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La vraie langue celtique et Le Cromleck de Rennes-les-Bains

Henri Boudet
© France-Spiritualités™






CHAPITRE IV
FAMILLE DE JAPHETH

II - Tubal et ls Ibères

      Parmi les frères de Gomer, Tubal est le seul qui nous intéresse en ce moment. Il s'était fixé avec sa famille ou son peuple au pied des montagnes du Caucase entre le Pont-Euxin et la mer [109] Caspienne. Cette position fit de Tubal et de ses enfants de hardis marins, et son nom justifie cette pensée, puisque Tubal signifie une maison, une habitation en forme de baquet, – tub (teub) baquet, cuve, – hall (hâul) habitation, salle –.

      Ptolémée désigne les descendans de Tubal par le nom de Tobéliens, tandis que Josèphe les connaît sous celui d'Ibériens. Une partie de ces Ibères abandonna le pays où ils s'étaient d'abord propagés, et se mettant, au dire des traditions basques, sous la conduite de Tharsis, neveu de Thubal, ils affrontèrent les périls de la navigation, à la recherche d'une nouvelle contrée dans laquelle ils pourraient s'établir, en conservant leurs habitudes et leurs mœurs particulières. Il est tout à fait curieux de constater que le nom de Tharsis, chef des Ibères émigrants, s'explique par la langue celtique aussi bien que celui de Tubal. Il nous révèle que les vaisseaux des Ibères, quelque forme qu'ils eussent d'ailleurs, étaient parfaitement goudronnés et en état de tenir la mer – tar, goudron, marin, – to size (saïze), enduire d'une matière visqueuse –.

      Les Ibères portaient-ils déjà ce nom avant de se diriger vers l'Espagne, ou bien l'ont-ils reçu des Celtes lorsque les deux peuples se sont heurtés au midi de la Gaule ? Il serait bien difficile de l'affirmer d'une manière absolue ; d'ail- [110] leurs, la solution de cette question ne nous paraît point nécessaire. La seule chose que nous tenions à faire remarquer, c'est que les Ibères formaient une population bien clair-semée, lorsque les Celtes les ont rencontrés et noyés, pour ainsi dire, dans le flot de leur nation immense.

      Transportés par leurs vaisseaux sur les côtes de la Péninsule Hispanique, pendant que les Celtes suivaient lentement le cours du Danube, il n'est pas étonnant que les Ibères aient occupé l'Espagne avec tranquillité, et se soient répandus sur le terrain Gaulois encore désert, jusqu'à ce que l'arrivée des Celtes les ait peu à peu refoulés au delà des Pyrénées.

      Les Basques se considèrent avec raison comme les véritables descendans des Ibères, ayant pleinement conservé leurs traditions et une langue particulière.

      Quelques esprits audacieux auraient voulu faire de ces Basques des hommes primitifs, n'ayant aucun rapport, aucune liaison avec les autres variétés humaines qu'ils auraient précédées dans le monde. Cette pensée est en contradiction complète avec ce que nous dit la Genèse : « Noé avait donc trois fils qui sortirent de l'arche, Sem, Cham et Japheth. Ce sont là les trois fils de Noé : et c'est d'eux qu'est sortie [111] toute la race des hommes qui sont sur la terre. » (57)

      L'Ecriture-Sainte contenant l'inaltérable vérité, il faut de toute nécessité que la langue basque, que l'on voudrait considérer comme ne se rattachant à aucune autre, ne soit, en réalité, qu'un des nombreux rameaux de langue primitive.

      Ce langage, conservé au milieu des montagnes par des hommes de fer, d'une opiniâtreté et d'un courage indomptables, s'est perpétué dans une remarquable pureté et montre dans sa formation une dérivation certaine de la langue parlée par Noé et Japheth, puisque c'est un composé dont les éléments sont pris dans la langue primitive.

      La langue basque se trouve par ce fait impuissante à donner aucune dénomination raisonnable, puisque chacun de ses termes forme déjà une phrase complète ; et de la sorte, elle ne possède plus les mots élémentaires, pour les associer et arriver à former des expressions nouvelles énonçant les qualités diverses des hommes ou de la nature dont elle voudrait présenter une idée exacte. Ce fait important explique comment les Ibères ont dû subir les [112] dénominations imposées par le Neimheid Gaulois et qui exprimaient, par l'association des monosyllabes celtiques, ce qu'ils étaient eux-mêmes impuissants à traduire.

      Du reste, les noms de Cantabres, Gascons, Vardulles et Ibères qui leur furent donnés, sont pris avec tant de vérité dans le vif de leurs mœurs, qu'il leur était impossible, soit de les changer, soit de les rejeter.

      Avant d'expliquer les noms particuliers de ces tribus Ibériennes, nous essaierons d'interpréter quelques mots de la langue basque afin que sa filiation avec la langue primitive reste indubitable.


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(57)  Genèse, chap. IX. v. 18, 19.




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