernier recueil ont été ajoutées après coup. L'histoire contemporaine fait mention de plusieurs autres lettres de sainte Radegonde, mais elles ne nous sont point parvenues ou bien elles sont encore ensevelies dans la poussière des bibliothèques (voyez l'Histoire littéraire de la France , tome 3, p. 346). On a la Vie de sainte Radegonde, par Fortunat. Une religieuse du monastère de Sainte-Croix, nommée Baudonovie, y joignit un second livre, qui contient, sur la vie intérieure et sur les miracles de cette sainte, des détails que Fortunat n'avait pas connus ou qu'il n'avait pas cru devoir rapporter. Les deux livres ont été insérés dans le recueil de Surius, dans le tome 1er des Acta sanctor. ord. St Benedicti (voyez Mabillon), et dans les Actes des bollandistes, au 13 août, avec un long et savant commentaire, suivi d'une autre Vie de Radegonde, par Hildebert, évêque du . Ce sont les sources dans lesquelles ont puisé les nombreux historiens de sainte Radegonde : Jean Bouchet, Pidoux, Monteil, Filleau, dom Liron, etc. (1) Madame de Gottis a publié en 1823 un roman historique intitulé l'Abbaye de Sainte-croix, ou Radegonde, reine de France, 5 volumes in-12.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 35 - Pages 57-58)


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